L’ESAT de Wattrelos ouvre ses portes

A lire sur le site NordÉclair:

À Wattrelos, les travailleurs de l’ESAT fiers de leur boulot

Publié le 19/11/2014

PAR MYRIAM ZENINI

Vendredi, l’ESAT de Wattrelos ouvre ses portes. L’occasion, pour les salariés, pour la plupart atteints de déficience intellectuelle, de montrer leur savoir-faire.

Wattrelos

1.   L’ESAT, c’est quoi ? Avant, la structure était connue sous le nom de centre d’aide par le travail (CAT). Géré par l’association les Papillons blancs de Roubaix et Tourcoing, l’établissement et service d’aide par le travail emploie des personnes atteintes de déficience intellectuelle. Elles bénéficiens d’un accompagnement social complet dans un souci, explique Albert Delecourt, le directeur, «  du bien-être de la personne  ».

2.   Quels sont les troubles des travailleurs handicapés ? La déficience intellectuelle englobe un certain nombre de maux. Ainsi, à l’ESAT de Wattrelos, certains travailleurs sont atteints de trisomie, quand d’autres ont des carences dues à des troubles affectifs ou sociaux. Sont employées aussi des personnes ayant «  subi des traumatismes crâniens  », ou encore en proie à des problèmes psychiques, tels que la schizophrénie ou encore des troubles dus à la maltraitance. «  Notre rôle est d’amener les gens à s’épanouir par le travail, à leur redonner de la considération et une place dans la société  », indiquent Albert Delecourt et Mohamed Mebarki, chef d’atelier.

3.   L’ESAT, on y fait quoi ? La structure Wattrelosienne est installée sur deux sites. Celui de Linselles, où les travailleurs s’adonnent au maraîchage biologique, à l’entretien d’espaces verts et à la prestation logistique. Tandis que du côté de Wattrelos, il existe deux équipes spécialisées en hygiène et entretien des locaux, ainsi que de multiples métiers : conditionnement, couture, montage, assemblage, mise sous film rétractable. Cela étant, insiste Mohamed Mebarki, la plupart des employés sont polyvalents.

4.   Qui sont les clients ? Les travailleurs sont essentiellement employés pour des fournisseurs de la grande distribution, mais aussi des industriels. Certaines entreprises tenant à rester discrètes, nous n’avons pas pu connaître les noms de celles qui emploient les salariés de l’ESAT. Toutefois, la plupart sont situées à Roubaix, Tourcoing ou Wattrelos et plus largement, dans la métropole lilloise.

Lire l’article complet.

 

Tennis de table, sport adapté

A lire sur le site de la Ville Les Herbiers:

Le Tennis de table promeut le sport adapté

  • 19/11/2014

Le Tennis de table herbretais accueillait la 2e journée départementale du sport adapté avec 29 participants. Le club désire d’ailleurs créer une section de sport adapté pour septembre 2015.

Tennis de table

29 athlètes handicapés ont participé à la 2e journée du championnat départemental de tennis de table sport adapté qui s’est déroulée ce samedi 15 novembre aux Herbiers.

Le Tennis de Table Herbretais (TTH) accueillait la 2e journée départementale du sport adapté. La première a eu lieu à Pouzauges le 4 octobre dernier et trois autres journées auront lieu d’ici juin prochain dans le département. Les 29 athlètes présents sont atteints d’un handicap mental (voir les résultats).

« Ce n’est pas par hasard que le Tennis de Table Herbretais accueille cette journée car le club a en prévision de créer une section « sport adapté ». Le projet a été lancé en fin de saison dernière, mais l’objectif est de le concrétiser pour septembre 2015 », note Julien Babarit, président du TTH.

Odile Pineau, adjointe à la Jeunesse de la Ville des Herbiers, a félicité l’ensemble des participants à cette manifestation qui permet aux personnes handicapées de pouvoir se rencontrer, de pratiquer ensemble une activité sportive.

« Cette initiative doit aussi permettre à tous de poser une regard différent sur le handicap, et de faciliter son intégration dans la société », rappelle-t-elle.

