La vie bien remplie de Laura Ferret

À lire sur le site La Nouvelle République:

Il y a une vie avec la trisomie

Laurence Texier   04/07/2016
Laura a d'abord réalisé un stage au sein de la maison de retraite de La Chaussée-Saint-Victor. Depuis six mois, elle y travaille grâce à un emploi d'avenir.

Laura a d’abord réalisé un stage au sein de la maison de retraite de La Chaussée-Saint-Victor. Depuis six mois, elle y travaille grâce à un emploi d’avenir.

Âgée de 21 ans et demi, Laura a décroché un travail en Ehpad, un chez-soi et son autonomie. La victoire de toute une famille sur la trisomie 21.

Blouse blanche, petit carré et lunettes de fille sérieuse, Laura observe d’abord timidement. Prend son temps pour répondre, hésite un peu. Ce n’est pas tous les jours qu’on passe dans le journal… Dès qu’elle a appris notre venue, la jeune femme de vingt et un ans et demi – elle tient à son demi – s’y est préparée, non sans une once de fierté. Et pour cause, depuis six mois maintenant, Laura Ferret a un travail, un appartement, une vie à elle, en dépit de la trisomie 21 qui est arrivée sans prévenir à sa naissance.

Un contrat d’avenir à La Chaussée-Saint-Victor

Recrutée en contrat d’avenir par la résidence L’écureuil, l’Ephad de La Chaussée-Saint-Victor, en janvier dernier, Laura mène désormais ses journées de travail comme agent de service logistique – « je mets la table, je prépare les plateaux, j’accompagne les résidants », nous explique-t-elle – et le soir venu, rejoint son deux-pièces en bus, « seule » là aussi, soulignent ses parents?: « C’est sa victoire ». Une victoire bien trop belle pour ne pas la faire valoir, au bout d’une route bien trop sinueuse pour ne pas savourer pleinement l’arrivée.

Après une scolarité en milieu ordinaire (maternelle, primaire, collège en classe UPI), la jeune fille, dont les parents habitent Selles-sur-Cher depuis plusieurs années, intègre un IME à l’âge de 16 ans. « Son arrivée en milieu dit protégé a été une vraie catastrophe », retrace Catherine Ferret. « Nous n’avions pas le choix, c’était soit une classe spécialisée au lycée mais perdue au milieu de 1.000 élèves soit l’IME », résume la mère de famille qui ne retient de cette période que la « régression, le repli sur elle-même, aucun apprentissage… ».

« Laura était en demande, cela aurait été criminel de ne rien faire », renchérit Pierre, le père qui dépeint une adolescente très volontaire. A force de taper aux portes, la famille obtient finalement l’appui de la Mission locale et de Cap Emploi, parvenant à décrocher quelques stages en crèche, dans des fromageries ou encore une école maternelle. Catherine Ferret, qui ne travaille pas, se charge à l’époque de déposer et récupérer Laura matin, midi et soir. « Au niveau de l’autonomie, il est certain qu’il y a des choses qu’elle ne pourra jamais faire, notamment conduire », reconnaissant sans mal les limites imposées par la maladie.

Des rêves d’Amérique

Ce mercredi après-midi, en plein milieu de la discussion, la famille Ferret éclate soudain d’un rire à l’unisson, complice dans le souvenir de l’aménagement de Laura à La Chaussée-Saint-Victor. « J’étais dans le noir », nous confie-t-elle dans un grand sourire, conséquence d’un petit oubli téléphonique auprès du fournisseur d’énergie… Au début, il y a aussi eu quelques ennuis de bus?: « panne, grève, mauvais arrêt, elle a tout eu », se souvient Catherine Ferret, qui ne cache pas avoir été inquiète – et l’être encore parfois – dans cet apprentissage tout nouveau de l’autonomie.

Le jour de notre rencontre, un nouveau pallier s’apprêtait à être franchi, Laura ayant décidé de passer son premier week-end seule chez elle.

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Saskatoon – L’intégration par le chant choral

À lire sur le site Ici Radio-Canada:

Le chant choral,  un outil d’intégration hors pair pour Kids of Note

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La chorale Kids of Note de Saskatoon rassemble de jeunes chanteurs avec une déficience intellectuelle et d’autres jeunes sans déficience. L’union de leurs voix donne naissance à des concerts colorés et permet à tous de s’épanouir en harmonie.

Solmaz Yazdani, de l’École canadienne-française de Saskatoon a rejoint les rangs de la chorale cette année. Cette activité l’aide à travailler sa crainte de chanter devant un public.

Sa mère s’en réjouit. Elle estime que la qualité de l’enseignement du chant reçu par sa fille est comparable à celle des autres chorales.

« J’ai déjà eu mes enfants dans une autre chorale, et les directeurs étaient tellement bons. Je vois que c’est la même chose avec cette chorale : ils ont des exigences très élevées [envers les] chanteurs et les résultats sont excellents », souligne Kendra Reddekopp, la mère de Solmaz.

La chorale Kids of Note est aussi bien appréciée par la famille de Michaela DeMong. L’étudiante en ingénierie joue parfois du trombone dans les concerts de la chorale, mais c’est surtout sa sœur Gabrielle, 17 ans, qui a un lien fort avec ce groupe. Gabrielle a un retard de développement et est membre du choeur depuis cinq ans.

« C’est vraiment bon pour notre famille de voir comment elle a grandi comme personne avec le groupe Kids of Note. On peut voir qu’elle est vraiment [confiante]. Elle est une grande fille maintenant », explique Michaela.

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