Aucun obstacle n’est infranchissable

À lire sur le site Le Parisien:

Handicap et emploi : Prendre aussi en compte le handicap mental

C.C.| 16 novembre 2017
infranchissable

Les processus d’apprentissage répondent à des schémas spécifiques en matière de rythme.SHUTTERSTOCK/KARELNOPPE

Environ 700 000 personnes soufrent de handicap intellectuel. Grâce à un accompagnement adapté, elles peuvent elles aussi prétendre à une insertion professionnelle.

« Aujourd’hui, j’aimerais qu’on regarde les personnes handicapées autrement. On est différent, mais on peut faire plein de choses ! » La jeune femme qui s’exprime s’appelle Mélanie Ségard. Atteinte de trisomie 21, elle a, le 14 mars dernier, émules téléspectateurs et bousculé quelques idées reçues en présentant la météo sur France 2. Aujourd’hui, elle rêve de devenir maquilleuse. Et pourquoi pas ?

Qui a dit que les personnes handicapées mentales ne pouvaient pas suivre de formation ? Pas l’Unapei, l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis, qui l’accompagne. Environ 700 000 personnes soufrent de handicap intellectuel (retards mentaux, de langage, d’apprentissage, etc.). « Trop souvent encore, on imagine peu les travailleurs handicapés mentaux capables de tirer les bénéfices d’un dispositif de formation professionnelle », résume Anne-Charlotte Chéron, chargée de relations publiques de l’association, qui édite un guide très complet sur le sujet. Certes, leurs capacités cognitives et les processus d’apprentissage répondent à des schémas spécifiques en matière de rythme, de traitement de l’information et d’accompagnement. Mais aucun obstacle n’est infranchissable. Pour les aider, depuis cinq ans, un collectif d’organismes de formation partenaires s’est donné pour objectif de favoriser et de développer le droit à la formation professionnelle et son accessibilité aux personnes handicapées mentales.

Trouver la bonne formation

Passionnée d’informatique, Eléonore Laloux a trouvé le poste de ses rêves et prouve qu’une jolie carrière est possible*. « Je n’ai pas forcément la tête de l’emploi, sourit cette jeune femme, née « avec un chromosome en plus », comme elle dit. Atteinte de trisomie 21, elle préfère parler d’un « chromosome du bonheur », trop souvent stigmatisé dans la société et surtout méconnu par beaucoup d’employeurs. (…)

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