L’accès continu aux services – Rapport du Protecteur du citoyen

A lire sur le site Portail Québec:

accès continu

Enfants présentant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme – Des services mieux intégrés pour répondre aux besoins des enfants

QUÉBEC, le 24 mars 2015 /CNW Telbec/ – Le Protecteur du citoyen a rendu public aujourd’hui un rapport d’enquête dans lequel il présente ses constats et recommandations concernant les services de santé et services sociaux offerts aux enfants qui présentent une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. De l’avis du Protecteur du citoyen, ces enfants doivent pouvoir accéder aux services requis pour répondre à leurs besoins, sans être limités par des critères rigides liés à la nature de leurs déficiences.

Le rapport traite donc de l’accès aux services de réadaptation ainsi que de la continuité et de la complémentarité des services entre les centres de santé et de services sociaux (CSSS), les centres de réadaptation en déficience physique (CRDP) et les centres de réadaptation en déficience intellectuelle et troubles envahissants du développement (CRDITED).

Les principaux constats de l’enquête du Protecteur du citoyen :

  • À l’heure actuelle, dans chacune des régions, plusieurs établissements distincts sont appelés à donner des services aux jeunes qui présentent des incapacités : CSSS pour l’accueil, l’évaluation, la réponse aux besoins généraux et l’orientation vers les centres de réadaptation, soit les CRDP et CRDITED, qui s’occupent ensuite des services spécialisés en réadaptation.
  • Les premières manifestations d’une déficience intellectuelle ou d’un trouble du spectre de l’autisme sont souvent liées au langage ou à la motricité, des éléments également rattachés à une possible déficience physique.
  • Les délais pour la confirmation d’un diagnostic de déficience intellectuelle ou de trouble du spectre de l’autisme sont souvent très longs. Avant que leur diagnostic soit confirmé, les enfants sont souvent orientés vers l’un ou l’autre des centres de réadaptation afin de ne pas retarder l’accès aux services spécialisés qu’ils requièrent.
  • Tant les CRDP que les CRDITED présentent des listes d’attente importantes : un délai de plusieurs mois est généralement requis avant de pouvoir accéder à leurs services.
  • Pour les enfants d’abord orientés vers un CRDP, lorsqu’un diagnostic de déficience intellectuelle ou de trouble du spectre de l’autisme est ensuite confirmé, le CRDP cesse d’offrir les services et l’enfant est réorienté vers le CRDITED. Il est alors placé, de nouveau, sur une liste d’attente. Il y a donc un manque de continuité dans les services pour cet enfant, à un moment crucial de son développement.
  • Le Protecteur du citoyen a constaté des difficultés d’accès aux services professionnels de réadaptation (orthophonie, ergothérapie et physiothérapie) dans les CRDITED. Dans les six régions étudiées par le Protecteur du citoyen, l’accès aux services professionnels des CRDITED est nettement inférieur à celui des CRDP.
  • Par ailleurs, plusieurs enfants présentent à la fois une déficience physique et une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme et peuvent requérir des services simultanés des deux centres de réadaptation. Un manque de complémentarité des services entre les CDRP et les CRDITED pour les enfants qui requièrent des services de ces deux types d’établissements est constaté. Les arrimages sont souvent difficiles entre ces deux types d’établissements pour offrir des services bien intégrés dans ces situations.

Dès la semaine prochaine, le réseau de la santé et des services sociaux connaîtra d’importantes modifications, notamment par la fusion de nombreux établissements sur une base régionale. Pour le Protecteur du citoyen, il s’agit d’une occasion à saisir afin de mieux intégrer les différents services offerts aux enfants qui présentent des incapacités, quelles qu’en soit la nature.

Les recommandations du Protecteur du citoyen au ministère de la Santé et des Services sociaux

  1. Afin de favoriser la coordination des services : Désigner un intervenant pivot de première ligne dès le début du «parcours de services» de l’enfant et réaliser un plan de services individualisé pour toute situation où plusieurs dispensateurs de services sont concernés;
  2. Afin de viser une plus grande équité : Définir une date de référence standard (« date d’entrée réseau ») pour positionner équitablement un enfant sur toute liste d’attente durant son « parcours de services »;
  3. Afin de développer des services réellement intégrés : Mieux définir l’offre de services, les trajectoires de services, les pratiques opérationnelles et les modèles de partenariat entre les programmes-services;
  4. Afin d’optimiser les ressources : Évaluer la pertinence de regrouper et de mettre en commun les ressources des deux programmes-services en déficience (déficience physique, d’une part et déficience intellectuelle et trouble du spectre de l’autisme, d’autre part).

