Essai d’éthique face au désir de parentalité

désir de parentalité

Photo IRCOM

À lire sur le site IRCOM:

Face au désir de parentalité des personnes avec un handicap mental…

BARRAQUE Marie, IRCOM, Institut Pedro de Béthencourt

Pour traiter de ce sujet et considérant l’ampleur et la complexité qu’il représente, j’ai dû opter pour plusieurs choix qu’il me faut expliquer pour une meilleure lecture de ce travail:

D’abord cette réflexion commence à l’endroit précis du désir d’enfant et de son expression, et si le thème de la vie affective et sexuelle est légèrement évoqué, il n’est délibérément pas traité.

Ensuite le public concerné est composé de personnes atteintes de handicap mental exclusivement. Le type de handicap n’est délibérément pas spécifié.

«L’accompagnateur» souvent nommé, désigne indistinctement tout personnel éducatif ayant un rôle professionnel dans l’accompagnement des personnes concernées.

Concernant maintenant la logique globale de ma démarche et les objectifs que je me suis posés:

Il s’agit dans ce dossier de répondre à une question simple: comment accompagner la personne avec un handicap mental dans son désir d’enfant. Pour ce faire, l’angle de vue adopté est essentiellement celui de l’accompagnateur. L’objectif est de montrer qu’il est celui autour duquel se cristallise la dimension éthique de cette demande puisqu’il est en première ligne : de même, l’émergence d’une réponse est finalement dans ses mains. Mais par extension, c’est grâce à ce regard de l’accompagnateur que les institutions, elles-mêmes dans le flou, pourront être plus à même de répondre à ce défi éthique qui leur est aujourd’hui posé. Il me semble que la société dans son ensemble n’échappe pas à cette invitation à la réflexion.

Résumé: Face au désir de parentalité des personnes avec un handicap mental, l’accompagnateur n’est pas neutre : il vit au sein d’une société qui aborde les questions de sexualité et de projet de parentalité d’une certaine manière. Il  s’agit pour lui de répondre au mieux à la fois à la commande sociale qui émane de cette société et à la personne elle-même. Cette question dérange, il doit commencer par le reconnaître et chercher le pourquoi de son tiraillement. S’en libérer est le seul moyen qui lui permettra de poser une démarche d’accompagnement éthiquement digne de ce nom.

Le maintien d’une vraie relation avec la personne avec un handicap est en jeu, de manière très claire : «quitte ou double». Soit l’expression du désir de parentalité deviendra le lieu d’un enrichissement soit il sera le lieu d’un étouffement.

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Deux étudiantes de l’Ircom primées au concours d’éthique professionnelle

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Marie BARRAQUE s’est directement qualifiée au niveau national compte tenu de l’excellence de son travail.
Le concours d’éthique professionnelle, organisé chaque année par le Rotary Club et la Conférence des Grandes Écoles, a pour but d’encourager la réflexion éthique des étudiants. Il les invite à définir les valeurs qui construiront la société de demain. Les participants traitent le sujet de leur choix sous la forme d’un essai individuel ou collectif.
Cinq étudiantes de l’Institut Pedro de Béthencourt ont présenté leur production écrite devant le jury départemental :

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  • Marie BARRAQUE – En tant qu’éducateur, comment se positionner face au désir de parentalité des personnes avec un handicap mental ?

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