Créer des liens – Un coup d’oeil sur l’Arche

 A voir sur le site de l’Arche Beloeil, 26 août 2014:

 Cécile et Isabelle, fondatrices de l’Arche Beloeil

Film de  Jonathan Boulet-Groulx (jbg_photo@yahoo.ca)

 

 

 

Valentine Uguen, Martine Létourneau liked this post

L’éducation inclusive?

 A lire sur le site J’ai des amis!:

 L’éducation inclusive

Qu’est-ce-que c’est l’éducation inclusive? L’éducation inclusive se base sur la conviction que tous les élèves, y compris ceux ayant une déficience intellectuelle, devraient recevoir leur éducation et assister à leurs cours ensemble dans des classes régulières. L’inclusion est tout aussi importante pour les élèves n’ayant pas de déficience que pour ceux qui en ont une – elle est importante au plein développement humain de chaque élève et à la qualité de notre société future.

Oser la rencontre

Toutes les deux semaines, des étudiants d’un collège de Montréal viennent passer du temps avec les personnes de la communauté L’Arche Montréal. Comme le montre la vidéo, les étudiants aiment vraiment ces moments. Les jeunes ayant des capacités différentes ont besoin d’occasions d’être ensemble pour arriver à apprécier les dons de chacun.

Télécharger la trancription

L’objectif de l’éducation inclusive ne consiste pas en ce que tous les élèves maîtrisent les mêmes notions. La plupart des élèves ayant une déficience sont capables d’apprendre certaines notions dans une matière. C’est suffisant. Le véritable objectif est plutôt que les élèves apprennent à se connaître, s’acceptent et se respectent les uns les autres, et qu’ils interagissent entre eux, peu importent les capacités de chacun.

Projet avec des jeunes de secondaire

Sébastien est animateur de pastorale et d’implication communautaire dans un collège. Depuis plusieurs années il fait vivre à ses jeunes de secondaire 4 une journée de rencontre avec des personnes déficientes intellectuelles. Pendant cette journées, ils partagent plusieurs activités. L’impact de cette expérience est très positive: découvertes de personnes différentes mais semblables, moins d’intimidation et plus d’ouverture et d’intérêt vis à vis les personnes déficientes.

Un enseignant décrit un projet inclusif

Lauchie MacKinnon, un enseignant du Cap-Breton, décrit un projet de fabrication de chandelles pour des élèves de 5e secondaire, dont certains ont une déficience intellectuelle. Les élèves de 5e secondaire avaient besoin d’un projet, et les élèves de Lauchie ayant une déficience avaient besoin d’occasions d’interagir avec les autres. L’un de ses élèves, Jonathan, était chargé de broyer les couleurs pour les chandelles. Cette activité a fourni aux élèves l’opportunité d’interagir les uns avec les autres, et les enseignants ont pu créer un environnement au sein duquel tous étaient impliqués. Mais Lauchie explique que tous les professeurs ne considèrent pas qu’enseigner des aptitudes sociales fait partie de leur travail. Non pas parce qu’ils jugent cela inutile, mais plutôt parce qu’ils estiment que cette responsabilité relève de quelqu’un d’autre.

À ses débuts, l’éducation inclusive s’est heurtée à beaucoup de résistance de la part de certains enseignants qui jugeaient avoir été formés et embauchés pour enseigner à des élèves capables de saisir la matière enseignée. Ils soutenaient qu’avoir des élèves ayant une déficience en classe constituait une distraction et leur faisait perdre du temps, voire même que cela faisait perdre leur temps aux deux groupes d’élèves. De nos jours, une vision plus holistique de l’éducation commence à s’imposer. Cette vision entraîne avec elle une reconnaissance accrue du besoin de soutien en classe – l’enseignement en équipe et des assistants d’éducation (aide-enseignants) – lorsque des élèves ayant une déficience sont intégrés en classe. D’autre part, la mise en application complète des principes d’éducation inclusive exige de l’engagement, de la vision, de la créativité et beaucoup de travail de la part de l’enseignant.

La participation à l’éducation inclusive a un impact durant toute la vie de l’élève. Un rapport mentionne que « la plupart des interactions sociales des enfants commencent à l’école; par conséquent, c’est là où la plupart des enfants apprennent comment se comporter les uns avec les autres et à développer et maintenir des relations sociales ». Des études ont démontré que « les personnes ayant bénéficié de solides arrangements d’éducation inclusive sont plus portées à prendre part régulièrement à des activités communautaires.(Scoping Inclusive Education, p. 17). L’éducation inclusive est donc cruciale en ce qu’elle ouvre la porte à l’inclusion dans la communauté.

