Pareil pas pareil, un film québécois en compétition à la 7e édition du Festival Cinéma et Handicap

 A lire sur le site Cinéma et Handicap:

 Pareil pas pareil

 Pareil pas pareil

2014. Canada. 13mn54. Témoignage-Documentaire, Communication.

Réalisation : Marie-Laure Turmel.
Production : L’Arche Canada & L’Association des Arches du Québec.

Marie-Pierre, David, Gisèle, Emmanuel, Marie-Josée, Paul et Vincent vivent diverses formes de déficience intellectuelle. Ils répondent en toute franchise devant la caméra aux questions que tout le monde se pose sur la « différence » et la « normalité », sur les défis de la vie avec un handicap et le désir de vivre comme tous, sur le besoin de se sentir utile et la volonté d’apprendre, et enfin sur l’importance d’aimer.

PAREIL PAS PAREIL from L’Arche Canada on Vimeo.

7e édition du Festival Cinéma et Handicap

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A la suite de l’édition 2013, le Festival Handica-Apicil prenait le nouveau nom de FESTIVAL CINEMA ET HANDICAP.

Nouveau nom, nouveau site internet www.cinema-et-handicap.fr sont les principaux changements de ce Festival.

L’édition 2015 se déroulera du 26 au 28 mai 2015 à Lyon, sur le même mode qu’en 2013 :

  • La compétition entre les films participants.
  • Les journées de sensibilisation à destination des scolaires.

3 soirées à retenir d’ores et déjà :

  • Mardi 26 mai : soirée de vote du Prix du Public.
  • Mercredi 27 mai : soirée programmation thématique/rencontre.
  • Jeudi 28 mai : soirée de remise des prix.
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Une sandwicherie pour changer son regard sur les personnes intellectuellement déficientes

A lire sur le site Métro News:

Lyon: une sandwicherie gérée par des travailleurs handicapés mentaux

Pierre-Alexandre Bevand   Mis à jour : 15-04-2015

SOCIAL – Le restaurant d’application Max Saveurs a été inauguré ce mardi après-midi. Aidés par une monitrice, neuf travailleurs intellectuellement déficients auront pour mission de gérer l’établissement. Une première en Rhône-Alpes.
sandwicherie

L’initiative est soutenue par le Lyonnais Grégory Cuilleron, ancien candidat des émissions Un dîner presque parfait et Top Chef sur M6. Photo : PAB/metronews

Ce mardi après-midi à Lyon, la sandwicherie « Max Saveurs » a été inaugurée. Un simple restaurant de plus? Pas vraiment. Car l’établissement, situé rue de la Claire dans le quartier de Vaise, est géré par neuf travailleurs handicapés mentaux. L’initiative, la première du genre en Rhône-Alpes, a été lancée par l’Esat (Etablissement et service d’aide par le travail) Hélène-Rivet de Lyon via l’Alged (Association lyonnaise gestionnaire d’établissements pour personnes déficientes).

« L’idée est de permettre aux handicapés de s’ouvrir vers l’extérieur. Et que dans le même temps, le grand public puisse changer son regard sur les personnes intellectuellement déficientes », résume Jean-Paul Piron, le directeur de l’Esat Hélène-Rivet. Encadrés par une monitrice, les neuf travailleurs – quatre filles et cinq garçons âgés entre 20 et 35 ans – effectueront les tâches habituelles liées à leur domaine d’activité, de la réception des matières premières à la fabrication des produits (sandwichs, salades, quiches, pizzas…) en passant par l’entretien des locaux.

Vaincre les préjugés

« La principale difficulté est leur lenteur, explique Véronique, la monitrice qui les forme depuis trois mois. Il faut donc faire répéter les gestes de nombreuses fois afin qu’ils aillent plus vite. Au début, c’était un peu la pagaille, mais maintenant cela se passe super-bien. »

S’ils admettent être un peu « stressés » par le fait de devoir faire bientôt face aux clients, les travailleurs handicapés semblent ravis de faire partie du projet, et ont « hâte » d’être mis dans le grand bain. « La cuisine est une passion depuis que je suis toute petite, confie Caroline, 32 ans. Pour l’instant tout se passe bien, je suis très contente d’être ici. » Philippe, 31 ans, espère quant à lui vaincre les préjugés et « prouver que les personnes handicapées peuvent aussi faire des choses. » Si tout va bien, « Max Saveurs » pourrait ouvrir ses portes au public début mai.

