Vivre ensemble à Versailles

À lire sur le site Le Parisien:

Versailles : une colocation réunit des jeunes handicapés mentaux autonomes

Julie Ménard | 15 janvier 2017
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Versailles, ce lundi. Marielle et Sonia (au fond, en cuisine) s’assurent que les jeunes ne manquent de rien. Véronique (en bout de table) et son fils Matthieu (à sa gauche) sont venus partager un repas avec les locataires. (LP/J.M.)

« C’est génial qu’ils puissent vivre quelque chose de différent avec cette colocation, ils ont tellement d’amour et d’affection à donner ! » Véronique est venue en voisine partager un repas avec les jeunes de cette maison, qui ont emménagé à Versailles au début du mois. Ils sont cinq colocataires, entre 18 et 26 ans, et vivent avec un handicap mental. Pour leur assurer une certaine autonomie, une femme de ménage, une gouvernante pour le linge, et deux maîtresses de maison se relaient pour accompagner les locataires dans les tâches de la vie quotidienne. Le tout, pour un loyer de 950 € par mois, en pension complète. Un concept développé par l’association des Maisons Saint-Joseph (MSJ) et la fondation pour le logement social (FLS).

La rénovation de la maison a duré quatre mois pour transformer cinq logements en huit chambres individuelles, dont deux sont encore disponibles. « Il y a neuf ans, nous avons ouvert une maison pour des jeunes femmes handicapées mentales à Versailles, raconte Marielle Puvis, membre du conseil d’administration des MSJ. Tout fonctionne très bien, on voulait donc lancer un projet dans le même quartier pour des jeunes hommes. » Les colocataires sont donc « des jeunes adultes trop handicapés pour vivre seuls, et qui ne sont pas prêts à intégrer un centre médico-social », précise Marielle.

Depuis 2010, la FLS s’efforce d’atteindre ses objectifs : créer des logements sociaux novateurs, accessibles aux handicapés. Elle a fait appel à la municipalité et différents mécènes pour financer l’opération d’1 M€. « Les personnes sont responsabilisées ici, explique Sonia Araujo, chargée de communication à la FLS. On leur demande d’avoir une activité la journée et d’être suffisamment autonomes. On a choisi un emplacement bien desservi par les transports, avec des commerces de proximité. »

(…)

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