Les Ateliers spécialisés Technoland, 850 personnes, dont plus de 500 travailleurs handicapés

À lire sur le site Les Échos:

PSA et les ateliers protégés AST, une amitié de cinquante ans

Monique Clemens
Technoland

Les Ateliers spécialisés Technoland emploient 850 personnes et ont livré plus de 22 millions de pièces à PSA l’an dernier. – Thomas CHATELAIN

Le constructeur automobile a développé une relation particulière avec les travailleurs handicapés des Ateliers spécialisés Technoland. 

Au départ, en 1967, il s’agissait d’un simple atelier intégré à l’usine Peugeot-Japy pour confier l’assemblage de petits ensembles à des personnes atteintes de handicap mental. Les Ateliers sous tutelle (AST) étaient l’illustration des initiatives de l’époque de la part des associations de parents d’enfants handicapés, les Adapei et Papillons Blancs, pour fournir du travail à leurs enfants en s’associant aux entreprises locales. Géré par l’Adapei du Doubs et basé à Etupes, AST a depuis été rebaptisé « Ateliers spécialisés Technoland » et emploie aujourd’hui 850 personnes, dont plus de 500 travailleurs handicapés. L’entreprise réalise désormais 22 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 16 millions avec PSA.

Ce fournisseur devenu presque ordinaire a livré l’an dernier un peu plus de 22 millions de pièces à différents sites du groupe et travaille même directement, depuis début 2017, sur le site voisin de Sochaux. Vingt-sept salariés protégés des AST assurent sur place des tâches d’assemblage pour alimenter l’atelier de montage de l’usine. « L’objectif, en intégrant l’usine, était de baisser le coût de la matière stockée tout en faisant évoluer nos pratiques », explique Stéphanie Gerin, directrice des AST.

Un client bienveillant mais exigeant

Car le partenariat évolue,  PSA se révélant un client « bienveillant mais exigeant », qui a incité son fournisseur à s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue. « A partir des années 1990, nous avons développé des métiers plus techniques, notamment dans la câblerie, et nous avons élargi nos services à d’autres sites », confirme Jean-Michel Laforge, à l’Adapei du Doubs, qui a copiloté les AST jusqu’en 2013. « En même temps, PSA nous a demandé de prendre plus d’autonomie sur l’industrialisation, et nous avons créé un service méthodes qui développe des process parfaitement adaptés aux situations de handicap. » Dans l’atelier d’Etupes, un système imagé a été mis en place pour traduire, en langage compréhensible par tous, le nom des composants : des bananes vertes, des sorcières ou des balais pour des cosses et des câbles de sections ou longueurs différentes…

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