Une 3e voie entre établissement et autonomie

À lire sur le site Handicap:

5 jeunes avec trisomie : leur vie collective en HLM !

Par Emmanuelle Dal’Secco, le 

établissement

En mai 2017, l’un des premiers déplacements officiels d’Édouard Philippe, quelques jours après sa nomination, l’a conduit dans une maison partagée Simon de Cyrène à Rungis (article en lien ci-dessous) qui accueille des personnes handicapées au cœur de la cité. Parce qu’elles sont nombreuses à vouloir échapper à l’alternative domicile/établissement, des solutions voient le jour, une troisième option qui dessine des projets inclusifs, innovants, audacieux. À cette occasion, en présence de Sophie Cluzel, secrétaire d’État en charge du handicap, le Premier ministre avait promis de « se battre sur ce terrain-là ».

Une première en France ?

À Versailles (78), une nouvelle pierre est posée à cet édifice. Le 14 septembre 2017, a été inaugurée officiellement la Maison de vie et de partage, en logement HLM. La première en France selon ses promoteurs. Il existe en effet déjà des appartements dédiés aux personnes handicapées, comme par exemple l’Ilot Bon secours à Arras (article en lien ci-dessous) qui accueille des personnes trisomiques en logement autonome mais, à Versailles, il s’agit d’une colocation entre des personnes avec un handicap mental et deux accompagnateurs valides. L’accent est mis sur le format « familial » et la vie partagée, l’animation des lieux étant confiée à l’association des Maisons Saint-Joseph. Ces jeunes n’ont pas l’autonomie suffisante pour vivre seuls. Pour le moment ! Car, in fine, l’objectif est, pour certains, de les encourager à franchir le pas.

950 euros par mois

Six jeunes garçons trisomiques âgés de 18 à 26 ans ont donc emménagé en 2017 dans une maison de 200m2, adaptée à leurs besoins par un cabinet d’architectes. Proche de toutes les commodités (transports, cinéma, piscine…), ce pavillon versaillais est doté d’un grand jardin. Les familles versent 950 euros par mois pour le loyer et la pension complète. Au cœur de la ville, ce type de logement social représente, selon ses concepteurs, « une innovation humaine et solidaire », qui vise à « rompre l’isolement et l’exclusion auxquels les personnes handicapées sont généralement confrontées ». Ce projet est porté par la Fondation pour le logement social, reconnue d’utilité publique, qui favorise, via le logement, l’insertion de près de 170 familles en difficulté ou victimes d’un accident de la vie.

(…)

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