À la question « qu’est-ce qui aide le plus à avoir des amis et un réseau social durable, un membre de famille a répondu : « l`intégration scolaire au niveau du primaire, ce fut un succès : tout le village le connaît à présent. »

Membre de famille, QC

L’inclusion n’est pas automatique

On peut se dire pleinement d’accord avec l’idée d’éducation inclusive sans réellement créer un environnement inclusif. Il n’est pas suffisant que les élèves partagent la même classe; ils doivent être encouragés à interagir sur un pied d’égalité, dans des relations d’amitié où la contribution de chacun est reconnue.

L’inclusion est garantie par législation

L’inclusion est garantie par la législation dans les provinces canadiennes. La législation est fondée sur la Charte canadienne des droits et libertés qui déclare que

« La loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination, notamment des discriminations fondées sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’âge ou les déficiences mentales ou physiques. »

Rapport sur l’intégration scolaire

Ce rapport du Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) met l’accent sur les politiques et les initiatives des treize provinces et territoires canadiens.

Que rechercher dans une école pratiquant l’inclusion

Ce document comprend quelques liens vers des déclarations du gouvernements provinciaux concernant l’intégration scolaire.

Déficience intellectuelle et troubles de comportement – Utilisation de psychotropes?

A lire sur le site du Journal International de Médecine (JIM):

Des problèmes de comportement mais pas de maladie mentale avérée…

Publié le 27/08/2014

Tous les psychiatres (surtout ceux exerçant en institution médico-éducative)[1] sont couramment confrontés à la gestion des troubles du comportement chez des sujets présentant une déficience intellectuelle. Les éditorialistes du British Journal of Psychiatry rappellent que, « lorsque ce problème (de comportement difficile) ne relève pas d’une maladie mentale sous-jacente » (donc existe indépendamment d’un diagnostic psychiatrique identifié, lié ou non à la déficience cognitive), c’est « souvent hors agrément » (Autorisation de Mise sur le Marché), donc en engageant singulièrement leur responsabilité, que les praticiens sont conduits à utiliser des médicaments psychotropes (notamment des neuroleptiques), car « la preuve de leur efficacité fait alors défaut » dans cette indication particulière, sans parler de l’âge des patients, parfois très jeunes. Symétriquement dans le temps, cette situation présente des « similitudes frappantes » avec l’utilisation fréquente des antipsychotiques en géronto-psychiatrie, pour gérer les difficultés psychologiques et comportementales rencontrées dans les démences.

Les auteurs estiment « peu probable » la reconnaissance officielle de « l’usage des neuroleptiques au long cours » pour traiter des « problèmes de comportement en l’absence de maladie mentale avérée ». Pour éclaircir ces difficultés éthiques et pratiques, ils appellent à l’élaboration d’un « programme national de vérification » qui constituerait « un moyen de répondre aux préoccupations que cela soulève. »

On acquiescera volontiers à ce vœu, en remplaçant toutefois le caractère « national » de l’étude souhaitée par un débat résolument international sur cette question, car la déficience intellectuelle d’une part, comme les problèmes de comportement d’autre part sont partagés par tous les pays et toutes les cultures (malgré des nuances : par exemple le syndrome de l’X fragile est quatre fois moins fréquent au Japon).

[1] En France, sur orientation décidée par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), le parcours des jeunes avec déficience intellectuelle se fait généralement en SEES (Section d’Éducation et d’Enseignement Spécialisé, ex-IMP) puis en SIPFP (Section d’Initiation et de Première Formation Professionnelle, ex-IMPro).

Dr Alain Cohen

Références

Glover G et coll.: Use of medication for challenging behaviour in people with intellectual disability. Br J Psychiatry, 2014; 205: 6–7.

France – Les Victoires de l’accessibilité

A consulter sur le site de l’Unapéi:

Voici 3 exemples de gagnants de 2010 suivis de la description des Victoires :

Les Victoires de l’accessibilité

Les Victoires de l’accessibilité mettent en lumière et récompensent les initiatives de mise en accessibilité de la société pour les personnes handicapées mentales. Menées sur tout le territoire ces actions favorisent leur inclusion et démontrent concrètement que l’accessibilité universelle est possible.

Histoires d’échanges et d’inclusions, prise en compte des capacités des personnes handicapées et adaptations de leur environnement, volonté d’ouverture, changement de regard … les Victoires de l’accessibilité rassemblent des acteurs d’horizons divers engagés et partenaires. Ensemble, ils permettent aux personnes déficientes intellectuelles, quelle que soit la sévérité de leur handicap, de participer à la vie collective.

Ces réussites, aujourd’hui isolées, sont souvent possibles grâce à des bonnes volontés, des investissements individuels et des partenariats engagés. L’objectif : que ces Victoires soient répliquées et inspirent les politiques publiques comme les acteurs privés pour servir toutes les personnes ayant des difficultés de compréhension et de repérage. Deux éditions du concours ont déjà eu lieu. Retrouvez ci-après les partenaires primés.

