Tahiti – Une journée de fête

A lire sur le site La Dépêche de Tahiti:

Moorea – Les handicapés montrent leur maîtrise des cinq sens

De notre correspondant Jeannot Rey    Mardi 30 Juin 2015
Tahiti

Autour de John Toromona, président d’honneur et fondateur de Taatiraa huma no Moorea-Maiao , Tumata Elme du ministère de la Solidarité, des élus communaux, le directeur du centre Thierry Leclère et bien sûr, des personnalités diverses et enfants des deux centres. (© J.Rey/LDT)

S’il y a bien une association qui n’a pas besoin qu’on lui tienne la main pour l’aider à atteindre ses objectifs, c’est bien Taatiraa huma no Moorea Maiao, l’association des handicapés.

Cette association, qui a pour président d’honneur et fondateur John Toromona, a été créée en 1996 et depuis 1998 a été agréée “Permanence éducative médicale spécialisée”(Pems). Elle dispose de deux centres : le Fare Moetini situé à Maatea pour enfants et adolescents et le Fare Arii de Afareaitu pour adultes. Ce dernier dispose de trois secteurs : l’insertion professionnelle, les actions promotionnelles qui se traduisent par des chantiers d’application, et l’occupationnelle. Le centre des adolescents regroupe 25 occupants, pour la plupart handicapés mentaux, qui sont encadrés par 5 éducateurs, du personnel médical et paramédical. Le Fare Arii regroupe quant à lui, 30 occupants avec 4 éducateurs et la présence ponctuelle de personnel médical ou paramédical.

Samedi c’était, pour ces adolescents et jeunes adultes, une journée de fête. L’année se clôture et comme d’habitude, on se quitte avec une manifestation toujours riche en ateliers divers. Cette année, le thème choisi était “la découverte des cinq sens” à savoir la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. La fête était organisée au centre Fare Moetini, le public -parents d’enfants et amis- était convié à cette grande kermesse où différents ateliers tenus par les élèves, étaient proposés, avec possibilité d’acheter les créations artisanales, friandises, enveloppes surprises, au bénéfice des enfants.

Jeux et dégustations

Parallèlement, des jeux de mise en situation étaient organisés dont une création du centre, “la Dépêche musicale” où les plus courageux se devaient de danser sur une page double de votre quotidien préféré, page qui au fur et à mesure que la musique avançait, se réduisait en page simple, demi-page etc. Le gagnant étant le danseur qui dansait le plus longtemps possible sans déborder du journal.

Aux ateliers du goût, on pouvait déguster des barquettes de salade de fruits, des gâteaux au citron ou à l’orange, et pour les plus gourmands, un ma’a tahiti cuisiné dans le ahimaa du centre.

Une journée très animée, à laquelle participaient de nombreux adultes, des élus communaux, de l’Assemblée de Polynésie française et du gouvernement dont Tumata Elme, représentant Tea Frogier, la ministre de la Solidarité, actuellement en déplacement en métropole.

Rappelons que Taatiraa huma no Moorea Maiao accueille essentiellement des personnes en situation de handicap mental, moteur voire des poly-handicaps, l’originalité de cette structure étant d’apporter une réponse à l’ensemble des enfants de Moorea qui connaissent un handicap, en les accueillant dès le plus jeune âge et les accompagner tout au long de leur développement jusqu’à, une insertion professionnelle, ou en situation d’accompagnement, selon la capacité des uns et des autres.

Martine Létourneau liked this post

« MONSens » proposera des œuvres réalisées par des personnes déficientes mentales

A lire sur le site RTBF:

Mons 2015: l’art brut s’invite au BAM avec MONSens

 MONSens

par Laura Canducci

A partir de ce samedi 20 juin, le Musée des Beaux-Arts de Mons accueille sa nouvelle exposition consacrée à l’art brut. Après le succès de l’exposition consacrée au peintre Vincent Van Gogh, le BAM s’intéresse à un tout autre sujet: « MONSens » proposera des œuvres réalisées par des personnes déficientes mentales ou présentant un trouble psychiatrique. L’art brut est utilisé pour désigner les créations des personnes présentant un handicap mental ou un trouble, des personnes plutôt marginalisées. La définition de base de « l’art brut », inventée par le peintre Jean Dubuffet, parle d’un art dont le créateur est vierge de toute notion artistique, d’influence culturelle.

