Être reconnu pour ses capacités de travail

À lire sur le site Ouest-France:

Management. L’Esat des Achards, la reconnaissance par le travail

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Damien Loiseau, directeur de l’Esat, et Philippe-Marie Durand, vice-président de l’Adapéi-Aria. | Ouest-France.

À l’Esat des Achards, cent adultes handicapés travaillent. Les dirigeants de l’établissement souhaitent leur permettre de s’épanouir par le travail.

Dans la zone d’activité des Achards, rien ne distingue ces bâtiments industriels des autres. Pourtant, sous ses larges toitures, s’activent ici des travailleurs pas comme les autres. L’Établissement et service d’aide par le travail (Esat, ex-Cat) reçoit des adultes, des déficients intellectuels, employés à des tâches de production. Il s’agit, pour eux, d’une activité essentielle.

Le terme « déficient intellectuel » ne sous-entend aucune connotation désobligeante. « C’est un handicap mental, une capacité plus limitée d’apprentissage qui diffère de la moyenne, une inadaptation au monde ordinaire », défend Damien Loiseau, directeur de l’établissement. Une centaine d’adultes, de 20 à 60 ans, sont accueillis à l’Esat de La Mothe-Achard. La plupart sont atteints de trisomie 21 ou d’autisme.

Ce « handicap n’est que partiel », souligne Damien Loiseau, qui relève chez eux de grandes qualités : « Ils ont une sensibilité exacerbée, une envie de faire toujours bien. » La faculté de mémorisation de certains de ces travailleurs peut surprendre et dépasser la moyenne. « Plusieurs d’entre eux ont le potentiel pour atteindre un haut niveau d’études. On connaît ce célèbre autiste surdoué, Joseph Schovanec, doté d’une mémoire phénoménale. »

Il y a cependant de grandes disparités d’autonomie entre les différents travailleurs. « Certains sont très dépendants, alors que d’autres viennent ici avec leur propre moyen de locomotion ! »

Reconnaître et valoriser des compétences

Chacun des travailleurs de l’Esat est reconnu avec ses qualités. L’équipe d’éducateurs élabore un projet adapté à leurs qualités. « Dès le départ, la personne sait ce qu’elle va faire et ce que l’on attend d’elle. » L’idée consiste à valoriser socialement ces facultés par le travail. « Même si on est différent, contribuer à la vie en société est une véritable reconnaissance », avance le directeur.

Ils sont ensuite intégrés dans des processus de production dans lesquels on extrait des séquences simples et facilement reproductibles. La parcellisation du travail doit faciliter la réussite de chacun. « On ne les met pas en échec. Leurs tâches doivent être en adéquation avec ce qu’il sont capables de faire. »

Il leur est ensuite possible de valider ces acquis professionnels via des examens de compétence devant un jury de techniciens. « C’est arrivé que des jurys soient scotchés par le niveau de nos candidats! »

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