Meaux – Une activité de sensibilisation à la Grande Guerre

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Meaux : ils réalisent des fresques au Musée de la Grande Guerre

Hendrik Delaire | 27 juillet 2017
Meaux

Meaux, jeudi 27 juillet 2017. Des personnes en situation de handicap mental ont peint des fresques de street art sur le parvis du Musée de la Grande Guerre dans le cadre de l’opération « C’est mon patrimoine ». LP/Hendrik Delaire

Plus de 300 jeunes des quartiers prioritaires de Meaux ainsi que de personnes en situation de handicap, ont réalisé des fresques de street art sur le parvis de du Musée. Une œuvre présentée ce vendredi et qui sera exposée au public.

« J’adore tout ce qui est artistique. Grâce à cet atelier, j’ai pu m’exprimer en laissant libre cours à mon inspiration ». Alexandra ne cache pas son plaisir d’avoir pu s’initier au street art sur le parvis du Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux. Ce jeudi, avec ses camarades des résidences Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux et celle des Servins basée à Nanteuil-lès-Meaux souffrant comme elle d’un handicap ou d’une déficience mental, elle a pu s’essayer à la peinture sur fresque.

Depuis trois semaines le musée organise chaque jour cet atelier dans le cadre de l’opération « C’est mon patrimoine ! ». C’est la sixième année que le musée s’associe à cette initiative portée chaque été par le ministère de la Culture et la politique de la ville.

Objectif : faire découvrir grâce à l’art la Grande Guerre aux enfants des quartiers prioritaires de Beauval et Dunant à Meaux, ainsi qu’aux personnes en situation de handicap mental. « Nous voulons rendre le musée accessible à des publics qui ne s’y rendrait peut-être pas autrement », explique Elena Le Gall, responsable du service des publics.

Accompagnés par un médiateur culturel lors de leur visite, les jeunes tiraient chacun une carte sur lequel est écrit un mot associé à la Grande guerre. Un abécédaire remplacé ce jeudi par une malle dans laquelle les participants ont pioché des objets aussi divers qu’un képi, un casque Adrian ou un périscope.

L’occasion pour Charlotte la médiatrice de raconter le quotidien ou des épisodes marquant du premier conflit mondial. « Ça nous replonge à l’époque de nos ancêtres. Je savais certaines choses expliquées durant la visite mais je ne me doutais pas que les baïonnettes étaient aussi longues et que les tranchées adverses étaient aussi proches les unes des autres parfois deux mètres », s’enthousiasme Bernard, qui vient pour la troisième fois au musée.

Après avoir découvert l’histoire de la guerre, le groupe s’est essayé à la fresque d’un mètre sur deux. « Ils ont peint des animaux, des soleils ou des notes de musique à la peinture acrylique. Ce n’est pas le résultat qui compte mais il s’agit de créer un moment et d’exprimer la paix dans un milieu où la guerre est très présente », explique Fasto, l’artiste de street art qui encadre l’atelier.

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