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Une belle aventure, la mini-ferme pédagogique

A lire sur le site Le JSD:

Une mini-ferme pédagogique aux Moulins-Gémeaux

Sébastien Banse

mini-ferme

Jeudi 9 avril, inauguration de la ferme pédagogique à l’EPMSD – (photo Yann Mambert)

Les usagers de l’IME et du Sessad – des enfants et des ados porteurs de handicap mental – bénéficient des bienfaits du contact des animaux.

Jeudi 9 avril, la chaleur estivale accentuait un peu plus l’allure bucolique à l’occasion de l’inauguration d’une mini-ferme pédagogique au seinde l’Établissement public médico-social dionysien (EPMSD) des Moulins-Gémeaux, qui compte déjà un potager et une serre. Deux chèvres et six poules rustiques ont élu domicile, depuis la fin de l’année 2014, dans des abris érigés au milieu des espaces verts de l’EPMS dionysien, situé au 11 de la rue Pierre-Brossolette. Sur la frange nord du site, à l’abri des regards de la rue, de nouvelles clôtures ont été montées pour créer un poulailler, et deux parcelles défrichées accueillent alternativement en pâture les deux chèvres naines que les jeunes des Moulins-Gémeaux ont choisi de baptiser Réglisse (la chèvre noire) et Caramel (bicolore).
L’établissement médico-social accueille à Saint-Denis, depuis quarante ans, des enfants et des adolescents porteurs de handicap mental éventuellement associé à d’autres troubles (maladies rares, troubles psychiques ou autistiques, troubles du comportement, etc.). 80 jeunes, de 6 à 20 ans, sont en semi-internat au sein de l’Institut médico-éducatif (IME) et 52 autres sont accompagnés dans les établissements scolaires du secteur ou au domicile familial, ou bien encore pris en charge au sein de la structure de Service d’éducation et de soins spécialisés à domicile (Sessad).

Ce projet a mobilisé, durant toute l’année 2014, l’ensemble des équipes et des usagers de l’établissement

L’inauguration s’est déroulée en début d’après-midi en présence d’Élisabeth Belin, maire adjointe à la santé et présidente du conseil d’administration de l’établissement, et de Jean-Philippe Horreard, délégué territorial pour la Seine-Saint-Denis de l’Agence régionale de santé. Le directeur de l’EPMS, Olivier Thouvenod, s’est réjoui de l’aboutissement de ce projet qui a mobilisé, durant toute l’année 2014, l’ensemble des équipes et des usagers de l’établissement, en collaboration avec d’autres partenaires, des entreprises ou des associations, notamment « Tema la vache », une association qui se donne pour mission de réintroduire en milieu urbain les animaux d’élevage (vaches, chèvres, moutons) et de basse-cour (lapins, volailles) afin de sensibiliser les citadins aux rapports qu’ils entretiennent avec leur environnement.
« Ce projet enthousiasmant a constitué une belle aventure, dans une synergie à laquelle se sont associées bien des personnes. Tous aujourd’hui profitent de la présence des animaux, tout particulièrement appréciés des enfants », constate le directeur.La médiation animale à but thérapeutique, ou zoothérapie, a été développée dès la fin du XVIIe siècle en Angleterre dans le cadre de la prise en charge des troubles psychiques comme des handicaps mentaux. L’animal permet de stimuler, d’activer la motricité des personnes et d’améliorer leur coordination.
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Coup d’œil dans l’univers de la déficience intellectuelle

A lire sur Ici Radio-Canada:

La différence

univers

Nous autres on n’est pas des cannibales, on ne mange pas d’être humain là. On est comme tout le monde

Sylvie Gagné, vice-présidente de la Fédération des Mouvements Personne D’Abord de Québec

Les personnes vivant avec une déficience intellectuelle dérangent, mais c’est auprès d’elles que plusieurs trouvent un sens à leur vie. Une incursion dans l’univers de la déficience intellectuelle, bien incarnée par des personnes qui témoignent de leur propre déficience, qui peut devenir une valeur ajoutée lorsque les autres font l’effort de l’accueillir ! Bienvenue dans l’univers de la différence.

journaliste-réalisateur : Claude Labbé

Voir la vidéo (reportage en première partie d’émission).