Selon Raymonde Saint-Germain, protectrice du citoyen : « À une étape charnière de leur développement, l’accès continu aux services revêt un caractère pressant pour les enfants qui présentent des déficiences. Ces recommandations du Protecteur du citoyen sont réalistes et visent cet objectif essentiel. La réforme du réseau de la santé et des services sociaux constitue un contexte favorable à leur mise en œuvre. Au-delà de la fusion administrative des établissements, on doit viser, d’abord et avant tout, une réelle intégration des services au bénéfice de ces enfants ». Soulignons que le ministère de la Santé et des Services sociaux a accueilli favorablement ces recommandations.

À consulter : le rapport d’enquête du Protecteur du citoyen.

Déficience intellectuelle et judo à Gaspé

A lire sur le site de Ici Radio-Canada:

Ippon sur la déficience intellectuelle

D’après le reportage de Martin Toulgoat     Mise à jour le dimanche 22 mars 2015

judo

Le groupe à l’entraînement au gymnase de l’école secondaire Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

L’éducatrice spécialisée Céline Leclerc enseigne le judo à des gens aux prises avec un handicap ou une déficience intellectuelle depuis 14 ans. Elle croit que la pratique de cet art martial permet à ses élèves de faire des pas de géant dans la vie de tous les jours.
« Sur le plan personnel, c’est sûr que ça amène beaucoup d’augmentation de l’estime de soi, de contrôle de soi, de la fierté » — Céline Leclerc, éducatrice spécialisée et enseignante de judo

Nicole-Gabrielle Paquette se réjouit des progrès de son fils, Jean-Martin Synnott. « On sait que ces enfants-là ne peuvent pas tout faire, mais les petits bouts qui sont capables de faire, puis qu’ils sont capables de grandir avec ça, c’est beaucoup pour nous. »

Lors des pratiques, avec leur judogi et leur ceinture, ils ne sont plus différents des autres jeunes, croit l’enseignant de judo Alain Lehoux. Les gens souffrant de déficience intellectuelle reçoivent les instructions au même titre que les autres élèves et effectuent les mêmes mouvements, avec quelques adaptations selon leur condition.

« On est tous une grande famille de judokas, ils sont intégrés dans le groupe et ça, ça les rend encore plus fiers. Ils ne sont pas considérés comme des gens à part » — Alain Lehoux, enseignant de judo

Voir la vidéo du reportage.

Report d’un contrat fédéral touchant 50 personnes ayant une déficience intellectuelle

A lire sur le site Ici Radio-Canada:

Le gouvernement fédéral octroie un contrat à des employés ayant des déficiences intellectuelles

Mise à jour le lundi 23 mars 2015
contrat fédéral

Le drapeau canadien flotte sur un édifice devant la colline du Parlement, à Ottawa, le 6 février 2015. Photo : Jean-Sébastien Marier/SRC

À la suite de la controverse suscitée par la suppression d’un programme qui permettait à des personnes atteintes de déficiences intellectuelles de trier et déchiqueter des documents gouvernementaux, le ministère des Travaux publics et Services gouvernementaux a décidé de renouveler leur contrat.

L’entente entre le gouvernement fédéral et l’Association d’Ottawa-Carleton pour personnes ayant une déficience intellectuelle s’étend sur une durée de trois ans.

Le groupe de 50 employés pourra donc poursuivre les activités de triage et de déchiquetage des documents gouvernementaux de nature confidentielle.

« Quand j’ai appris que leur contrat prenait fin, j’ai immédiatement rassemblé tous les intervenants afin de trouver une solution qui permettrait à ces personnes dévouées de continuer à travailler. Nous avons trouvé cette solution », se réjouit dans un communiqué le ministre de l’Emploi et du Développement social, Pierre Poilievre.

Cela faisait 35 ans que ce programme donnait du travail à des personnes ayant une déficience intellectuelle.

Ces employés poursuivront leur tâche au complexe fédéral situé au pré Tunney, le temps que les rénovations du centre de tri de papier du gouvernement soient terminées.

