Une fresque comme objet de collaboration entre un lycée et un ESAT

À lire sur le site La Dépêche:

Une fresque comme lien humain

Publié le 24/02/2017  G. L.

fresque

Les élèves du lycée Beauregard et les résidents de l’ESAT de Martiel devant leur œuvre./ Photo DDM

Des lycéens de Beauregard et des résidents de l’ESAT de Martiel ont réalisé une œuvre monumentale sur le thème de la solidarité et de la fraternité. Elle va être exposée en ville.

Au lycée Beauregard, la culture occupe une place importante. «C’est un objectif essentiel de l’enseignement agricole», souligne justement son directeur, Saïd Lawal.

Autre paramètre fort pour le lycée : son ancrage dans le territoire. Et lorsque les deux sont réunis, cela donne un magnifique projet dont la réalisation a été unanimement saluée hier, lors de son inauguration.

Concrètement, des élèves de seconde professionnelle services aux personnes et aux territoires (SAPAT) ont peint une fresque monumentale dans le cadre de l’éducation socioculturelle avec le professeur de cette discipline, Jean-Louis Benoit. Ça, c’est pour l’approche de la culture. Mais ce travail artistique, ils ne l’ont pas réalisé seuls. Il a été mené conjointement avec des résidents de l’établissement et service d’aide par le travail (ESAT) des Dolmens à Martiel avec le concours du peintre Ignacio Gonzalez et en partenariat avec l’Atelier Blanc. Nous sommes bien là dans la réalité d’un territoire, telle que le souhaite Saïd Lawal.

Une troisième dimension apparaît aussi : le lien humain. D’ailleurs, le directeur de Beauregard le souligne : «Ce travail a permis d’échanger entre élèves mais aussi entre élèves et adultes. Il a été aussi la rencontre de l’autre dans ses différences (situation de handicap mental)». La fresque exprime cette notion d’altérité, renvoyant à ce qui est l’autre et gommant les différences. «C’est une fresque sur le thème de la solidarité et de la fraternité», ont d’ailleurs dit, hier, deux élèves de Beauregard. Tous les jeudis, du mois d’octobre aux dernières vacances de février, leur classe attendait la venue des résidents de l’ESAT participant au projet. Au fil de ces semaines, un attachement réciproque est né, tout le monde étant sur un pied d’égalité. «Cette œuvre montre la richesse des contacts qu’il y a eus», a apprécié le conseiller départemental Éric Cantournet.

(…)

Lire la suite…

Cannabis médical pour Sofianne

À lire sur le site Radio-Canada:

Du cannabis pour contrôler l’épilepsie d’une enfant de 5 ans

Cannabis

Mélanie Cossette et sa fille Sofianne, polyhandicapée et qui souffre aussi d’épilepsie. Photo : Gracieuseté – Mélanie Cossette

Donner du cannabis à son enfant. Cette phrase frappe l’imaginaire, pourtant c’est un traitement qui commence à faire ses preuves pour les cas graves d’épilepsie. Une mère de Rouyn-Noranda espère pouvoir commencer ce traitement avec sa fille de 5 ans d’ici quelques semaines.

D’après une entrevue d’Annie-Claude Luneau

Un médecin de la clinique montréalaise Santé Cannabis a accepté de rencontrer Mélanie Cossette et sa fille Sofianne au début mai. La mère a vu en ce traitement l’espoir d’une meilleure qualité de vie pour sa fille Sofianne, 5 ans, qui est polyhandicapée.

(…)

Épilepsie difficile à contrôler

Sofianne se déplace en fauteuil roulant, présente une déficience intellectuelle et doit être gavée. Elle souffre aussi d’épilepsie et peut faire plusieurs crises par jour. Depuis sa naissance, les médecins ont tenté de contrôler son épilepsie, sans succès.

Elle prend, en ce moment, trois médicaments différents pour diminuer le nombre de crises. L’un de ces médicaments a comme effet secondaire de faire perdre du tonus, rien pour aider Sofianne qui est déjà hypotonique, donc qui n’arrive pas à se tenir debout ou à tenir sa tête.

C’est pour pouvoir arrêter la prise de ce médicament que Mélanie Cossette souhaite se tourner vers le cannabis.

De l’huile concentrée en cannabidiol

L'huile de cannabis.

L’huile de cannabis. Photo : Radio-Canada/CBC/Waubgeshig Rice

Le cannabis médical pour les enfants n’est pas facilement accessible. Le médecin traitant doit référer l’enfant à des spécialistes montréalais, qui eux, peuvent prescrire l’utilisation de cannabis sous forme d’huile.

« C’est du cannabis qui a été sélectionné pour faire en sorte que la portion cannabidiol est beaucoup plus importante que la portion THC. La portion THC est celle qui rend euphorique et c’est pour cette raison que les gens consomment du cannabis de façon récréative. Le cannabidiol a un effet sur le cerveau, mais ne donne presque pas cet effet euphorisant. », explique la neurologue de Sofianne, Dre Stéphanie Jacques.

Même si le cannabis a prouvé son efficacité dans certains cas graves d’épilepsie, docteure Jacques reste prudente, car lorsqu’un enfant a essayé plus de trois médicaments sans succès, les chances qu’un autre médicament permette un contrôle parfait de l’épilepsie sont de moins de 2 %.

Ce que les gens pensent, ça ne me dérange pas, moi je le fais pour ma fille, pour lui offrir une meilleure qualité de vie.

Mélanie Cossette

Mélanie Cossette tient une page Facebook Ensemble pour Soso, suivie par près de 2000 personnes.

Sofianne, fille de Mélanie Cossette

Sofianne, fille de Mélanie Cossette Photo : Gracieuseté – Mélanie Cossette

C’est sur cette page que la mère de Sofianne a expliqué qu’elle avait reçu l’appel qu’elle attendait depuis longtemps, qui lui confirmait que les spécialistes de la clinique Santé Cannabis avaient accepté de les rencontrer.

Elle est consciente que certaines personnes vont peut-être porter des jugements ou cesser de suivre sa page parce que ce choix va contre leurs valeurs.

(…)

Lire la suite…