Suisse – Coup d’œil sur l’association ASA-Handicap mental

À lire sur le site ASA-Handicap mental:

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ASA-Handicap mental

ASA – Handicap mental (Association d’aide aux personnes avec un handicap mental) a pour but la promotion de l’éducation, de l’enseignement, de la formation, la valorisation du rôle social et une qualité de vie optimale pour:

  • des personnes avec un handicap mental et
  • des personnes ayant des difficultés d’apprentissage
ASA-Handicap mental s’engage dans des projets visant une meilleure qualité de vie des personnes concernées et favorisant leur participation sociale.
Agor’actions offre une plateforme de réflexions entre professionnels, en partenariat avec les parents et les personnes ayant une déficience intellectuelle ou des difficultés d’apprentissage dans le but de concevoir et de réaliser des actions innovantes répondant aux défis actuels.

 

Le projet actuel porte sur les droits des personnes et leur participation à la société, intitulé Droits & participation

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ASA-Handicap mental s’engage à promouvoir des artistes actifs dans des ateliers d’arts plastiques et de production multimédia ainsi que dans les arts de la scène.
mir’arts offre des prestations ponctuelles aux professionnels et aux institutions qui accompagnent les artistes dans ce processus de participation sociale, soutient ou réalise des événements pour diffuser leurs œuvres auprès d’un large public.
Rétrospective de la Journée d’étude du 9 juin 2016

Reconnaissez nos droits !

« Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser tu m’enrichis ».
Antoine de Saint-Exupéry
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Lignes directrices

 

LE RESPECT DE LA DIGNITÉ HUMAINE

« Le fait d’être handicapé (…) n’annule pas l’appartenance de quelqu’un à l’espèce humaine. Par son origine, il est des nôtres. Humain, fille ou fils d’humains. En le reconnaissant comme tel, nous affirmons sa dignité. »

J. Davin, M. Salamolard, 1998
Implications pratiques :
  • Considérer chacun comme un être à part entière, avec ses désirs, sentiments, aspirations, souhaits, besoins.
  • Porter un regard positif sur la personne en ne la réduisant pas à des incapacités, à des manques, mais au contraire en mettant en valeur ses ressources.
  • Promouvoir le respect et l’exercice des droits fondamentaux de tout être humain, en accord avec les principes de la Déclaration des Droits du Déficient Mental adoptée par les Nations Unies.
  • Accompagner les personnes en les considérant davantage comme des êtres humains à part entière capables de se responsabiliser dans une relation de réciprocité
 

LE DROIT A L’AUTODETERMINATION

L’autodétermination est la capacité « d’agir directement sur sa vie en effectuant librement des choix non influencés par des agents externes indus ».

D. Boisvert, 1998

Favoriser l’autodétermination, c’est ouvrir la voie à : l’autonomie (penser et agir de manière indépendante en accord avec ses intérêts, ses préférences, ses aptitudes), l’auto-contrôle (résoudre des problèmes par l’analyse des situations et l’anticipation des conséquences), l’appropriation psychologique  (gérer sa propre vie par l’acquisition d’un sentiment de compétence et de confiance en ses ressources), l’auto-actualisation (exprimer ses points de vue et sentiments).

Implications pratiques :

  • Permettre aux personnes de développer leur estime et leur confiance en soi en les encourageant à réfléchir et à exercer une pensée critique.
  • Fournir des occasions de choix et de prises de décision.
  • Favoriser chez elles la prise de conscience de leurs besoins, désirs et objectifs de vie.
  • Modifier son rôle d’intervenant en acceptant de devenir un partenaire soutenant leur projet de vie.
 

LA PARTICIPATION

« Notre expérience nous démontre que plus les personnes sont invitées à participer, plus elles y prennent goût et se développent des intérêts et même des habiletés (…) Le fait d’être en interaction avec l’intervenant et se sentir impliquée dans une action concrète revêt une grande importance pour la personne. »

D. Fraser, L. Labbé, 1993

Implications pratiques :

  • Reconnaître aux personnes la capacité de s’impliquer dans les diverses sphères de leur vie ;
  • Aider les personnes à exercer un pouvoir d’influence sur le cours de leur existence ;
  • Entrer dans un rapport égalitaire avec elles. Leur permettre de prendre part aux décisions qui les concernent, les informer et les consulter dans toute la mesure du possible ;
  • Veiller à placer la personne dans un contexte favorisant son implication : créer un environnement où elle pourra expérimenter, s’exprimer, choisir, apprendre, partager.
 

L’INTÉGRATION DANS LA SOCIETE

« Nous sommes des personnes d’abord. Nous voulons avoir le droit de marcher dans les rues de notre quartier et de nous sentir comme des êtres humains parmi les autres personnes et d’être aimés par les autres gens en tant que voisins, amis et personnes. »

Pat Worth, 1991,
Président du Mouvement des Personnes d’Abord de l’Ontario (Canada)

Implications pratiques :

  • Fournir aux personnes des occasions d’apprendre et de développer leurs compétences à travers une éducation et une formation permettant d’accéder à un rôle social valorisé.
  • Associer les personnes aux événements de la vie quotidienne, sociale, récréative, culturelle et communautaire, et les inviter à y prendre une part active.
  • Recourir à toute pratique et mesure permettant aux personnes d’avoir un réseau social, d’apporter leur contribution à la communauté et de se sentir utiles.
  • Accorder une place de partenaires aux personnes par l’instauration de liens d’interdépendance et de réciprocité, dans un apport mutuel.
 

LA RECONNAISSANCE DE SA CITOYENNETE

« Chacun, adulte ou enfant, homme ou femme est citoyen en raison de son appartenance à la société humaine. Appartenir à une collectivité (école, entreprise, nation, monde, etc.) crée la citoyenneté qui est faite de devoirs et de droits. La citoyenneté englobe plusieurs dimensions : politique (droit de vote), économique (droits des travailleurs dans l’entreprise) et sociale (droit de tout être humain à bénéficier de conditions de vie décentes). »

M. Flonneau, 1998

Implications pratiques :

  • Soutenir le droit des personnes à la citoyenneté dans ses dimensions sociale et économique, quel que soit le niveau de leur déficience.
  • Concevoir des lieux et opportunités pour la personne de participer à la vie collective et de contribuer ainsi activement au devenir de notre société.
  • Promouvoir une éducation à la citoyenneté : préparer la personne à sa vie d’ « être social » en accord avec ses compétences, et développer son sentiment d’appartenance à un groupe par un apprentissage du « vivre ensemble », du respect des autres, de la solidarité, du sens de la responsabilité et de l’intérêt commun.
  • Construire la citoyenneté de la personne en recourant à des pratiques démocratiques favorisant l’implication active et l’instauration de relations égalitaire.

 

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