Le CFAS constitue une grande marche vers l’autonomie, un tremplin vers le milieu ordinaire

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Trois duos maître d’apprentissage/apprenti. A gauche : Nadège Hennebert, qui vient d’obtenir son CAP, et Sylvie Bral, son maître d’apprentissage (Ehpad Féron Vrau). Au milieu : Patricia Derisbourg, maître d’apprentissage, et Ophélia Mahoungo, apprentie (Ville de Villeneuve-d’Ascq). A droite : Guillaume de Moor, maître d’apprentissage, et Lucas Moreels, apprenti (cuisine centrale de Lille).

L’année scolaire se termine en beauté pour le CFAS (centre de formation des apprentis spécialisé) : les huit jeunes qui ont passé un CAP en juin 2018 l’ont obtenu ! Le taux de réussite de l’antenne CFAS de Villeneuve-d’Ascq passe de 90 à 100%.

Cette année, l’effectif était important. Pas moins de 17 adolescents et jeunes adultes ont été accompagnés cette année par le CFAS de Villeneuve-d’Ascq. Gérée par Agap Formation, en lien avec l’IMPro (institut médico-professionnel), l’antenne assure la formation générale (français, mathématiques, etc.) et la formation aux techniques professionnelles en APR (Agent Polyvalent de Restauration) et APH (Agent de Propreté et d’Hygiène) pour 16 de ces 17 jeunes. Petite particularité cette année: le CFAS accueillait pour la première fois un apprenti boulanger dont la formation professionnelle est assurée par un prestataire extérieur.

« Le CAP, pas une fin en soi »

Les apprentis de cette année scolaire 2017-2018 avaient entre 17 et 32 ans. La plupart étaient auparavant accueillis dans un IME ou IMPro de la métropole lilloise. Il n’y a pas de limite d’âge pour entrer en CFAS. Seules conditions: avoir un employeur et une Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH). «Le projet professionnel doit avoir été défini au préalable, indique Marie Snaet, coordinatrice de la formation. Tout un travail est en général réalisé en amont au sein de l’établissement précédent.» Le futur apprenti arrive donc avec deux certitudes: il a opté pour un métier et choisi de se former en apprentissage. «Le CAP n’est pas une fin en soi. Notre but ultime est de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes en milieu ordinaire.»

Une fois le contrat d’apprentissage signé, l’apprenti a trois ans –contre deux dans le cadre d’un contrat classique– pour se former. De septembre à juin, 460 heures de formation seront assurées, 35 heures consacrées au soutien scolaire, 30 heures à la préparation des examens pour les 3e année. Le reste du temps, l’apprenti est chez l’employeur.

« Une grande marche vers l’autonomie »

Trois années au cours desquelles apprenti, centre de formation et employeur réalisent un véritable travail d’équipe. «Les trois parties doivent avoir le même objectif: la réussite du jeune qui doit se sentir bien dans sa peau en milieu ordinaire. Si nous arrivons à établir cette relation triangulaire, on a tout gagné. Si l’implication d’un partenaire fait défaut, c’est bancal.» Car l’enjeu est important: «Beaucoup de jeunes sont issus du milieu spécialisé. Le CFAS constitue une grande marche vers l’autonomie, un tremplin vers le milieu ordinaire.» Le 7 juin prochain, 8 des 17 jeunes ont passé leur CAP… Et l’ont tous obtenu ! L’antenne du CFAS de Villeneuve-d’Ascq affiche donc cette année un taux de réussite parfait: 100% contre 78% pour l’ensemble des candidats au niveau national en 2017 (chiffres 2018 non disponibles au 6 juillet 2018).

 

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