La Ville soutient déjà les initiatives en faveur de l’intégration du handicap, notamment via des subventions pour l’achat d’un fauteuil pour la section de hockey fauteuil des roulettes herbretaises, et depuis de nombreuses années au travers de  l’association Mélusine.

Les résultats de la 2e journée aux Herbiers

Division 1

TTH D1

 

  • 1er : Julien Vignaud
  • 2e : Jean-Félix Bourcier
  • 3e : Jacques Tricoire
  • 4e : Yann Logeais
  • 5e : Mathieu Phanthourath
  • 6e : Stéphane Julien
  • 7e : Thierry Blanchard
  • 8e : Antoine Frangeul

Division 2

TTH D2
  • 1er : Morgan Thomas
  • 2e : Yannick Martinet
  • 3e : Stéphane Lecam
  • 4e : François Micheneau
  • 5e : Raphaël Oriac
  • 6e : Bruno Trichet
  • 7e : Freddy Berland
  • 8e : Christophe Riberolle
  • 9e : Valentin Gaboriau

Division 3

TTH D3
  • 1er : Thierry Rapiteau
  • 2e : Pierrick Potier
  • 3e : Sébastien Dalcin
  • 4e : David Gendrot
  • 5e : Evrard Legrele
  • 6e : Marc Pineau

Féminines

TTH féminine
  • 1ère : Flavie Caiveau
  • 2e : Christelle Chiron
  • 3e : Géraldine Fouquet
  • 4e : Martine Tempette
  • 5e : Véronique Gaudin
  • 6e : Patricia Guillebot

La fédération Z.Ö.F. de Turquie en visite en France

A lire sur le site Handiplanet:

Rapport de visite de travail de Mme Dankaz, Présidente de la Fédération Z.Ö.F.

Par Aynur Dankaz le 24/09/2014
fédération Z.Ö.F.
Partenariat Handiplanet entre la Fédération des personnes ayant un handicap mental de Turquie (Z.Ö.F.) et la Fondation des Amis de l’Atelier (8 et 9 juillet 2013)

Rappel du programme et des objectifs

Objectifs  de l’accueil de Mme Aynur DANKAZ, Présidente de la Fédération

- Proposer un panorama des types de services et d’accueil de la Fondation

- Renforcer le lien avec les établissements

- Offrir des espaces de discussion entre les directions des établissements, les équipes et le partenaire

- Echanger sur les pratiques comparées France-Turquie

- Renforcer la dynamique de partenariat pour permettre que la Fédération devienne tête de réseau active de Handiplanet en Turquie

JOUR 1           

~ MAS Hautes Bruyères

~ DGE (Déjeuner)

~ ESAT Les Robinsons

~ Foyer-CITL Les Robinsons

JOUR 2           

~ ESAT & EA Les Ateliers de Chennevières

~ IME du Jeu de Paume

    

Rapport

« J’ai été invitée à Paris en juillet 2013 par la Fondation des Amis de l’Atelier, notre partenaire dans le cadre du réseau Handiplanet dont nous sommes membres, dans l’objectif de  voir, analyser et obtenir de beaux exemples. J’ai appris que, née il y a 50 ans comme association, cette organisation devenue Fondation il y a 2 ans est gestionnaire de 65 établissements [et services] à Paris [et en Île-de-France] auprès des personnes ayant un handicap mental ou psychique.

En voyant tout ce que cette Fondation réalise dans les domaines de l’éducation, du résidentiel, de la santé, je dois avouer que je me suis remise en cause.

J’ai vécu la possibilité d’examiner 8 établissements en 2 jours.

