Suisse- La Fondation Brühlgut gagne un prix

A lire sur le site de la Fondation Brühlgut (en allemand):

Fondation Brühlgut

La Fondation Brühlgut

La Fondation Brühlgut promeut les personnes handicapées de Winterthur, les accompagne et leur offre des services d’habitation, de travail, des possibilités de formation et d’aide à l’emploi. Elle dirige un centre d’ergothérapie et de physiothérapie pour personnes allant du nourrisson à l’âge adulte, ainsi qu’une garderie intégrée.

Fondation Brühlgut
Brühlbergstrasse 6
8400 Winterthur
052 268 11 11
Fax 052 268 11 12

La Fondation a gagné le Grand Prix du Pour-cent culturel Migros monéquilibre, doté d’un montant de 10 000 francs.

(…) Robert Sempach, responsable de la promotion de la santé auprès de la Direction des affaires sociales et culturelles de la Fédération des coopératives Migros, justifie le choix du jury: «La manière innovante, complète et durable dont la Fondation Brühlgut a élaboré le projet ‘Wir bleiben in Bewegung’ nous a convaincus. Dans le but de montrer comment porter attention à sa santé en ayant du plaisir et en s’amusant, la direction, les collaborateurs et les résidents en situation de handicap de la Fondation Brühlgut ont élaboré ensemble différentes offres dans les domaines de l’alimentation, du mouvement, de la détente et de la rencontre. La composition des menus est équilibrée, variée et s’adapte à la saison. Au besoin, les groupes résidentiels peuvent choisir les menus au moyen d’images. Les personnes en situation de handicap peuvent bouger et se détendre dans des cours d’escalade et de yoga thérapeutique. L’offre de vacances individuelles est particulièrement innovante.»

La Fondation Brühlgut offre 200 places de travail en ateliers protégés et plus de 100 places d’hébergement pour des adultes en situation de handicap mental et/ou physique. Elle gère également une crèche intégrative et un centre thérapeutique pour enfants, adolescents et adultes. Lire l’article complet.

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Mali – L’amaldeme est un point de repère pour tout le monde

A lire sur le site Mali Jet:

Déficience mentale et intellectuelle : SOS pour l’amaldeme

Par

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L’association a créé des centres spécialisés pour la prise en charge des enfants souffrant de déficience mentale. Mais elle se heurte à des difficultés, faute de moyens.

