Winnipeg – Jeune garçon agressé à l’école pour la 3e fois

À lire sur le site Radio-Canada:

Un élève ayant une déficience intellectuelle blessé à trois reprises par un camarade de classe

Winnipeg

Maria Garcia (à gauche) et sa fille, Kim Uduman, disent que la violence n’a pas seulement affecté la capacité de Jordan de se sentir en sécurité à l’école, elle a blessé toute la famille. Photo : Radio-Canada/Erin Brohman

Une mère de Winnipeg souhaite que la sécurité de son fils de 16 ans soit assurée à l’école, après que ce dernier fut revenu à la maison avec des traces de morsures d’un camarade de classe pour la troisième fois en un peu plus d’un an.

Le fils de Maria Garcia, Jordan, vit avec une déficience intellectuelle et participe à un programme coopératif d’éducation spécialisée à l’Institut collégial Glenlawn. Elle dit qu’il a été victime de trois attaques d’un autre garçon de sa classe, sans qu’il y ait eu provocation.

Les blessures subies lors de l’attaque de mardi dernier, des morsures à la main, ont nécessité un vaccin contre le tétanos et des antibiotiques.

« Il pleurait. Il était bouleversé, effrayé. Il ne comprend pas pourquoi l’autre garçon a recommencé », raconte Maria Garcia.

()

En mai 2017, Jordan était revenu à la maison avec des égratignures au visage et au cou. En avril 2018, l’adolescent a été griffé par la même personne, alors qu’il travaillait à son bureau.

Maria Garcia dit avoir rencontré les responsables de l’école après les deux premiers incidents. Ils ont élaboré à deux reprises un plan de sécurité avec elle et se sont assurés que l’autre garçon serait accompagné d’un assistant spécialisé dans la classe, après l’incident du mois d’avril.

Elle dit que Jordan faisait une présentation en classe, mardi, quand l’autre garçon a commencé à l’interrompre. Son professeur a demandé à l’assistant de le sortir de la classe, mais plus tard, alors que Jordan quittait l’école pour prendre l’autobus, le garçon l’a mordu à la main et ne l’a pas lâché.

« L’autre professeur a couru pour s’interposer et c’est à ce moment-là que l’autre élève l’a laissé partir, mais il était trop tard », explique Mme Garcia.

Elle dit que la violence n’a pas seulement affecté la capacité de Jordan à se sentir en sécurité à l’école, elle a blessé toute la famille.

« C’est injuste, parce qu’il a été victime d’intimidation pendant toute sa vie scolaire. J’en ai été témoin », se rappelle sa sœur, Kim Uduman, âgée de 19 ans.

« Ça me rend vraiment triste et j’ai toujours l’impression que je devrais intervenir », a-t-elle dit, ajoutant qu’elle a été la gardienne de son frère lors de plusieurs réunions avec les enseignants au fil des ans.

Un examen des mesures mises en place

Selon Maria Garcia, à la suite du dernier incident, le directeur de l’école lui a dit que les garçons seraient séparés quand ils retourneraient à l’école à l’automne, mais elle ne sait pas pourquoi cette décision a pris autant de temps.

Le directeur général de la Division scolaire Louis Riel (DSLR), Christian Michalik, a communiqué avec la mère de Jordan depuis qu’il a été informé des incidents.

Une main avec des blessures.

Maria Garcia dit que Jordan allait prendre l’autobus lorsqu’un autre garçon lui a mordu la main et ne l’a pas lâchée. Photo : Maria Garcia

« Je regrette de ne pas avoir pu empêcher que de tels incidents se produisent », affirme-t-il.

Il indique que l’autre garçon ne se rendra pas à l’école pour la dernière semaine de cours.

« Nous allons examiner attentivement ce qui s’est passé et probablement organiser les choses différemment », ajoute M. Michalik.

« L’école a réagi à ces incidents, mais les plans que l’école et la Division scolaire Louis Riel ont mis en place par les professionnels doivent être peaufinés », constate le directeur général de la DSLR. Il ajoute que l’école n’a pas exprimé le besoin de ressources supplémentaires dans la salle de classe.

(…)

Lire la suite…

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *