Agressions sexuelles – Projet auprès des femmes déficientes intellectuelles

À lire sur le site Le Journal de Lévis:

Déficience intellectuelle et agression: le CALACS en mode sensibilisation

Par Mariane Bergeron-Courteau   Publié le 11 août 2016 11h39
Agressions sexuelles
En raison de leur vulnérabilité, près de quatre femmes ayant un handicap sur cinq seront victimes d’agression sexuelle au courant de leur vie. Pour contrer cette statistique alarmante, le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) À Tire-d’Aile a mis sur pied un plan d’intervention afin de sensibiliser ces femmes, leurs intervenants et la population à la situation.

L’affaire du chauffeur de taxi de Laval qui a été pincé par une agente double pour agression sexuelle sur des femmes ayant une déficience intellectuelle met en lumière une problématique importante et fort présente un peu partout, dont à Lévis. D’ailleurs, À Tire-d’Aile CALACS a noté une augmentation de sa clientèle ayant une déficience intellectuelle : près d’une dizaine de ces femmes fréquentent actuellement l’organisme.

«Les femmes ayant une déficience intellectuelle sont très vulnérables. Soit elles ont de la difficulté à s’exprimer, ou elles ne comprennent pas que ça peut être méchant. C’est pourquoi on a travaillé pour mettre sur pied un projet d’intervention auprès des femmes ayant une déficience intellectuelle», explique Valérie Brancquart, intervenante sociale au CALACS.

Comme il existait bien peu d’outils pour sensibiliser cette clientèle aux agressions sexuelles, À Tire-d’Aile a conçu en partenariat avec des organismes qui travaillent en déficience intellectuelle un dépliant qui explique ce qu’est une agression sexuelle et ce qu’est le consentement.

La deuxième phase du projet d’intervention a consisté à mettre sur pied des outils et une formation pour les intervenants auprès de personnes ayant une déficience intellectuelle. Quelque 120 intervenants ont reçu ces outils conçus par le CALACS de Lévis.

L’organisme travaille actuellement sur une troisième phase, qui viserait à créer un guide qui expliquerait aux personnes ayant une déficience intellectuelle le processus judiciaire lié à un procès pour agression sexuelle. À Tire-d’Aile CALACS a d’ailleurs déposé une demande de subvention en ce sens.

«Elles ont besoin d’être informées de leur droit. Il y a une lacune là-dedans. On veut pallier cette lacune-là en allant de l’avant avec une troisième phase de notre projet d’intervention», indique Valérie Brancquart.

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