Programme d’éducation à la santé sexuelle pour les adolescents présentant une déficience intellectuelle

À lire sur le site L’Hebdo Journal:

Santé sexuelle: des intervenants mieux outillés

La sexualité chez les ados ayant une déficience intellectuelle

Audrey Leblanc   Publié le 8 avril 2017
santé sexuelle

Louise Labbé, conseillère cadre Jeunesse 0-21 ans au CIUSSS MCQ et coauteur du programme.
© Photo TC Media – Audrey Leblanc

SEXUALITÉ. Les intervenants qui œuvrent auprès des jeunes de 10 à 15 ans ayant une déficience intellectuelle seront mieux outillés pour leur enseigner les bases de la santé sexuelle.

Le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec vient de lancer le Programme d’éducation à la santé sexuelle pour les adolescents présentant une déficience intellectuelle. L’objectif principal de cet outil est de favoriser le développement des habiletés nécessaires à l’épanouissement de la santé sexuelle des adolescents.

«On s’est rendu compte que les parents sont surtout préoccupés par les apprentissages qui permettent à leur enfant d’être fonctionnel au quotidien. La sexualité et la santé sexuelle ne sont pas une priorité pour eux. Il y a aussi certains parents qui ne sont pas à l’aise d’en parler avec leur jeune. Ça vient répondre à un besoin pour que le jeune arrive à développer de saines relations amoureuses à la vie adulte», explique Louise Labbé, conseillère cadre Jeunesse 0-21 ans au CIUSSS MCQ et coauteur du programme.

Ça vient répondre à un besoin pour que le jeune arrive à développer de saines relations amoureuses à la vie adulte.

Louise Labbé

En présence d’au moins un des deux parents, l’intervenant du CIUSSS abordera avec l’adolescent divers thèmes, dont la puberté, l’hygiène personnelle, l’anatomie des organes sexuels, la pudeur, la prévention des agressions sexuelles, l’orientation sexuelle et la cyberprévention. Du matériel visuel a été produit de sorte à appuyer les propos de la discussion.

«On veut que les jeunes apprennent à développer leur estime de soi, le respect de soi et le respect des autres aussi, mentionne Mme Labbé. On veut qu’ils comprennent les changements de leur corps et les changements dans leurs relations affectives. C’est essentiel qu’au moins un parent soit présent pour que les discussions et l’apprentissage puissent se poursuivre à la maison.»

Les parents, en collaboration avec les intervenants, détermineront quels thèmes seront abordés parmi les dix proposés, selon le degré de compréhension du jeune et son rythme d’apprentissage.

Les coauteurs du nouveau Programme sont Carole Boucher, sexologue, Carmen Côté, agente de planification, de programmation et de recherche, Gaëtan Tremblay, psychologue, et Louise Labbé, conseillère cadre Jeunesse 0-21 ans au CIUSSS MCQ.

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