« Si l’on ressent un désarroi lorsqu’il nous est donné d’avoir à affronter l’être souffrant mental, il est encore plus douloureux d’en être la mère. Mettre un enfant au monde qui n’est pas comme les autres est la pire des calamités pour une mère » : feue Kadiatou Sanogho, mère de deux enfants déficients intellectuels, et fondatrice de l’Association malienne de lutte contre la déficience mentale (AMALDEME), parlait en connaissance de cause. Comme elle, de nombreuses femmes et familles vivent la terrible épreuve de la déficience mentale de leurs enfants. Ces mères sont le plus souvent abandonnées à leur sort sous le regard curieux, indiscret, amusé, parfois consterné de l’entourage.
Et pourtant, l’enfant déficient mental, tout comme l’enfant dit normal, est un citoyen à part entière. Comme tel, il a le droit à l’éducation, à l’apprentissage au travail et à une vie sociale décente.
Pour faciliter l’insertion socioprofessionnelle de ces enfants, comme tant d’autres à travers le pays, Mme Kadiatou Sanogho a créé l’Association malienne de lutte contre la déficience mentale (AMALDEME) devenue l’une des rares structures sociales qui œuvrent à la promotion de la personne déficiente mentale. Depuis sa création le 31 juillet 1984, l’AMALDEME a accueilli plus de 4000 enfants du Mali et de pays de la sous-région comme la Guinée, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Sénégal, où de plus loin comme le Congo.
L’association se consacre à l’étude de la déficience mentale, sa prévention, la défense des intérêts des personnes déficientes intellectuelles et de ceux de leurs familles. Parmi ses autres objectifs figurent la prise en charge des enfants et adolescents déficients intellectuels (accueil, rééducation, scolarisation, formation professionnelle, insertion socio professionnelle, culturelle, artistique et sportive).
Aujourd’hui, surtout, après le décès de leur fondatrice, force est de constater avec regret que l’AMALDEME et ses structures décentralisées peinent à atteindre ces objectifs. La structure fait face à d’énormes difficultés.
Le directeur exécutif du Centre psychoéducatif de Lafiabougou, Souleymane Diallo, a tenu d’emblée à lever une équivoque sur la déficience intellectuelle. « Les gens ont tendance à confondre la maladie mentale et la déficience mentale mais les termes n’ont pas le même sens », note-t-il en expliquant que la maladie mentale est un phénomène social qui pousse l’individu à agir de façon inconsciente et incontrôlée, en faisant fi des normes de la société.
Quant à la déficience intellectuelle, elle se manifeste, selon lui, par une incapacité caractérisée de l’individu à évoluer normalement au sein de la société à causes de problèmes liés au fonctionnement anormal de son cerveau. « Elle est un état irréversible. Quand on est déficient, on l’est pour toute la vie », a-t-il précisé.
Selon le spécialiste, la déficience peut subvenir à tout moment. Elle peut être provoquée par un accident de la route, la consommation de produits toxiques. La maladie est aussi due à une mauvaise alimentation de la femme enceinte, des problèmes d’accouchement comme le manque d’oxygène, l’infection néonatale ou la prématurité de la naissance. Une personne peut contracter cette maladie, lorsqu’elle travaille pendant plusieurs heures sans repos. « Ce déficit intellectuel, on l’observe au niveau des compétences à tout point de vue et nous sommes tous des candidats potentiels », a-t-il expliqué.
Souleymane Diallo regrette le peu d’importance accordée à sa structure. Beaucoup ignorent, en effet, que « l’AMALDEME est un point de repère pour tout le monde. Elle intervient dans tous les paramètres que ce soit au niveau du comportement physique, social ».
L’AMALDEME accueille aussi des enfants dotés d’une intelligence intacte, sans versant déficitaire, mais présentant des troubles qui cachent leur intelligence. « Dès qu’on commence à travailler avec eux, on constate que ce sont des enfants qui ont des capacités pouvant leur permettre de vivre sans problème », a-t-il assuré. « Mais si l’enfant n’est pas suivi à la maison par ses parents et des professionnels, il lui est difficile d’avancer dans la vie », a expliqué le directeur exécutif du Centre psycho éducatif de Lafiabougou.
L’AMALDEME ouvre également ses portes aux enfants qui souffrent de problèmes de compréhension. Certains présentent des traits caractéristiques de la trisomie 21. D’autres, des traits autistiques. C’est-à-dire qu’ils se replient sur les personnes qu’ils aiment, n’entretiennent plus de relations avec le monde extérieur. Certains enfants présentent une paralysie cérébrale qui engendre des comportements physiques importants.
Le nombre de personnes déficientes intellectuelles ne cesse d’augmenter, fait remarquer Souleymane Diallo, qui précise que depuis 10 ans, sa structure accueille tous les lundis 10 nouvelles personnes âgées de trois mois à 30 ans.
L’AMALDEME se charge du transport des enfants déficients intellectuels, assure leur nourriture, effectue gratuitement des consultations médicales spécialisées dans ses services : le service psychologique, l’éducation spécialisée, l’ergothérapie, la psychomotricité, la kinésithérapie. L’association fait des dons de médicaments aux familles et recherche des parrains pour les enfants orphelins souffrant de déficiences intellectuelles.
Présentement, l’association peine à assurer la prise en charge et l’accompagnement des enfants. « Nous sommes confrontés à des problèmes d’ordre financier et logistique, des problèmes de formation des encadreurs du centre », a expliqué le directeur exécutif qui a révélé que le personnel de son centre ne perçoit pas de salaires, depuis trois mois. « Les partenaires se font rares. L’Etat nous accompagne très timidement. »
L’état prend en charge 7% du budget de l’AMALDEME, met à sa disposition un personnel à concurrence de 43% et l’association fait face 57% de cette charge. Souleymane Diallo a jugé minime la contribution des familles des personnes déficientes intellectuelles.
De nos jours, la structure est confrontée à des problèmes logistiques. Alors qu’elle a surtout besoin des matériels spéciaux pour mener ses activités éducatives. Il s’agit entre autres de jeux de construction d’enfilage.
Si tous les fils du Mali ont droit à une éducation, force est de constater que ce droit ne profite pas pleinement aux enfants déficients intellectuels, faute d’écoles spécialisées en la matière. Pour notre interlocuteur, le gouvernement doit ouvrir une école pour ces enfants qui sont stigmatisés dans les autres établissements. Il sollicite l’appui des autorités pour l’insertion d’un volet sur ces malades dans le budget national conformément à l’article 17 de l’accord cadre signé en 2009.
Souleymane Diallo en appelle à un changement de mentalité à l’égard de ces jeunes déficients mentaux. « Ces enfants ne sont pas des djinns (diables), des sorciers, des porteurs de guigne, ni l’œuvre des mauvais esprits. Ce sont des personnes qui ont des séquelles au cerveau suites à une maladie ou un traumatisme. La déficience a une explication scientifique et fait l’objet de cures capables de donner une certaine autonomie mentale à la personne déficiente tout en rendant possible son intégration sociale », a-t-il signalé. Il a aussi demandé au public d’éviter de coller le nom de l’association aux enfants déficients mentaux. « Dans la rue, des gens se plaisent à attribuer le surnom « AMALDEME » à des enfants présentant un handicap physique ou mental. Nous voulons que cela cesse. L’enfant ne doit pas répondre du nom de l’association», a-t-il déploré.  (…) Lire l’article complet. Aminata Dindi SISSOKO

