France – À l’IME Ambacia, le maître-mot est l’inclusion

À lire sur le site La Nouvelle République:

A l’IME, des ados en route vers l’autonomie

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Ambacia

Blanchiment du linge de table…. Photo NR

L’antenne amboisienne de l’institut médico-éducatif La Boisnière va avoir cinq ans. Zoom sur cet accompagnement, dédié spécifiquement aux adolescents.

Un jeudi, dans la douceur d’avril, Raphaël est sorti pour aller acheter du pain tandis que sa camarade Janick était chargée de compléter les courses pour le déjeuner.

En dépit des apparences, ces deux missions représentent beaucoup pour ces adolescents accueillis à l’institut médico-éducatif (IME) Ambacia, en centre-ville d’Amboise : « En début d’année scolaire, on les accompagne mais, au printemps, ils font les courses tout seuls. Notre rôle, c’est bien de les aider à être autonomes en société », pose Thierry Testard, chef de service de cette antenne de l’IME de La Boisnière qui a ouvert il y a presque cinq ans.
En tout, 21 adolescents, âgés de 12 à 20 ans sont accueillis dans cette structure qui a bâti « des passerelles » pour que le quotidien de ces enfants atteints de déficience intellectuelle soit « le plus ordinaire possible ».

Du temps au collège car l’inclusion est le mot-clé Les courses faites par Janick et Raphaël étaient destinées, ce jour-là, aux 13 personnes qui déjeunaient dans les locaux de l’IME Ambacia : leurs camarades, le personnel encadrant et quelques personnes extérieures à la structure, des partenaires de l’aide sociale ou des parents, qui peuvent être accueillis le jeudi.

« La cuisine est l’un des deux ateliers d’initiation professionnelle que nous proposons aux jeunes de 14 à 16 ansavec l’entretien des espaces verts sur le domaine de Chaumont ou à la médiathèque d’Amboise », précise le chef de service.

Le restaurant pédagogique du jeudi n’a pas de vocation commerciale mais c’est un « petit plus » comparé à l’atelier cuisine habituel.

Encadrée par Émilie, conseillère en économie sociale et familiale, l’élève Elsa s’est chargée du service. Avec Raphaël et Janick, Elsa avait également préparé l’entrée et le dessert, « le plat étant fourni par notre cuisine centrale », précise Thierry Testard.

Ces temps d’ateliers, encadrés par l’IME, complètent les temps passés dans le collège « ordinaire », puisque le maître-mot, ici, est l’inclusion, insiste le chef de service. Certains élèves vont au collège Malraux et Choiseul dans le cadre du dispositif Ulis (unités localisées pour l’inclusion scolaire).

Surtout, une dizaine d’élèves suivent la classe externalisée proposée depuis deux ans par le collège Sainte-Clotilde qui met deux salles à disposition. « Les élèves sont intégrés dans les classes du collège pour le sport, les arts visuels, le théâtre : c’est très valorisant pour eux et très important pour l’image que cela leur renvoie, sur leur place dans la société », conclut Thierry Testard.

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