L’exposition MONSens se divise en deux parties. La première montre l’évolution de cet art et surtout de la manière dont il a été perçu. Peintures, sculptures, tapisseries… des créations en tout genre sont exposées. Pour la plupart des œuvres, le trouble de l’auteur est même insoupçonnable. Cette absence de distinction entre « l’art traditionnel » et « l’art brut » est d’ailleurs un des souhaits de Carine Fol, une des commissaires de l’exposition: « Ce que j’aimerais c’est que les gens soient surtout éblouis par ces œuvres et qu’ils perdent finalement ces idées, ces questionnements sur l’art des fous mais qu’ils regardent ça comme des œuvres d’art à part entière. »

Une seconde partie de l’exposition s’intitule « Interaction ». C’est une partie consacrée à des réalisations issues de rencontres entre artistes professionnels et résidents de centre spécialisé. Cléa Coutsi, par exemple, est une artiste française. Pendant deux ans, elle et son collaborateur ont placé un enregistreur dans des foyers spécialisés. Les résidents pouvaient aller parler s’ils le souhaitaient. « On entend rarement raconter des gens qui vivent en foyer, des gens qui sont, soit fous, soit handicapés mentaux, explique Cléa Coutsi. On les entend rarement raconter des choses. On a tout mis en place pour qu’ils racontent. » Au cœur de l’exposition, la réalisation prend la forme d’un dôme. Une fois à l’intérieur, le visiteur peut entendre les enregistrements des résidents. Des photos de ces résidents sont également exposées.

L’exposition MONSens se tient jusqu’au 6 septembre.

Connaissez-vous Bryann Burgess, une des personnes REMARQUABLES?

Voici 4 nouveaux portraits dans la série « Des personnes REMARQUABLES dans le monde entier »:

Cliquer sur la photo ou le nom pour lire le portrait.

 EvanSneiderEvan Sneider – États-Unis – Acteur  David CornerDavid Corner – Nouvelle-Zélande – Militant et conférencier Lizzie EmehLizzie Emeh – Angleterre – Chanteuse Bryann BurgessBryann Burgess – États-Unis – Professeur de musique

Pour voir l’ensemble des portraits déjà publiés (28), cliquer ici.

« Moi, ma famille et les autres » – La parole aux personnes ayant une déficience intellectuelle

 A voir sur le site de l’Unapei:

 « Moi, ma famille et les autres » : une web série inédite

Moi

« Moi, ma famille et les autres » donne la parole aux personnes handicapées mentales. On parle souvent à leur place, elles ont, pourtant, tant de choses à nous dire…

La web-Série « Moi, ma famille et les autres », propose des regards de personnes handicapées intellectuelles sur leur vie de famille, leur vie sociale, leurs rêves, leurs projets, leur quête d’autonomie. Découvrez les témoignages de Méline, Christina, Guy, Fred, Chantal et Maxime.

Ces épisodes sont aussi diffusés sur les pages Facebook et Twitter de l’Unapei. Si vous aussi, vous êtes fans de ces témoins, dites-le en partageant ces vidéos avec vos contacts via Facebook et Twitter ou en faisant connaître cette page.

Ces films ont été réalisés par Estelle Djana Schmidt et Antoine Bonnin* pour l’Unapei avec le soutien de Humanis.

Episode 1 – #MonAutonomie

*Le mot des réalisateurs
« A l’origine, c’est une histoire personnelle… un cousin, une cousine un peu « différents » de nous les « ordinaires »… alors dans notre enfance très vite nous avons été confrontés à des questionnements… Pourquoi sont-ils mis à part..? Pourquoi ne vont-ils pas à l’école comme nous ? Depuis de nombreuses années nous faisons des films dans le milieu du handicap mental. Nous découvrons des personnalités surprenantes, hors-norme… Des perturbateurs de nos repères, vivants et touchants, venus briser nos à priori à coup de fou rire et de générosité… »

Voir plusieurs autres vidéos.

Sylvie Morin liked this post

Plongée sous-marine et déficience intellectuelle

A lire sur le site Le Télégramme:

La plongée sous-marine est aussi un sport accessible

22 juin 2015

Plongée

Des baptêmes de plongée se sont déroulés vendredi 12 juin, à la piscine Ferdinand-Buisson, pour terminer cette semaine de formation des moniteurs.

Le Club subaquatique de l’Iroise, avec l’appui de Handibrest, a permis à des moniteurs de plongée bretons de se former à l’encadrement de personnes handicapées. Des résidants de Kervallon et de Keraoul, de Don Bosco, se sont jetés à l’eau.

La plongée sous-marine est aussi accessible aux personnes en situation de handicap mais peu de moniteurs sont formés à l’encadrement de ce public spécifique. La semaine dernière, quatre moniteurs de plongée sont venus de différentes structures bretonnes pour suivre un programme de cinq jours, d’une formation organisée par le Club subaquatique de l’Iroise, avec le soutien logistique de Handibrest. L’association comporte en effet une section plongée.

Prise en charge de handicapés majeurs

La prise en charge ne concerne pas que le handicap physique. Les moniteurs se sont aussi intéressés au handicap mental, qui semble plus difficile à concilier avec une pratique subaquatique qui comporte des risques. Mais, vendredi 12 juin, à la fin de leur stage, les moniteurs ont pu proposer des baptêmes de plongée à des résidants du foyer de Kervallon et de Keraoul, de l’association Don Bosco. Ces baptêmes se sont déroulés à la piscine Ferdinand-Buisson et le sourire des nouveaux baptisés, à leur sortie de l’eau, en disait long sur la qualité de l’expérience. Cette formation interrégionale de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM) va permettre à ces moniteurs de pouvoir prendre en charge des handicapés majeurs et de leur faire découvrir le monde sous-marin.