Service de garde et activités pour les 12-21 ans

A lire sur le site Hebdo-Rive Nord:

Un nouveau service de surveillance pour les jeunes atteints de déficience intellectuelle

par Claude-André Mayrand    Publié le 23 janvier 2015
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© Photo TC Media – Claude-André Mayrand
Des jeunes du service de surveillance des Amis de la déficience intellectuelle Rive-Nord s’adonnant à une partie de bingo-légumes, le 23 janviers dernier.

SANTÉ. Les parents de jeunes de 12 à 21 ans ayant une déficience intellectuelle qui se retrouvaient sans ressources de service de surveillance peuvent désormais compter sur un nouveau support dans la MRC de L’Assomption.

C’est suite à l’initiative de l’association Les Amis de la déficience intellectuelle Rive-Nord (Amis-DIRN) que les jeunes de 12 à 21 ans qui n’ont pas l’autonomie suffisante pour rester seuls à la maison pourront être encadrés à l’école Paul-Arseneau, à L’Assomption.

Pour le moment, le service lancé le 5 janvier dernier compte jusqu’à 22 places pour les journées de congés scolaires pédagogiques. Mais les Amis-DIRN souhaitent en faire un service quotidien du lundi au vendredi dès l’automne, pour avant et après les heures de classe des jeunes.

« C’était un problème important dans la région. Il n’y avait pas beaucoup de réponse à ça, explique Stéphanie-Claude Leclerc, directrice des Amis-DIRN. Beaucoup de parents devaient soit quitter ou manquer le travail ou payer très cher pour des services privés. »

Alors que des services étaient offerts au primaire, les jeunes du secondaire et leurs parents étaient en quelque sorte laissés à eux-mêmes, sans service de garde adapté.

Des activités variées

Le programme d’activités proposé par le service de surveillance est varié et adapté aux besoins des jeunes, qui fréquentent déjà l’école Paul-Arseneau pour leurs études secondaires.

Il y a une thématique pour chaque journée pédagogique. Lors de la visite de TC Media Hebdo Rive Nord, c’était le thème « Haut en couleurs » qui était mis de l’avant.

Une chasse aux couleurs, des couleurs sur la neige, un bingo-légumes et des activités de gymnase étaient au menu.

« Il y a aussi des activités plus calmes, comme la lecture et des casse-têtes, pour leur permettre de se reposer », ajoute Stéphanie-Claude Leclerc. Une salle de repos est aussi à la disposition des jeunes.

« Dans les commentaires que nous avons reçus, il y a plusieurs parents qui auraient souhaité que ça existe avant », précise Mme Leclerc.