Ma première visite était celle d’un établissement accompagnant des personnes ayant un handicap mental ou psychique très lourd [MAS / Maison d’Accueil Spécialisé de Villejuif]. Je souhaite partager avec vous ce que j’ai vu de cet établissement, qui m’a semblé aussi confortable qu’un hôtel 5 étoiles. Les lits pour personnes ayant un handicap lourd sont différents, cependant ils étaient si bien arrangés qu’ils semblaient être des lits normaux. De la porte jusqu’aux fenêtres,  la chambre, organisée en fonction des besoins spécifiques de la personne, a été transformée en un très joli lieu. La chambre privée de la personne ayant un handicap est devenue une maison. La salle de bain et les toilettes sont dans la chambre [séparés par une porte]. Cet établissement résidentiel contient 7 sections. Chaque section rassemble des personnes ayant des spécificités différentes. Dans les sections se trouvent des salles et équipements pour répondre aux besoins des personnes : salle de soins, salon de coiffure pour les soins corporels du cheveux, barbe et ongles des personnes ayant un handicap ; une salle de massage pour permettre la circulation [motricité] ; Une salle de sport, une piscine thérapeutique, des chambres de ménage (le ménage est pris en charge par des personnes ayant un handicap moyennant rétribution par la Fondation) ; pour les activités de jour un atelier céramique, un atelier dessin, des salles éducatives, une cuisine éducative (utilisée pour y prendre des cours de cuisine), et des salles à manger ; ainsi qu’une salle de relaxation [Snoezelen]. Au contraire des salles de relaxation utilisées en Turquie comme une punition, cette salle a été meublée et décorée avec un système très particulier : l’établissement m’a expliqué l’influence que chaque objet dans la pièce produisait sur la personne ayant un handicap.

L’établissement accueille de jour également les jeunes adultes qui ont un handicap lourd et dont les familles travaillent. Parmi les personnes accueillies, j’ai pu rencontrer un jeune homme turc ayant un très lourd handicap. Aux côtés des personnes ayant un handicap se trouvaient des aides-soignants, appelés dans l’établissement des « accompagnants », qui s’occupaient des personnes. A ce moment, en repensant à ce que j’ai vécu avec mes propres enfants, j’ai eu les larmes aux yeux…

Lorsque vous regardez un tel établissement où vivent des personnes avec un handicap si lourd, vous vous sentez  en paix ; tant les résidents que les éducateurs et accompagnants étaient très souriants. Lorsque j’ai demandé s’il n’y avait jamais de points négatifs, la réponse suivante m’a été donnée : il y a eu des difficultés, qui ont été suivies par un renouvellement des équipes salariées. J’ai perçu ainsi que le mécanisme de contrôle est également tenu par les salariés. Si une personne est licenciée, les autres risquent de l’être aussi, c’est pourquoi les membres de l’équipe s’autocontrôlent pour ne pas mal agir.

Le moment le plus important que j’ai vécu à cet endroit était l’entrée dans la piscine thérapeutique d’une résidente ayant un très lourd handicap. Cette femme, qui crie beaucoup, ne peut pas marcher, et est assise dans un fauteuil roulant tout au long de la journée. L’équipe m’a informée que lorsqu’elle allait dans la piscine, ses cris cessaient et elle marchait dans l’eau, et j’ai personnellement été témoin de ce moment.

Nous sommes ensuite arrivés au siège de la Fondation pour déjeuner avec son Directeur Général M. Claude Hege, le directeur des programmes émergents M. Denis Pelsy et notre correspondante Mme Viviane Sekercioglu. De nouveau, nous avons déjeuné parmi les personnes ayant un handicap dans un établissement [ESAT L’Atelier Etablissement et service d’aide par le travail] où travaillent uniquement des personnes ayant un handicap, au sein d’un atelier cuisine, un atelier blanchisserie, [un atelier conditionnement] et un atelier espaces verts.

En nous rendant vers un autre établissement, nous nous sommes arrêtés sur la route devant un autre centre qui n’était pas prévu au programme. L’on m’a expliqué que cette « maison heureuse » au très beau jardin comporte 3 types de bâtiments [Foyer intégré la Maison Heureuse], la partie avant étant celle des appartements indépendants [studios], où les résidents vivent seuls et cuisinent eux-mêmes, pouvant recevoir des invités le week-end ; et la partie arrière où les résidents utilisaient des espaces communs.

