Un modèle d’autonomie résidentielle à répéter

À lire sur le site Le Courrier du sud:

Neuf jeunes avec une déficience intellectuelle auront leur « appart à eux »

Ali Dostie   Publié le 27 juillet 2017
autonomie résidentielle

L’appart à moi devrait être prêt au printemps 2018.
©Photo: Gracieuseté

SOCIÉTÉ. Grâce à L’appart à moi, neuf jeunes adultes ayant une déficience intellectuelle franchiront un pas de plus vers l’autonomie et concrétiseront une grande étape de leur vie: habiter dans leur propre appartement. Le projet verra le jour au printemps 2018, sur le chemin de Chambly, dans l’arr. de Saint-Hubert.

Le bâtiment tout neuf abritera dix logements – un 4 ½ et des studios – et accueillera des jeunes adultes de 25 à 32 ans. Un intervenant demeurera sur place, afin d’assurer une certaine supervision, alors que chacun des résidents occupera une activité de jour, que ce soit un emploi ou du bénévolat.

Le bâtiment, dont la construction débutera à l’automne, comptera une aire commune. «Chacun, à sa manière, pourra aider à préparer le souper, sous la supervision de l’intervenant, explique le président de l’organisme L’appart à moi, Daniel LeBlanc. On veut créer une vie communautaire. Oui, ils auront leur studio, mais on avait aussi un souci qu’ils ne s’isolent pas.»

Ce dernier est le père de trois enfants, dont un ayant une déficience intellectuelle. «J’aime de plus en plus l’expression « différence intellectuelle » utilisée par Annie Pelletier, marraine des Olympiques spéciaux», précise-t-il.

Son garçon Marc a bien hâte d’habiter son nouvel appartement. «Ils sont tous fébriles, nerveux, excités. C’est une très grande étape pour eux,», relate M. LeBlanc.

Les neuf futurs résidents de L’appart à moi
©Photo: Gracieuseté/Longueuil Photo

Modèle unique

L’idée de L’appart à moi est née d’une interrogation qui tiraille tous les parents de jeunes ayant une différence intellectuelle: «Que lui réserve l’avenir?»

Après avoir parcouru l’offre actuelle, notamment via le réseau de santé, Daniel LeBlanc a constaté la très forte demande et que le modèle imaginé n’existait pas.

Son épouse et lui se sont entourés de parents qui vivaient la même réalité qu’eux et, accompagnés des experts d’Atelier habitation Montréal, ils ont jeté les bases de L’appart à moi. L’organisme a été créé en 2012.

L’idée de départ était de trouver un bâtiment auquel des rénovations pourraient être apportées. Ils ont finalement privilégié l’option de l’achat d’un terrain et de la construction neuve. La simple étape de trouver le terrain adéquat a pris un an.

L’emplacement devait être accessible en transport en commun, compter des commerces de proximité et répondre à plusieurs autres critères.

«Le concept est nouveau, on est en train de le développer. C’est un modèle qui pourrait être repris ailleurs», évoque Daniel LeBlanc.

(…)

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