Le concours 2012 / 2013

En 2012, le concours des Victoires de l’accessibilité était régional et comportait 4 catégories (éducation, travail, santé, acteur dans la cité ). Au total, soixante-deux victoires ont été remises en régions par les Urapei (Unions régionales du Mouvement Unapei). Parmi ces actions, quatre ont reçu le titre de Victoires nationales le 25 mai 2013 lors du Congrès de l’Unapei à Marseille.
Découvrez les Victoires régionales 2012 ainsi que des vidéos des Victoires nationales 2013.

Le concours 2010

Concours départemental, régional et national les Victoires de l’accessibilité 2010 ont récompensé des initiatives menées sur tout le territoire pour favoriser l’intégration des personnes handicapées mentales. Plus de 450 candidats ont présenté leurs initiatives réussies.
Découvrez les Victoires départementales et régionales ainsi que des vidéos des Victoires nationales 2010.

Trois applications pour la stimulation du langage

A lire sur le site de La Sauterelle Tactile:

Stimulation du Langage – des applications pour la verbalisation

En support papier, de nombreux livres sans mot permettent de faire travailler la construction du langage à l’enfant/l’utilisateur en le poussant à exprimer ce qu’il voit. Les applications proposées offrent le même type d’exercice mais avec les fonctionnalités de la tablette en plus.

Livre Promenade Magique (par Wonderkind, http://apps.wonderkind.de/drupal/en) est une application de scènes sans texte ni histoire à travers lesquelles l’utilisateur interagit avec l’interface stimulant la verbalisation. En l’utilisant comme support pour une histoire, les situations que l’enfant crée en effleurant une partie de l’image doivent donner lieu à la verbalisation.

Il existe trois livres: ma ville, au cirque, et mes animaux.Dans « ma ville », les scènes sont le matin, l’après-midi et le soir. Le graphisme est vraiment beau. Toutes les scènes sont dessinées avec l’effort du détail. 

Il existe plusieurs interactions que l’on peut découvrir dans la rubrique « ça fourmille ici » ou en touchant les dessins de la tablette. Les situations sont différentes dans chaque scène et donnent dont lieu à l’emploi d’un langage varié. Par exemple, dans la scène du soir, dans l’immeuble vivent différentes personnes. Il y un bébé qui en le touchant se met à pleurer, sa maman arrive aussitôt pour le consoler, au-dessus il y a deux enfants qui lisent en cachette avec une lampe de poche sous leur couette, à côté des jeunes font la fête en musique et en dessous dort un vieux monsieur qui en se réveillant, tape le plafond du balai pour faire cesser la musique. Ces livres offrent de véritables microcosmes variés, propices à l’échange verbal.

La version lite permet d’accéder à une scène puis vous pouvez débloquer les autres en achat intégré si vous le désirez.

Maison de Poupée – My PlayHome (par Shimon Young, http://www.myplayhomeapp.com/) est une  maison de poupée moderne et virtuelle. L’utilisateur se trouve plongé dans une maison aux multiples pièces : salon, cuisine, salle de bain, chambre des enfants, chambre des parents et le jardin. Dans chacune  il peut placer le papa, la maman ou bien un de leurs trois enfants. L’application propose une véritable diversité ethnique pour chacun des membres de la famille.

Maison de Poupée par Shimon Young

Dans chaque pièce, les personnages peuvent tenir des objets et l’utilisateur peut interagir avec leur environnement. Par exemple, dans les chambres, il peut mettre les personnages au lit. Ceux-ci se glisseront sous les draps et fermeront leurs yeux. Dans le jardin, l’utilisateur pourra arroser des carottes qui émergeront lentement de la terre. Une fois récoltée il pourra les déplacer vers la cuisine et les ranger dans le garde-manger. Dans le salon, il y a une chaine Hi-Fi qui permet de changer de musique ainsi qu’une télévision qui s’allume et s’éteint lorsque l’utilisateur la touche.

L’utilisateur se trouve donc dans une maison virtuelle avec des situations réelles que son accompagnateur aidera à verbaliser. C’est un excellent support pour construire des phrases de la vie quotidienne.

Il existe une version lite pour tester l’application.

My Scene (par MyFirstApp, http://www.myfirstapp.com/MyFirstApp/Home.html) est une application où dans un arrière plan l’enfant peut insérer des images situées dessous. Le graphisme est plus simple. C’est le principe du livre d’autocollants déplaçables sur tablette. Douze cartes différentes offrent douze environnements comme le jardin potager, le cirque, la ferme, l’espace… dans lesquels l’enfant peut construire l’histoire qu’il désire en choisissant et plaçant des images.

Dans cette application, toujours utilisée comme support de la verbalisation, les images ne sont pas animées mais l’enfant choisi de les utiliser ou non, donc il est véritablement actif dans la construction de l’histoire, rien ne lui est imposé.

La version lite permet d’accéder à une scène puis vous pouvez débloquer les autres en achat intégré si vous le désirez.