France – Johan et Dominique parlent de politique

À lire sur le site La Nouvelle République:

Des électeurs ordinaires

Bertrand Slézak 20/04/2017
Johan

Dominique et Johan ont participé, hier, à une réunion d’information sur l’élection présidentielle organisée dans les locaux de l’Adapei, à Saint-Maur.

Saint-Maur. Des personnes en situation de handicap mental comptent bien user, dimanche, de leur droit de vote. Avec des choix raisonnés.

Dans les locaux de l’Association départementale des parents et amis de personnes handicapées mentales de l’Indre (Adapei), à Saint-Maur, la politique est un sujet de conversation quotidien, à l’approche du premier tour de la présidentielle, dimanche.
« J’en parle un peu avec Dominique ou avec ma chef », confirme Johan, 30 ans. Placé sous tutelle, l’an passé, le Castelroussin n’a pas pris la peine de s’inscrire sur les listes électorales: « Je pensais que je n’avais pas le droit ». Or, précise Stéphane Lasnier, directeur de général de l’association, tout citoyen, même déficient mental, a le droit de vote, « sauf décision d’un juge ».

Allocation retraites insécurité, etc.

Johan n’était donc pas concerné et il regrette de ne pas avoir fait la démarche nécessaire pour participer à son premier scrutin présidentiel. « Car je regarde les informations à la télévision et il y a beaucoup de choses qui ne vont pas, constate le Castelroussin. Vous savez, on n’est pas cinglés. Que ceux qui le pensent viennent nous voir ici travailler. On a des problèmes mais on est Français, comme les autres. » La prise en compte des personnes en situation de handicap par les différents candidats à la présidentielle le préoccupe. « J’ai vu que des candidats voulaient augmenter l’AAH (allocation aux adultes handicapés) de 100€. » Mais pas seulement. « Il y a des gens qui ont travaillé toute leur vie, depuis l’âge de 16 ans, et qui touchent très peu, une fois à la retraite. Ce n’est pas normal. Il y a aussi de l’insécurité. » C’est pourquoi, s’il avait pu voter, il aurait choisi « François Fillon ».
Un choix qui agace un peu son collègue, Dominique, 51 ans. « Ma famille a toujours voté communiste et donc moi aussi, annonce-t-il. On est du côté des travailleurs, des retraités et contre la vie chère. Mes parents sont décédés mais ils auraient voté Mélenchon. » Et lui? « Je pense aussi même si, parfois, j’hésite encore car il ne parle pas des communistes. » Dans tous les cas, il se rendra aux urnes, comme il le fait depuis l’âge de 18 ans. (…)

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