Un service « essentiel »

Sophie Renaud réside à Terrebonne. Elle aimerait bien instaurer un pareil service dans son coin, à l’école secondaire Armand-Corbeil, pour en faire bénéficier, entre autres, sa fille autiste de 14 ans.  (…)   Lire l’article complet.

Maroc – Des ateliers de bijoux, couture, jardinage, menuiserie, cuisine…

A lire sur le site de La Vie Éco:

Handicap mental : la société civile monte au créneau

par Hicham Houdaifa   2015-01-23

Le Centre Hadaf s’occupe depuis 2005 de la formation professionnelle des personnes en situation de handicap au-delà de l’âge de 17 ans. Quelque 80 jeunes en situation de handicap mental y apprennent des métiers de couture, de jardinage, de menuiserie… Les associations concernées ont organisé un sit-in devant le Parlement en solidarité avec les personnes en situation de handicap mental.

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Hay Ennahda 2, Rabat, le 30 décembre 2014. Nous sommes devant un bâtiment pas comme les autres, le Centre Hadaf qui dépend de l’Association des parents et amis des personnes en situation de handicap mental. A l’intérieur, des dizaines d’adolescents et d’adultes bénéficient d’un suivi ainsi que d’une formation socioprofessionnelle.

Des ateliers d’éveil et de création

L’établissement est plaisant, ouvert. Un espace vert trône au centre du bâtiment. Ici, 80 jeunes en situation de handicap mental léger ou moyen suivent chaque jour des formations scolaire et professionnelle via les différents ateliers, mais également meuvent dans un espace d’épanouissement et de socialisation. Dans les allées du centre, de jeunes personnes s’activent, ici et là. Que ce soit dans l’atelier bijoux, couture, jardinage, menuiserie, cuisine…, les jeunes se donnent à fond dans l’activité qu’ils exercent. Soutenus par l’armada d’éducatrices et d’éducateurs qui encadrent les différents ateliers, ils parviennent à créer de très belles choses : de jolis colliers, de magnifiques cartes postales, des plateaux en bois dignes du travail des artisans ainsi que d’exquis repas pour le personnel de Hadaf. Le tout dans une bonne ambiance empreinte de camaraderie. «Les jeunes sont là pour apprendre un savoir-faire. Nous leur proposons plusieurs ateliers. Ce qui leur permet de développer leurs capacités productives et créatives. Un travail qui leur permet également de générer des revenus de la vente des produits réalisés au sein des ateliers», explique Latefa Fatihi, directrice du centre. Dans chaque atelier, des éducateurs veillent au grain. Dans l’atelier couture, un des plus importants du centre, on voit des jeunes apprendre à manier une machine à coudre, à faire du repassage sous l’œil bienveillant de Souad Sbihi, l’éducatrice de cet atelier, ainsi que Mme Fatema, qui s’occupe, elle, de l’atelier peinture sur tissu situé dans la même classe. «Tout est simplifié dans l’atelier afin d’accompagner ces jeunes. Ce qui ne les empêche pas de créer de jolis draps, des têtes d’oreillers, des tapis et des couettes», ajoute Mme Fatihi. Dans l’atelier travaux manuels, d’autres jeunes concoctent de magnifiques cartes de vœux alors que dans l’atelier cuisine on s’attelle chaque mardi et vendredi à sortir des fours plus de 100 repas pour les jeunes, mais aussi pour les 24 personnes qui s’occupent de l’encadrement. Le centre organise des expositions des œuvres réalisées par ses jeunes, produits dans le cadre des ateliers, et destinées à la vente. L’établissement dispose également d’une salle de conférence d’une capacité d’accueil de 100 personnes et de Dar-Diaf, un espace d’hébergement d’une capacité de 17 lits, destinés tous les deux à la location pour différentes institutions. «Quand la salle de conférence est louée par un organisme, ce sont les jeunes de l’association qui assurent la préparation des lieux ainsi que le service de restauration et les pauses-café», assure, fière, Mme Fatihi.

