Martinique – Une application numérique pour la monnaie

À lire sur le site Martinique 1ère:

OTO, l’application pour aider les handicapés mentaux à régler leurs achats

Grégory Gabourg  Publié le

Permettre à des handicapés mentaux de payer leurs articles sans se tromper, c’est la fonction d’une application numérique baptisée OTO. Le programme, conçu par une éducatrice martiniquaise, sera bientôt disponible sur Internet.

© MARTINIQUE 1ERE Sophie Guitteaud est à l'origine de cette application.

© MARTINIQUE 1ERE Sophie Guitteaud est à l’origine de cette application.

OTO, c’est le nom de cette application 100 % locale destinée aux personnes en situation de handicap mental. Elles les aide à régler leurs achats en espèces. Concrètement, l’utilisateur entre sur sa tablette ou sur son portable la somme demandée. En retour, l’application lui indique les billets et pièces qu’il doit remettre et éventuellement ce que le commerçant doit lui rendre.

Ce programme est l’œuvre d’une Martiniquaise, Sophie Guitteaud. Elle est enseignante spécialisée en Île-de-France auprès d’enfants autistes ou qui souffrent d’autres troubles mentaux, comme la trisomie 21. L’éducatrice avait remarqué, au fil du temps, que ses élèves avaient du mal à utiliser correctement l’argent qu’ils avaient en leur possession. Problème réglé, en principe, avec cet outil.

Mise en service en juin

Ne cherchez pas l’application sur les plateformes sur le net. Elle sera disponible début juin au plus tard. Elle est développée par la société Otonomy, dont le siège social est basé en Martinique.

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Elle sait aussi que cette application profitera à des centaines de Martiniquais et Martiniquaises. On recense, dans l’île, plus d’un millier de travailleurs souffrant d’un retard mental.

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Lien entre troubles du comportement et autodétermination – Une étude

À lire sur le site de l’Université du Québec à Montréal (UQAM):

MARIE-PIER GUIMONT . Photo UQAM

MARIE-PIER GUIMONT . Photo UQAM

Étude du lien entre les troubles du comportement et l’autodétermination chez les personnes présentant une déficience intellectuelle

PAR MARIE-PIER GUIMONT JANVIER 2014

THÈSE De DOCTORAT EN PSYCHOLOGIE

L’autodétermination est une préoccupation importante depuis les dernières années et particulièrement auprès de la population présentant une déficience intellectuelle. L’autodétermination comprend quatre caractéristiques essentielles: l’autonomie comportementale, l’autorégulation, l’empowerment psychologique et l’autoréalisation. Toutefois, plusieurs obstacle s, tant sur le plan personnel qu’environnemental, peuvent nuire à son plein développement. La présence de troubles du comportement chez une personne peut empêcher sa pleine intégration sociale et pourrait, par le fait même, affecter son autodétermination. Toutefois, peu d’études ont tenté d’établir un lien entre l’ autodétermination et les troubles du comportement. L’objectif principal de cette étude est donc de vérifier la présence d’un lien entre ces concepts chez une population d’adultes ayant une déficience intellectuelle.

Dans un premier temps, une recension des écrits permet de mieux comprendre la manière dont les deux concepts pourraient s’influencer tant sur le plan de 1’autodétermination globale que sur les quatre caractéristiques essentielles du concept. Dans un deuxième temps, l’étude menée auprès de 96 adultes présentant une déficience intellectuelle permet de vérifier le lien entre l’autodétermination et les troubles du comportement. Les participants sont divisés en deux groupes égaux, un groupe présentant des troubles du comportement et un autre sans trouble du comportement. Tous les participants doivent répondre aux questions de l’Échelle d ‘autodétermination de LARJDI et les deux groupes sont ensuite comparés. Des questionnaires portant sur les comportements de la personne ainsi que sur la fonction du trouble du comportement étaient également complétés par les intervenants des participants.

Les résultats de l’ étude montrent que l’autodétermination et les troubles du comportement ne sont pas liés. En effet, aucune différence significative n’existe entre les deux groupes. Toutefois, la fonction du comportement, plus particulièrement l’ obtention d ‘ un objet tangible, s’est avérée être liée à un score d’autodétermination globale plus élevé. Des données sur le lieu de résidence ont également montré un lien entre le type de résidence et le degré d’autodétermination des participants, ceux vivant en résidence de groupe étant moins autodéterminés que ceux vivant en résidence de type familial ou avec leur famille. Ces résultats mettent en évidence 1’état de 1’autodétermination des personnes ayant une déficience intellectuelle au Québec et les répercussions des pratiques  adoptées dans les CRDITED, tant sur le plan de la promotion de l’autodétermination que sur l’orientation résidentielle de cette population.

Lire le document complet. Une partie est constituée d’articles en anglais.