Philippe Seux: « Malgré mon handicap, je suis un homme debout »

A lire sur le site Le Parisien:

La belle leçon de vie de Philippe Seux, cofondateur de l’Arche

Stéphanie Forestier | 11 Avril 2015

Philippe Seux

COMPIEGNE, jeudi. Philippe Seux fut l’un des deux premiers pensionnaires des foyers de l’Arche. Malgré une vie jalonnée d’épisodes douloureux, il demeure un éternel optimiste capable de prouver que le handicap. (LP/S.F.)

Compiègne.

Philippe Seux est le cofondateur de l’Arche, cette communauté qui accueille depuis 50 ans des hommes et femmes en situation de handicap et les fait travailler. Son optimiste est à toute épreuve.

C’est dans son foyer compiégnois de l’Arche, rue de Paris, que Philippe Seux vit désormais.

Sa chambre couverte de posters de Harry Potter malgré ses 74 ans démontre un esprit vif et joyeux. « Même si je suis coincé dans un fauteuil roulant, cela ne m’empêche pas d’aimer la vie », insiste celui qui sort son premier livre « Ma vie, ma joie » (lire ci-dessous).

S’il a pris la plume, c’est pour montrer que le handicap ne doit pas être une barrière à la communication, « malgré mon handicap, je suis un homme debout qui aime dire ce qu’il pense et le partager. » Les blessures de la vie ne l’ont pas épargné. Il a connu l’exclusion, les regards mauvais, une vision rétrograde du handicap qui l’a amené à être placé « avec les fous » dans un hôpital psychiatrique.

« Je suis né à Casablanca au Maroc le 21 mai 1941. Mon père était garagiste et est décédé très jeune, d’une chute de cheval. Je vivais donc seule avec ma mère et nos animaux, chiens, chats, cheval. Le soleil me rendait heureux. Petit, j’ai eu des convulsions à cause de la coqueluche. Un médecin m’a fait un vaccin qui m’a paralysé. Je n’arrivais plus à marcher. » Alors, à 17 ans, Philippe quitte la France et arrive dans la famille de sa mère à Asnières. « Un médecin m’a opéré des tendons mais ça n’a pas réussi. J’étais condamné à vivre avec une canne. » Quitter son Maroc natal et ses animaux a été un déchirement. Puis, le jeune-homme est placé dans un hôpital psychiatrique à Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux en Seine-et-Marne. A l’époque, les personnes atteintes de handicap ne disposaient pas de structures adaptées et terminaient leurs jours en bien triste compagnie. Début 1964, le fils de l’ambassadeur du Canada, Jean-Vanier, découvre les conditions dans lesquelles les hommes et les femmes sont maintenus, l’humiliation qu’ils subissent. «Quand Jean Vanier m’a demandé d’habiter avec lui dans une maison à Trosly-Breuil, j’ai poussé un ouf de soulagement. Nous étions deux à quitter cet enfer, il y avait aussi Raphael qui est décédé maintenant » L’Arche est née. « En 1975, je suis arrivé à Compiègne. J’aimais aller au cinéma, il y en avait partout en ville, mais je me suis cassé le col du fémur en tombant et je me suis retrouvé en fauteuil ». De cette rencontre avec Jean Vanier a surgi la conviction que les personnes atteintes de handicap mental peuvent cohabiter avec des valides, travailler, apporter quelque chose à la société. L’Arche est aujourd’hui présente dans 35 pays à travers 147 communautés, dont 32 en France.

(…)

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