Les personnes ayant une DI ont aussi besoin de vacances

À lire sur le site UFCV:

Vacances d’été : n’oublions pas les personnes handicapées mentales !

Premier organisateur de séjours de vacances adaptées en France, l’Ufcv s’apprête à faire partir en vacances près de 6 000 adultes, enfants et adolescents déficients intellectuels cet été et pourtant, alors que le droit aux vacances est un droit universel, seulement 23% des adultes en situation de handicap mental partent en vacances chaque année. Gros plan sur une injustice dont personne ne parle.

UN DROIT AUX VACANCES INSCRIT DANS LA LOI
La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances inscrit le principe d’une accessibilité généralisée pour les personnes handicapées, quel que soit leur handicap. En France, 700 000 personnes sont porteuses d’un handicap mental. Le handicap mental se traduit par des difficultés plus ou moins importantes de réflexion, de conceptualisation, de communication, de décision… dont les origines sont très diverses. La personne handicapée mentale est donc un individu à part entière confronté à plus de difficultés mais connaissant les mêmes besoins que tout le monde, disposant des mêmes droits et devoirs que tous.

UNE AIDE AU FINANCEMENT DES VACANCES TROP FAIBLE

Aujourd’hui on estime que seulement 160 000 adultes en situation de handicap mental peuvent partir en vacances adaptées organisées chaque année. Les raisons sont multiples mais majoritairement économiques avec des aides aux financements insuffisantes pour des séjours de vacances soumis à des coûts et des contraintes toujours plus élevés.

LES VACANCES, UN MOYEN DE FAIRE CHANGER LE REGARD SUR LE HANDICAP
Et pourtant, les bienfaits des vacances pour ces personnes fragilisées sont connus et évidents : ouverture et stimulations intellectuelles et physiques grâce à la découverte de nouvelles activités et la rencontre avec des personnes en dehors du champ habituel de la famille ou des personnels encadrants professionnels. Car les séjours de vacances adaptées sont aussi un moyen formidable de faire changer le regard de la société sur le handicap mental. En favorisant les rencontres, les sorties, la participation à des activités culturelles, de loisirs, ils deviennent un puissant vecteur de socialisation et de mixité des publics.

L’INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES MENTALES, ENCORE UN LONG CHEMIN A PARCOURIR
Beaucoup reste à faire pour que la société française accorde aux personnes handicapées une pleine intégration. Et si plus d’un Français sur deux considère qu’une meilleure connaissance du handicap mental permettra une plus grande intégration, et que celle-ci passe par plus d’interactions avec des personnes handicapées mentales, force est de constater que dans la réalité ces deux mondes ont bien des difficultés à se rencontrer. Or, les séjours de vacances, au même titre que l’accès au travail, sont un excellent moyen de rencontres et d’échanges et donc d’intégration.

L’Ufcv est une association nationale reconnue d’utilité publique. Son projet social repose entre autres sur la volonté de combattre les inégalités. Ses actions s’adressent à tous les publics, notamment fragilisés, adultes et enfants en situation de handicap mental.

L’Ufcv a organisé le 2 février 2016 le 1er colloque en France traitant des vacances et du handicap mental. Pour en savoir plus : colloque-vacances-handicap.ufcv.fr

 

Une aide financière bienvenue pour les parents de 900 enfants multihandicapés

À lire sur le site Ici Radio-Canada:

947 dollars de plus par mois pour les familles d’enfants lourdement handicapés

Mélanie Cossette et sa fille Sofianne

Mélanie Cossette et sa fille Sofianne

Le gouvernement du Québec a précisé, mercredi, les montants de l’aide financière supplémentaire accordée aux parents d’un enfant lourdement handicapé ou gravement malade. Il s’agit de 947 dollars par mois. Une bonne nouvelle pour Mélanie Cossette, mère d’une enfant polyhandicapée, de Rouyn-Noranda.

En mai dernier, la ministre déléguée à la Réadaptation et à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, annonçait qu’une aide d’environ 12 000 dollars serait offerte aux familles ayant des enfants gravement malades et ayant des incapacités importantes. Le gouvernement a donc précisé cette aide. Le montant de 947 dollars par mois sera indexé chaque année en janvier et ne sera pas imposable. Le supplément sera versé à compter du 1er septembre, et ce, de façon rétroactive au 1er avril 2016. Environ 900 enfants sont concernés par cette mesure.

Une aide bien accueillie

Mélanie Cossette de Rouyn-Noranda est mère de deux enfants, dont Sofianne, cinq ans, qui est polyhandicapée.  Elle est concernée par cette mesure. En entrevue à l’émission Des matins en or, elle a partagé sa réalité.

[Sofianne] a un handicap physique important : Sofianne ne marche pas, ne tient pas assie, ne tient pas sa tête […] Un handicap intellectuel : elle ne parle pas, il y a une déficience intellectuelle […] Sofianne, elle est gavée, Sofianne, elle est aux couches […] Je suis à la maison avec Sofianne. C’est du un pour un […] Sofianne est épileptique, en plus de ça.

Mélanie Cossette, mère d’une enfant handicapée

Mélanie Cossette a dû quitter son travail pour prendre soin de sa fille et les frais sont élevés :  « ll y a beaucoup de frais. Par exemple, Sofianne boit un lait […]. C’est un lait spécial pour les épileptiques qui n’est pas remboursé par l’assurance maladie. Ce lait-là nous coûte près de 600 $ par mois », précise-t-elle.

Même si elle accueille positivement l’aide annoncée,  elle réagit avec prudence.

(…)

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