J’ai été très impressionnée à mon arrivée sur les lieux de la visite suivante du programme, un très grand espace vert où prenaient place à la fois un établissement résidentiel [Foyer les Robinsons], un centre éducatif [CITL les Robinsons – Centre d’initiation au travail et aux loisirs]et des ateliers de travail [ESAT les Robinsons]. Nous avons d’abord visité les ateliers : l’atelier blanchisserie est un très grand atelier où beaucoup de personnes ayant un handicap travaillent. Ils gagnent de l’argent en prenant des commandes en gros et au détail. Dans un grand espace, beaucoup de travailleurs ayant un handicap réalisent des tâches d’installation [pliage,…]. Les travaux de jardinage et de ménage sont réalisés par les travailleurs au sein du bâtiment et ils vont également travailler en dehors [externe]. La nuit, [certains] sont résidents dans des appartements au sein du bâtiment voisin [indépendants du Foyer Robinsons].

Dans l’atelier [de soutien] verre, les bagues, colliers, et autres très beaux objets créés sont présentés aussi pour la vente. J’ai pu voir en les visitant et en m’y asseyant un moment l’impact des salles de céramique, de dessin et de nouveau de la très belle salle de relaxation [Snoezelen] comme nous avions pu voir dans l’établissement résidentiel, qui a la particularité de détendre les personnes ayant un trouble du spectre autistique ou les personnes qui crient. Plus tard, les programmes auxquels les personnes ayant un handicap participent m’ont été décrits. Dans le bâtiment d’à côté [CITL les Robinsons] nous avons visité un café [le salon de thé] où ce sont les personnes elles-mêmes qui, accompagnées, préparent la liste des ingrédients, vont faire les courses et préparent les gâteaux.

Dans les bâtiments où ont lieu les activités éducatives, j’ai été avec les adultes (jeunes et moins jeunes) ayant un handicap avec qui nous avons discuté ; ils reçoivent une éducation en fonction de leurs spécificités, de leur situation et de ce qu’ils aiment faire.

Lorsque nous sommes passés à l’unité résidentielle [Foyer les Robinsons] nous avons visité cet établissement d’accueil résidentiel où les étages femmes et les étages hommes sont distincts. En visitant cette unité très bien organisée et ordonnée, j’ai été témoin de la façon dont les personnes sont rentrées heureuses après avoir participé aux apprentissages éducatifs et avoir travaillé. DANS LE BUREAU DU DIRECTEUR, j’ai vu comment étaient constitués les programmes. Sur un très grand mur, étaient affichés les programmes de soin, d’éducation et de travail préparés en fonction de la personne.

Le directeur, très joyeux et surpris par la plupart de mes questions, m’a apporté un éclairage sur de nombreux sujets.

Pour ne pas déranger davantage les jeunes adultes, car nous avions dépassé légèrement l’horaire de visite, nous avons dû partir.

Le 2ème jour, notre programme était un très grand établissement construit dans une zone plus rurale de la région parisienne [ESAT et Entreprise Adaptée Les Ateliers de Chennevières]. Il s’agissait d’un établissement de travail protégé, où travaillent des personnes ayant un handicap, existant depuis plus de 30 ans !!! Et il y avait une surprise : l’assistante de la directrice est turque. J’ai suggéré une critique de l’établissement, car il est entouré de hauts murs, sécurisé par un accès d’entrée et de sortie avec un système de carte, comme si les personnes ayant un handicap étaient marginalisées ici. Ce système a en fait été mis en place contre les vols externes de matériels et de produits finis. Nous sommes passés à la visite : à nouveau, un très grand atelier blanchisserie, et des personnes ayant des handicaps mental ou psychique allant de léger à lourd qui travaillaient avec une grande précision. Nous sommes passés à l’atelier de couture [maroquinerie]. Les travailleurs coupaient, collaient le blason, cousaient, plaçaient la boucle et emballaient des ceintures Lacoste. Dans une section, des travailleurs réalisaient des sacs et portefeuilles  à partir de bâches que de grandes marques utilisent pour leur publicité et jettent. Certaines personnes travaillaient depuis plus de 30 ans, et arrivent bientôt à l’âge de la retraite. Certains travaillent tout à tour sur les ateliers de nettoyage, d’espaces verts. Ils gagnent de l’argent et sont aussi contents de travailler, vivant la satisfaction de la réalisation du travail. Lorsqu’ils se lassent, sont organisées des activités telles que du basket dans le jardin, du sport ; et chaque individu [pour la plupart] vit dans son appartement, rattaché à la Fondation qui accompagne et contrôle. Ils rentrent manger chez eux, et font les tâches de ménage et petites réparations chez eux.

