Belgique – Déficience intellectuelle et parentalité : Pistes d’action prioritaires

À lire sur le site Le Social:

Désir d’enfant et parentalité des personnes avec une déficience intellectuelle.

parentalité

Vers une vision partagée et bonnes pratiques. Le désir d’enfant des personnes avec une déficience intellectuelle est un sujet délicat et même souvent tabou, parce qu’il touche à des questions intimes et chargées d’une forte dimension émotionnelle. C’est pourtant un sujet qui doit être clairement abordé, sans le réduire à la contraception et à la stérilisation. Rappelons à cet égard que la Belgique a ratifié la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées.

Elle s’est dès lors engagée, en vertu de l’article 23, à prendre des mesures efficaces et appropriées pour éliminer les discriminations à l’égard de ces personnes, notamment pour tout ce qui concerne le mariage, la famille et la fonction parentale.

Au-delà de cet aspect juridique, le manque de prise en compte du désir de parentalité des personnes avec une déficience intellectuelle peut aussi créer des situations poignantes et être une source de profondes souffrances. C’est ce qu’ont mis en évidence des témoignages recueillis au travers du Réseau d’écoute de la Fondation Roi Baudouin, qui sonde des acteurs de la société civile belge afin de détecter des formes cachées d’injustice sociale. C’est pourquoi le Comité de décodage de ce Réseau a tenu à inscrire ce thème à l’ordre du jour et a demandé à la Fondation de prendre une initiative dans ce domaine.

Certes, des efforts ont déjà été entrepris depuis plusieurs années et la question de la parentalité des personnes avec déficience intellectuelle a fait l’objet d’un certain nombre d’études, de séminaires et d’articles. Mais, les bonnes pratiques restent isolées. Les démarches peuvent parfois être empreintes d’une volonté uniquement dissuasive et on ne donne pas toujours suffisamment la parole aux personnes elles-mêmes. A l’été 2014, la Fondation Roi Baudouin a donc réuni des experts et des acteurs de terrain en vue de dégager des pistes prioritaires d’action. Quatre grands enjeux ont été définis :

– l’intégration dans le programme de l’enseignement spécialisé d’une formation sur la sexualité englobant aussi les relations amoureuses, le désir d’enfant et la parentalité ;

– la qualité de l’accompagnement et la coordination entre les différents services et professionnels qui suivent de jeunes adultes avec déficience intellectuelle ;

– la formation des soignants pour améliorer l’accompagnement périnatal des parents avec déficience intellectuelle ;

– la perception que ces parents ont d’eux-mêmes, leur image dans la société et les stéréotypes persistants dont ils font l’objet.

Lire le rapport sur KBS-frb.be

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