(…)

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Un véritable petit village à l’école Peter Hall

A lire sur le site du Journal Métro:

L’école Peter Hall veut agrandir pour offrir un service unique au Québec

Peter Hall

À tous les mercredis, depuis plus de deux mois, Asmin Hernandez et Megan Kwan préparent de fabuleux lattés au café «Peter Hall».  Vanessa Limoges /TC Media

Depuis un an, l’école Peter Hall, qui accueille des jeunes vivants avec une déficience intellectuelle, construit entre ses murs un véritable petit village avec ses propres commerces et même sa propre monnaie. Le but, préparer ses élèves à la vie après l’école. Pour aller au bout de sa démarche, Peter Hall doit agrandir, un projet de 2.5M$.

Les 482 élèves qui fréquentent Peter Hall présentent tous une déficience intellectuelle, des troubles envahissants du développement ou des troubles relevant de la psychopathologie et peu importe leur cheminement, à l’âge de 21 ans, ils doivent dire adieu à leur école.

Pour les préparer au grand saut dans le «vrai monde», l’école a entrepris d’en bâtir un entre ses murs.

Un petit village «scolaire»
La petite ville, qui prend tranquillement place à l’intérieur des murs de campus Côte-Vertu, permet aux jeunes autant de faire un stage de travail que de manipuler de l’argent et ce, en interagissant avec les autres d’une toute nouvelle façon.

L’école compte actuellement «un dep» où les jeunes utilisent leurs «dollars Peter Hall» et un petit café.
«Welcome to the cafe, what can I get you», lance le jeune Asmin Hernandez «employé» du café depuis plus de deux mois. Ouvert uniquement le mercredi, le café emploie actuellement trois élèves qui servent les employés de l’école avec ce qui semble être un sourire éternel.

«Cet endroit a été créé pour que les jeunes apprennent des trucs que l’on considère «de base», mais qui constituent de réels défis pour eux», explique la responsable du programme Sherilyn Ami.

Un programme aux attentes réalistes
Le programme, élaboré par la directrice adjointe, Mme Sherilyn Ami, s’adresse aux élèves de 15 à 21 ans et poursuit un but très simple: «rendre le jeune le plus fonctionnel possible avant son départ de l’école».

Le Programme Portail est divisé en trois volets: Vie quotidienne, Jeux et loisirs et Prévocationnel, trois volets qui leur permettent de devenir moins dépendants de leurs parents et même de prendre part à leur vie familiale.

«Si les jeunes peuvent faire leur lit ou encore un sandwich sans l’aide de leurs parents ce sera mission accomplie», explique la créatrice du programme.

À la suite de l’agrandissement, l’administration désire construire «une mini-maison et une salle dédiée à la musique», explique le directeur Jean Laliberté.

Un véritable succès
Après cette première année d’essai, les professeurs observent déjà un «changement d’attitude chez les jeunes, la dynamique qui s’est installée entre eux n’est plus la même, ils sont beaucoup plus faciles d’approche», explique Mme Ami.

«Ils réagissent avec plus de maturité au contact des autres et ils ont hâte d’enfiler leur tablier pour venir travailler au café», raconte Tamara Novak, technicienne en éducation spécialisée.

«Nous offrons un but à ces jeunes», souligne Mme Ami.

Une clientèle unique
Seulement une cinquantaine d’élèves de Peter Hall sont éligibles au programme innovateur. «Il faut comprendre que 35% de nos jeunes sont en fauteuils roulants, alors nous avons des objectifs totalement différents d’un élève à l’autre», explique le directeur, Jean Laliberté.

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7 sports reconnus « disciplines de haut niveau »

A lire sur le site de la FFSA (Fédération française du sport adapté):

Haut-niveau
haut niveau

La FFSA s’est vue reconnaitre en mars 2009 par la Commission Nationale du Sport de Haut-Niveau du Ministère des Sports 7 de ses sports « disciplines de haut-niveau » : Athlétisme, Basket-ball, Football, Natation, Tennis de Table, Ski Alpin et le Ski Nordique.

A ce jour, la FFSA a listé 68 sportifs bénéficiant du statut Ministériel de sportif de haut-niveau et s’est mobilisée pour mettre en place le parcours d’excellence sportive avec 5 Pôles France agréés par le Ministère des Sports, permettant à ses sportifs de haut-niveau de se préparer de façon optimale en collaboration avec les fédérations de clubs ordinaires.

La FFSA procède à la labellisation de ces clubs ordinaires qui sont les structures associées du PES (Parcours de l’Excellence Sportive). Les sportifs de haut-niveau s’y entraînent au quotidien.

Téléchargez la liste des clubs pôles labellisés FFSA.