Tahiti – Les 20 ans de l’association Taatiraa Huma No Moorea-Maiao

À lire sur le site La dépêche de Tahiti:

Moorea – Taatiraa Huma No Moorea-Maiao prévoit la construction prochaine d’un nouveau centre pour handicapés

Mardi 12 juillet 2016    De notre correspondant  Jeannot Rey

Taatiraa Huma No Moorea-Maiao

Pour célébrer cette journée anniversaire, beaucoup de personnalités étaient présentes, dont Tea Frogier, ministre de la Solidarité et de la Famille, Béatrice Vernaudon, ex-ministre de la Solidarité, Thierry Liu Sing président de Rima Here (Faa’a) Hélène Helme directrice de Turuna (Papenoo), Henriette Kamia et bien sûr l’équipe de Taatiraa Huma no Moorea Maiao, conduite par John Toromona. (Photo : J Rey/LDT)

L’association Taatiraa Huma No Moorea-Maiao et ses deux centres, Fare Moetini et Fare Arii, étaient en fête samedi. Vingt années d’existence étaient en effet une occasion trop belle pour montrer au public ce que l’on a appris à faire au sein de ces structures éducatives.

Fondée par John Toromona, résident de Maatea, père lui-même d’un enfant handicapé, l’association a placé Thierry Leclère à la tête d’une premiere et unique structure pour mener à bien toute une équipe d’animateurs et, au fil du temps, d’éducateurs et de personnels médicaux et paramédicaux.

Depuis 20 ans, le directeur et pratiquement l’ensemble de l’encadrement sont restés sur place. Les membres se sont formés et l’équipe s’est bien entendu, étoffée. D’un premier centre, deux ont émergé quelques années plus tard : le Fare Moetini qui reçoit 25 adolescents et le Fare Arii qui accueille une trentaine de jeunes adultes.

En ouverture de cette journée d’anniversaire, Malvina Marama, la présidente actuelle de l’association, a rappelé que cet établissement est l’aboutissement d’une lutte de plusieurs années, menées par un parent d’enfant handicapé, John Toromona.

“Une lutte, tant ce projet au départ apparaissait totalement novateur au regard de ce qui se pratiquait habituellement dans le milieu du handicap.”

Melvina Marama a en effet rappelé que le souhait de John Toromona était d’accueillir au sein d’une même structure, des enfants, des adolescents atteints de déficience intellectuelle, d’un handicap moteur ou des polyhandicapés.

“Cette approche, cette conception de la prise en charge, ce positionnement philosophique bouleversera les codes, à tel point que pour certains professionnels du secteur, ce centre allait ressembler à la cour des miracles.”

La maison du rêve réalisé

Appuyées par Béatrice Vernaudon, à l’époque ministre de la Solidarité et de la Famille, et de la Direction des affaires sociales, plusieurs dispositions furent programmées.

Malvina Marama a rappelé qu’en 1998, c’était la mise à disposition des locaux de l’ancienne gendarmerie de Moorea (Afareaitu) pour ouvrir un centre d’accueil exclusivement destiné aux jeunes adultes ou adultes en situation de handicap mental ou moteur.

En 1999, un arrêté du Conseil des ministres instituait les Permanences éducatives médicales spécialisées (PEMS) pour donner un statut aux établissements d’accueil des enfants et adolescents en situation de handicap situé dans les îles autres que Tahiti.

Un dispositif nouveau qui impose des conditions techniques de création et de fonctionnement. Et c’est ainsi qu’est né le Fare Moetini (maison d’un rêve réalisé) en tant que permanence éducative médicale spécialisée.

(…)

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