L’Arche-Montréal, 40 ans de vie partagée

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L’Arche-Montréal fête ses 40 ans

Le sourire aux lèvres, les vingt-cinq résidents de l’Arche-Montréal ont tous applaudi et crié de joie lorsqu’on leur a annoncé qu’une fête serait organisée en l’honneur des 40 ans de l’organisme de Ville-Émard qui accueille dans cinq foyers différents des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.

«J’ai hâte de danser!», s’est exclamée Denise qui habite La Passerelle, une résidence située sur la rue Laurendeau dans Côte-Saint-Paul, depuis maintenant 25 ans.

Ce sera effectivement l’occasion pour les résidents de festoyer, car la salle communautaire de la rue Jogues sera animée tout l’après-midi du 14 octobre.

Pour Marie-Paule, qui réside au foyer La Colombe à Verdun, ce sera la 4e grande fête à laquelle elle assistera, étant membre de l’Arche depuis 39 ans. «Je suis chanceuse, j’ai participé à toutes les fêtes, chaque dix ans c’est gros», explique-t-elle.

Outre les célébrations, ce que Marie-Paule préfère à l’Arche c’est l’accueil, tant des résidents que des intervenants. Bien qu’elle ait hésité à quitter sa famille au départ, elle ne regrette pas son choix. «C’est ma maison maintenant», confie-t-elle.

Reconstituer un milieu familial pour les personnes handicapées est la mission que s’est donnée l’organisme depuis son ouverture en 1977. «Tout le monde a sa proche chambre, il y a un salon, une grande salle à manger, une cuisine, c’est comme une grande maison», mentionne Danièle Crevier, coordonnatrice du développement philanthropique.

Cette dernière a commencé à s’impliquer au sein de l’organisme alors que sa fille venait tout juste d’emménager dans l’une des cinq résidences. Malgré que sa fille soit maintenant décédée, Mme Crevier continue d’y travailler, la cause des personnes handicapées lui tenant particulièrement à cœur.

Donnant-donnant
Pour Alain Ouedraogo, le directeur général de l’Arche-Montréal depuis cinq ans, s’occuper des personnes handicapées intellectuellement est une vocation. «C’est un engagement et non un emploi, on veut s’éloigner le plus possible d’une dynamique de travail», explique l’homme originaire du Burkina Faso qui a déménagé au Canada pour l’excellente réputation du pays en matière d’éducation spécialisée.

À l’Arche, les intervenants habitent les foyers, non seulement pour garantir un service de qualité aux résidents, mais pour vivre une expérience unique. Comme l’organisme fondé par Jean Vanier compte 147 communautés dans plus d’une trentaine de pays, ils sont de partout à travers le monde à venir y travailler.

«Tout le monde est là l’un pour l’autre. Les personnes présentant une déficience intellectuelle ne sont pas des clients, mais des partenaires dans la mission, elles accueillent les intervenants chez elles», précise-t-il.

Par le biais d’activités organisées avec différents établissements scolaires du quartier, les résidents laissent aussi leur marque auprès des jeunes. Des élèves de l’école Honoré-Mercier viennent parfois les visiter et les enfants de l’école primaire Saint-Jean-Matha dessinent régulièrement avec les participants de l’atelier artistique L’Alizé.

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