Notre dernière visite était un établissement éducatif pour les enfants porteurs d’autisme de 2 à 14 ans [IME du Jeu de Paume – Institut Médico-éducatif]. C’était un jour où l’équipe éducative était en séminaire et où les élèves étaient en vacances. Chaque salle a été peinte d’une couleur différente en fonction des groupes d’âge. Les salles individuelles sont différentes. Le directeur a expliqué longuement les méthodes ABA [pour les apprentissages] et Pecs [pour la communication] utilisées. Les élèves sont en apprentissage dans l’établissement 2 jours par semaine et vont les autres jours en éducation inclusive. Dans l’établissement, une salle autre que la salle de soins contient tous les instruments médicaux ainsi qu’un fauteuil de dentiste, pour [permettre aux élèves à apprendre à] dépasser la peur du docteur.

Lorsque nous avons quitté les lieux, j’ai pensé que les organisations de la société civile [= les associations] de notre pays ont beaucoup de travail. Pourquoi n’étions-nous pas déjà dans cette situation !!! Car dans les associations, les personnes perdent du temps à être en concurrence les unes avec les autres. Pour trouver des solutions durables, il faudra dépasser les conflits, les animosités et la haine accumulés .

Chers Denis, Viviane, directeurs, équipes et bénévoles de la Fondation, nous vous remercions et vous félicitons… Nous espérons que nos échanges durent de nombreuses années et que nous partagerons mutuellement nos idées positives.

Avec mes salutations amicales,

Aynur DANKAZ

Fédération des personnes ayant un handicap mental – Turquie (Zihinsel Özürlüler Federasyonu)

Présidente

Qui a gagné le concours de l’Assiette Gourm’hand?

A lire sur le site La Voix du Nord:

Bailleul : une brochette de chefs au concours de l’Assiette Gourm’hand

Publié le 18/11/2014

PAR H. DAUSCHY (CLP)

Samedi, seize équipes de cuisiniers, venues de France et de Belgique, ont concouru pour décrocher la première place du concours culinaire de l’Assiette Gourm’hand, destiné aux personnes souffrant de handicap.

Assiette Gourm’hand

Pierre-Henri Masson, très ému, a remporté le concours, devant l’équipe hazebrouckoise, Katheleen Lecomte et Kevin Baert.

Il est un peu plus de 16 h 30, samedi, au lycée Sainte-Marie, quand le jury de cette douzième édition rend son verdict : Pierre-Henri Masson (originaire des Côtes-d’Armor), aidé par Stéphane Le Goff, s’adjuge la première place du concours. À 23 ans, Pierre-Henri, atteint de trisomie 21, n’en revient pas. Tout comme ses parents. « On est les premiers surpris des compétences de Pierre et de son énergie […]. C’est aussi inespéré qu’inattendu […]. On est aujourd’hui comblés », confient-ils, les yeux remplis de larmes, devant une assemblée tout aussi émue.

Une belle leçon de vie

De 7 h 30 jusqu’en milieu d’après-midi, les seize équipes se sont succédé dans les cuisines de l’établissement. L’objectif du jour : envoyer dix assiettes en une heure et demie et convaincre les vingt-six membres du jury, notamment composé des meilleurs ouvriers de France, du chef cuisinier de l’Élysée et d’autres grands noms de la cuisine française. « Cette année, les candidats nous ont encore donné une belle leçon de vie. Ils ont montré qu’ils pouvaient aller au-delà de leurs capacités, sans esprit de compétition […]. Beaucoup de jeunes en cuisine devraient en tirer une leçon », témoigne Bernard Leprince, meilleur ouvrier de France et Chef des Chefs du groupe de restaurants Frères Blanc.

