Maroc – Journée d’étude sur la sexualité des personnes handicapées mentales

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Société – Maroc: la sexualité chez les handicapés mentaux au cœur du débat

sexualité

Les besoins de la vie sexuelle des personnes en situation de handicap mental ont fait l’objet d’une journée d’étude, organisée le 30 mars, en célébration de la journée nationale des personnes handicapées.

Intervenant lors de cette conférence, Khalid Belhassan, directeur du Centre National Mohammed VI des Handicapés (CNMH) a insisté sur l’importance de la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap, notamment mental.

La sexualité est un besoin physiologique qui doit être pris en compte chez les handicapés, à travers des réflexions, des actions de sensibilisation et d’accompagnement, selon le directeur du CNMH.

Pour Belhassan, le suivi psychologique est indispensable pour les personnes en situation de handicap mental. Cela leur assurera une stabilité psychique nécessaire “pour une vie familiale paisible”.

Une approche religieuse, sociologique, psychologique et juridique ont été adoptées durant le traitement de cette problématique, a rapporté le journal arabophone Assabah.

En Islam, le mariage est un droit qui doit être reconnu chez les personnes en situation de handicap, au moment où ces derniers “sont exclues de la vie sociale dans la philosophie grecque”, a précisé Mustapha Benhamza, membre du conseil islamique supérieur du Maroc.

“L’acceptation (Al-Qubul) est la condition de validité du contrat de mariage, en dépit de l’existence d’un trouble mental” a témoigné Benhamza.

De son côté, la juge Rachida Ahfoud a considéré également que l’acceptation est le fondement de tout contrat de mariage et de divorce ainsi que de leur validité. Ceci dit, l’absence de tout inconvénient religieux et juridique empêchant ce mariage d’avoir lieu est indispensable, a déclaré Ahfoud, appuyant son intervention avec l’article 23 du code de la famille marocain.

Le mariage de l’handicapé mental est autorisé par le juge de la famille “sur production d’un rapport établi par un ou plusieurs médecins experts sur l’état de l’handicap.” selon l’article 23 du code de la famille.

Dans les pays non musulmans, des prostituées ont été mises à la disposition des personnes handicapées afin de répondre à leurs besoins sexuels, selon le quotidien “Assabah”.

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