A la tête de l’association Hadaf, Amina Msefer est une femme qui a fait de la défense des droits des personnes souffrant de handicap mental sa raison de vivre. Mme Msefer, elle-même mère d’un enfant souffrant d’un handicap mental, s’est très vite engagée dans le combat pour les droits des personnes souffrant de handicap. «J’étais membre pendant de nombreuses années de l’association des parents des enfants du centre Amal dont j’étais la présidente jusqu’en 1997. Cette association s’occupait des personnes souffrant de handicap mental jusqu’à l’âge de 21 ans. Après, il n’y avait plus rien du tout pour ces jeunes-là», se rappelle Mme Msefer. Hadaf était donc une réponse logique à l’absence d’une structure de prise en charge des personnes de plus de 21 ans. Des parents qui n’étaient pas habitués à gérer leurs enfants au quotidien se retrouvaient, du jour au lendemain, complètement déboussolés face à des enfants devenus adultes, mais encore dépendants. «Nous avons vu des garçons sortir dans la rue, être victimes de tous les abus puisqu’ils ont perdu leurs repères. Les filles, elles, restent à la maison, notamment pour les tâches ménagères», ajoute la présidente du Centre Hadaf.
Une personne souffrant d’un handicap mental s’attache à la personne qui prend soin d’elle, qui est à son écoute et qui l’accompagne. «Dans un centre, il y a une vie sociale, des camaraderies qui se nouent, des relations qui se tissent entre les encadrants et les jeunes souffrant de handicap. Puis, tout s’arrête brusquement quand on arrive à l’âge de 21 ans. Une injustice à laquelle il fallait remédier», explique Mme Msefer. C’est clair : le handicap mental ne s’envole pas. C’est un état permanent, que l’on ne soigne pas par des médicaments, mais qui peut évoluer dans le bon sens. «L’accompagnement adéquat peut multiplier par quatre les performances d’une personne souffrant d’un handicap mental», assure Mme Msefer. La preuve, c’est Yasmine Berraoui, la jeune Marocaine de 19 ans, atteinte de trisomie 21 et qui a obtenu l’année dernière son bac avec mention assez bien. Son père Jamal, journaliste bien connu, racontait alors que «dès sa naissance, des médecins nous annonçaient le pire. Nous avons dû apprendre, par nous-mêmes, qu’il y a autant de handicaps que de handicapés et que le combat commence très tôt. Les parents ne sont pas pris en charge. Très rares sont ceux qui savent qu’il faut recourir aux spécialistes pour aider les enfants à acquérir rapidement la motricité, la parole… C’est en plus très coûteux, ce qui exclut les couples démunis».