Le concours a une nouvelle fois connu un grand succès, « on a même dû refuser des participants », précise Benoît Flahaut, cuisinier et président de l’association L’Assiette Gourm’hand, à l’origine de l’événement. Mais depuis 2003, le but reste le même : reconnaître et valoriser le travail des personnes porteuses d’un handicap mental.

Parmi les équipes présentes, l’une d’elles venait d’Hazebrouck. Katheleen Lecomte, coachée par Kévin Baert, représentait l’Établissement et service d’aide par le travail (ESAT) du Pont des Meuniers, qui concourait pour la quatrième année consécutive. Le binôme, qui participait pour la première fois, travaille au restaurant La Ballanden d’Hazebrouck. Comment ont-ils vécu le concours ? « On est resté concentrés jusqu’à la fin, même si on a eu un peu de pression lors de l’envoi. On a réussi à respecter le temps. On est très fiers de ce qu’on a fait, grâce à un bon travail d’équipe », confie le binôme. Sa recette de filet de poulet aux saveurs du nord n’a peut-être pas convaincu le jury, mais Katheleen reste bonne joueuse, et encourage « les collègues à participer l’année prochaine. On a eu beaucoup d’émotion aujourd’hui ! » L’équipe hazebrouckoise est arrivée 4e ex-aequo.

Pierre-Henri Masson, au côté de Stéphane Le Goff, son entraîneur (à gauche), a reçu la médaille du Président de la République.

Pierre-Henri Masson, au côté de Stéphane Le Goff, son entraîneur (à gauche), a reçu la médaille du Président de la République.

L’équipe hazebrouckoise, Katheleen Lecomte et Kevin Baert, a terminé 4 e ex-aequo.

L’équipe hazebrouckoise, Katheleen Lecomte et Kevin Baert, a terminé 4 e ex-aequo.

Une pièce (pas) ordinaire, docu de 52 minutes

A lire sur le site Le JDC:

Le réalisateur neversois Pierre Otzenberger présent au Mois du documentaire

13/11/14

Une pièce (pas) ordinaire

relate une aventure peu commune : la création d’une pièce de théâtre par des personnes handicapées mentales.? – Droits réservés

Le Ciné-club de Nannay et le Crystal Palace, à La Charité, proposent de rencontrer, pendant une semaine, dès dimanche, cinq réalisateurs, dans le cadre du Mois du documentaire . Dont le Neversois Pierre Ortzenberger.

Le Neversois Pierre Otzenberger fait partie des cinq réalisateurs qui viennent présenter leur documentaire, dans le cadre du Mois du film documentaire relayé, en Pays charitois, par le ciné-club de Nannay et le Crystal Palace de La Charité-sur-Loire. Il présentera Une pièce (pas) ordinaire, docu de 52 minutes, tourné à Nevers, qui relate la création d’une pièce de théâtre par des adultes souffrant d’handicap mental du Centre Adapei Saint-Genest, à Nevers.

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans ce projet ambitieux, pour votre premier film ? La rencontre avec la professeur de théâtre, Nathalie Jadot, qui m’a parlé de son travail, a été déterminante. J’ai vécu un cours avec ces élèves. Il y avait quelque chose à faire… J’ai senti une énergie particulière, très puissante. J’ai suivi cette aventure en racontant comment ils la vivaient. Certains sont plus dans le travail, d’autres dans l’humour. C’est comme un feu d’artifice, avec plein de libérations différentes. Chacun se détache avec sa personnalité.

À Paris, en Belgique

Quel accueil a reçu votre film ? Extraordinaire, lors des premières projections. Après s’être donné autant de mal pendant un an et demi, ça fait du bien… Deux projections ont eu lieu à Paris, une à Guérigny, pour remercier les gens qui ont participé au film. Car il s’est monté avec un financement participatif. Il a aussi été projeté à Nevers, en octobre, au festival de l’Espace Bernadette.D’autres projections sont-elles prévues ? Oui, plusieurs avec des associations intervenant auprès de personnes handicapées, un peu partout en France et en Belgique.

Ariane Bouhours