Un exemple des bienfaits de la relaxation

À lire sur le site Ouest-France:

Cholet. La séance de relaxation d’Unis’vers calme leur handicap

relaxation

La séance de sophrologie comprend une part de motricité, pour aider à la perception du schéma corporel. | Ouest-France

L’association Unis’vers propose des séances de sophrologie relaxation ouvertes à tous, au centre socioculturel K’léidoscope. Certaines sont adaptées aux personnes en situation de handicap mental.

Les stores baissés, une lumière tamisée, une musique douce, un diffuseur d’huile essentielle… tout est réuni pour créer l’ambiance de la séance de relaxation et de sophrologie adaptée. Assis sur des chaises, les sept participants, dont quatre personnes en situation de handicap mental, forment un cercle.

Après une phase de relaxation guidée par les mots de Thomas Chauvière, sophrologue, son père, Yves, a pris le relais pour la motricité. Sur ses conseils, les participants soulèvent un cerceau en inspirant et le baissent en expirant, puis ils le font tourner à gauche, à droite, de plus en plus vite. «Même si l’exercice paraît ridicule, ça fait beaucoup de bien», commente Nicolas.

Prendre moins de médicaments

À la fin de la séance, c’est le moment de l’échange et, ce jour-là, du partage de la galette des Rois. Avant «j’étais très nerveux… Ça me permet de trouver des mots à une très grande souffrance et de prendre moins de médicaments», confie Nicolas. Il reconnaît également avoir eu moins peur lors d’une fibroscopie, grâce aux exercices de respiration qu’il a pu reproduire.

Jean-François vient depuis septembre avec son fils Jonathan, accueilli dans un foyer occupationnel à Roussay. «Nous étions à la recherche d’un moyen d’apaiser Jonathan, pour qu’il aille moins vite, sans aide chimique. Déjà, il se sent bien dans son foyer, mais il a effectivement ralenti», détaille son père. Lui aussi, en participant, «en tire les bénéfices».

«Après notre première séance au foyer Saint-Joseph à Chaudron, les participants étaient tellement détendus que la chef de service n’en revenait pas. Le repas du soir, puis le coucher, s’étaient déroulés tranquillement, alors que d’habitude les résidents sont plutôt nerveux, angoissés, ajoute Thomas Chauvière. Ici aussi, on a pu constater l’évolution des participants: ils sont plus concentrés, moins excités.»

«Il y a aussi une cohésion de groupe très forte, au point où, s’il manque quelqu’un, l’ambiance change», souligne Jean-François. «C’est autant un groupe de paroles que de la sophrologie», complète Yves Chauvière. «Ça permet d’accepter les autres et son propre handicap», conclut Nicolas.

(…)

Lire la suite…

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *