Famille d’accueil pour personnes handicapées mentales: son projet se réalise

À lire sur le site Ouest-France:

Pluvigner. Denis veut accueillir des personnes handicapées

projet

Denis, qui détient l’agrément, et Claude, vont pouvoir exploiter judicieusement l’espace mis à disposition des personnes handicapées qu’ils vont accueillir. | Ouest-France

Depuis son arrivée à Pluvigner, en décembre dernier, Denis Calvez ne s’est guère ennuyé. Sa vie est rythmée par son nouveau projet : devenir famille d’accueil pour personnes handicapées adultes.

Après 20 ans d’expérience dans le handicap mental, Denis a eu envie d’exploiter ses compétences dans un autre contexte. « Les contraintes de l’institution ne me convenaient plus, avoue-t-il, je souhaitais une plus grande liberté de manœuvre. » Le déclic arrive à l’été 2015, lorsqu’il accompagne un séjour ouvert aux personnes handicapées. Et cette joie partagée n’échappe pas à Claude, sa compagne. « Pendant deux semaines, il s’est éclaté », sourit-elle. Elle décide donc de suivre le projet : être accueillant familial. Oui, mais un obstacle de taille se dresse sur la route. « Notre maison était trop petite », explique Denis. Les recherches les mènent à Pluvigner, où ils dénichent un écrin de verdure.

Agréé par le conseil départemental

Tout n’est pas encore à son goût. Denis se lance dans des travaux. Ses quatre mois d’efforts sont récompensés par l’agrément délivré par le conseil départemental. Les conditions étaient pointues, mais Denis a relevé le défi avec brio. Il a optimisé les espaces en créant au rez-de-chaussée une chambre avec salle d’eau privative. À l’étage, il a aménagé une troisième chambre qui donne sur un espace commun. « Il pourrait bien devenir un petit salon de discussion », lance-t-il. Riche idée, mais dans sa manche il cache bien d’autres atouts.

Comme une vie de famille

« Les personnes accueillies doivent se sentir comme chez elles, même si elles sont chez nous », ajoute-t-il. L’extérieur de la maison se révèle comme un futur terrain de jeu très amusant. À proximité du potager, un atelier et une jardinerie bien isolés promettent de belles heures d’échanges. C’était d’ailleurs l’un des préalables posé par Denis. « Je souhaite recevoir des personnes avec un petit niveau d’autonomie afin de pouvoir mener des activités de loisirs, telles que jardinage ou bricolage », détaille-t-il. Sacré dévouement ! Non, « recréer une vie de famille », rétorque l’intéressé. Et en cas d’imprévu ? Justement tout est prévu. « Il me fallait deux personnes pour assurer ma capacité de remplacement. » Objectif atteint grâce à son voisin et un ami infirmier.

Premier essai en novembre

Quand on interroge Denis, il avoue rapidement se trouver dans « une phase d’excitation ». Au début du mois de novembre, il va assurer un accueil temporaire de deux personnes qui se trouvent déjà en famille. Un vrai galop d’essai qui l’enthousiasme. « Je peux apporter un véritable service », répète-t-il. (…)

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L’Arche, une histoire de plus de 50 ans, dans le monde

À lire sur le site de Jean Vanier:

Vanier

Dans la perspective du 50ème anniversaire de L’Arche, l’Association Jean Vanier s’est engagée dans la constitution d’archives orales dès qu’elle a pris conscience de l’existence d’une culture orale dans la transmission de l’histoire des débuts de L’Arche. La personne de Jean Vanier est indissociable de ces débuts tout comme ceux qui lui ont fait confiance en s’engageant dans cette aventure exceptionnelle, à commencer par Raphaël Simi et Philippe Seux.

En recueillant les éléments du contexte historique, social et personnel auprès d’hommes et de femmes présents dès les premières années de L’Arche à Trosly, l’Association Jean Vanier a été amenée à rencontrer Jean de la Selle. Ce passionné d’histoire avait commencé, une vingtaine d’années plus tôt, à recueillir le témoignage des pionniers de la fondation.

De cette rencontre a jailli un désir : faire connaitre et partager avec un plus grand nombre ce fonds d’archives orales qui représente un patrimoine commun. C’est ainsi qu’est née l’idée d’une publication numérique reprenant des extraits des différents témoignages en les illustrant par des photos d’archives. Dans ce but, un bienfaiteur a financé la transcription d’une grande partie de ces témoignages tandis que des centaines de photos des premières années étaient archivées et scannées par l’Association Jean Vanier.

Reconnaissant la valeur de ces témoignages et de ces photos, pour la plupart inédits, L’Arche Canada s’est associée à l’Association Jean Vanier dans ce projet de publication pour en réaliser la mise en forme. L’originalité de ce récit à plusieurs voix donne une perception personnelle et vivante de la fondation.

A l’approche des fêtes, et dans l’esprit des célébrations du 50ème de L’Arche, cette publication est offerte à chacun des membres de la famille de L’Arche pour célébrer ensemble un chemin de vie et une fécondité de relations mutuelles.

* Prenez note que le fichier PDF est assez lourd (28mb) et peut prendre plusieurs minutes à télécharger.