Priorité aux indigents

L’Association Hadaf voit le jour en 1997 avec comme objectif la prise en charge et l’insertion sociale et socioprofessionnelle des jeunes. «Nous avons choisi 17 ans comme âge minimum de prise en charge pour Hadaf. Un choix dont l’explication est simple : la prise en charge scolaire dans les écoles intégrées de l’enseignement public se termine quand l’élève devient adolescent, c’est-à-dire vers 16 ans, 16 ans et demi», explique la présidente du Centre Hadaf. Le centre accepte également les jeunes qui ont suivi les classes intégrées, ceux qui sortent des instituts médicopédagogiques comme le Centre Amal, les jeunes en situation d’échec répété dans les écoles privées ainsi que ceux qui n’ont jamais été dans aucune structure. «Au départ, nous n’avions pas de local. On a commencé avec un bureau de 12 m2 dans une commune et on ne fonctionnait qu’avec des bénévoles. On parvenait tout de même à faire de l’accueil, de l’écoute des familles et de l’aide», se souvient encore Mme Msefer. Les choses vont évoluer très vite. Dans la commune, les bénévoles utilisent l’espace de la bibliothèque deux fois pas semaine où ils organisent les premiers ateliers scolaires et professionnels : fabrication d’enfilage et de colliers ethniques, travail sur la pierre, puis, passage par un appartement dans une résidence et les premiers recrutements du personnel ainsi que le déploiement d’autres ateliers pour les jeunes handicapés.
En décembre 2005, le rêve devient enfin réalité. Hadaf, la structure telle qu’elle existe aujourd’hui, voit le jour : un lieu de vie, de réflexion, de formation et de mise en travail. Un centre, fruit d’un travail collectif et des fonds provenant autant du public que du privé. «Depuis le départ, la priorité a été donnée aux indigents, ceux qui en ont le plus besoin. Il y a un droit d’entrée à payer, mais qui ne dépasse jamais les 1600 DH par mois pour les plus nantis», dévoile la présidente. Le service apporté inclut la formation, l’accompagnement, l’orientation vers les médecins, les activités sportives, le transport, l’accompagnement psychologique… Quantifié, ce service coûterait 3 000 à 3 500 DH par mois.
Et c’est là qu’intervient l’aide apportée par l’Etat. D’habitude, le ministère de la solidarité apporte une contribution sous forme de bourses d’aide à la scolarité aux personnes en situation d’indigence et une subvention à la scolarisation et à la formation. «Le grand problème, c’est tout d’abord le retard enregistré dans la réception des bourses et dans la signature des conventions de partenariat. Par exemple, la convention de 2014 n’a été signée qu’en novembre dernier. Par ailleurs, le nombre de bourses a été revu à la baisse, passant de 38 l’année dernière à 25 cette année. Le reste, nous sommes dans l’obligation d’aller le chercher ailleurs. Et c’est loin d’être gagné d’avance. Il faut savoir que sur les 80 jeunes du centre, 54 sont en situation d’indigence», explique Mme Msefer. Une bourse salvatrice pour des familles, pauvres à la base et que le handicap mental de leur enfant appauvrit encore plus. Et une situation qui concerne une population fournie : selon le recensement de 2004, plus de 347 000 personnes vivent au Maroc avec un handicap mental. «J’ai dû arrêter de travailler pour m’occuper de mon enfant. Le salaire de mon mari ne suffit même pas pour les médicaments et le suivi médical», explique cette mère d’un enfant souffrant de trisomie 21. La présidente de l’association Hadaf demande plus de visibilité de la part du ministère de tutelle. «C’est bien de contrôler, de multiplier les audits et punir les associations contrevenantes, affirme-t-elle. Mais, tout ce que l’on demande, en tant que société civile, c’est que l’on ne punisse pas les personnes souffrant d’un handicap mental et leurs familles, qui sont pour la plupart dans une situation d’indigence. De cet appui du ministère dépendent une prise en charge de qualité et les salaires du personnel des associations».
Une société civile composée majoritairement de parents d’enfants souffrant de handicap mental, et qui, en l’absence de structures adéquates, ont dû créer des associations afin de pallier ce manque. «Nous nous sommes retrouvés à la fois bailleurs de fonds, gestionnaires, bâtisseurs et éducateurs. Nous avons tout appris sur le tas. L’Etat ne doit pas oublier que le handicap est la responsabilité de tout le monde et non seulement des quelques associations qui travaillent dans le secteur».  (…)

Lire l’article complet.

Les personnes déficientes intellectuelles de l’association des Papillons Blancs et de Nous Aussi ont leur place et leur mot à dire

A lire sur le site La Voix du Nord:

Roubaix: les Papillons Blancs se donnent en spectacle pour asseoir leur place dans la société

Papillons Blancs

Publié le 18/01/2015

PAR F. D. (CLP)

« Une semaine plus tôt et tout aurait été annulé… » c’est avec un grand soulagement que Maurice Leduc, directeur général des Papillons Blancs, et Corynne Husse, la présidente de l’association pour Roubaix Tourcoing, ont reçu 1600 personnes samedi et dimanche pour le spectacle de nouvel an sur le thème de l’Afrique.

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La mise en scène théâtrale sur fond de danses, de chants et de musiques a emmené le public au cœur des traditions africaines. Tous les participants font partie de l’association et ont pris beaucoup de plaisir à partager leur talent. On mettra en avant le fait que la troupe de danse d’Halluin de Sylvie Smagghe a encadré les chorégraphies et mis son savoir-danser au service du spectacle.

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Pour l’association, le message pour le nouvel an est clair : les personnes handicapées mentales ou déficientes intellectuelles de l’association des Papillons Blancs et de Nous Aussi ont leur place et leur mot à dire. Chacun a ses compétences qu’il suffit d’adapter dans le monde du travail et dans la société en général. (…) Lire l’article complet.

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