Que devient Pascal Duquenne?

À lire sur le site Téléstar:

Le huitième jour, Numéro 23 : que devient Pascal Duquenne, le jeune héros trisomique du film ? [Photos]

Par Aurélie Lainé Le 03 décembre 2015
Daniel Auteuil et Pascal Duquenne dans "Le huitième jour" Une complicité évident entre Pascal Duquenne et son partenaire, Daniel Auteuil

Daniel Auteuil et Pascal Duquenne dans « Le huitième jour »
Une complicité évident entre Pascal Duquenne et son partenaire, Daniel Auteuil

En 1995, Le huitième jour, petit film belge contant l’histoire d’amitié entre un cadre déboussolé par le départ de sa femme, et un jeune orphelin trisomique, cartonnait au cinéma. Atteint de la même maladie que son personnage, Pascal Duquenne y était tout simplement bouleversant. Qu’est-il devenu ?

Vingt ans que son rôle lui colle à la peau. Pascal Duquenne, le héros du Huitième jour, a aujourd’hui 45 ans et ce même regard pétillant de malice. De son prix d’interprétation – ex-aequo avec son partenaire Daniel Auteuil – au Festival de Cannes en 1996, il s’en souvient comme si c’était hier. Du flamboyant nœud papillon rouge qu’il portait aussi et de son nom qu’il a entendu prononcer au micro : « Ma mère était à l’étage, elle avait peur pour moi. Sur scène, j’ai pleuré » se rappelle le comédien.

Mais Pascal Duquenne n’est pas dupe. Cette soudaine notoriété et ces paillettes l’amusent avant tout. Il n’en fait pas une finalité. « Tout le monde peut être une star, il suffit de bien faire son travail« , lançait-il désinvolte à un confrère de Var Matin, en 2013. Tout au moins, il se réjouit d’avoir contribué à changer notre regard sur le handicap à travers le film émouvant de Jaco Van Dormael. C’est à l’occasion d’un spectacle de la troupe Créahm (Création et handicap mental), que le réalisateur belge repère le jeune Pascal Duquenne. Depuis l’adolescence, ce dernier s’initiait aux arts du spectacle, notamment au sein de cette troupe bruxelloise, avec laquelle il a participé à de nombreuses créations en théâtre et en danse. Quelques années plus tard, Van Dormael le fait tourner dans Toto le héros, en 1991.

Mais c’est en 1995 que le réalisateur lui offre le rôle de sa vie : celui de George, jeune orphelin atteint comme lui du syndrome de Down, dans Le huitième jour. Impressionné par le talent du jeune comédien, Jaco Van dormael lui fera régulièrement une petite place dans ses films, Mr. Nobody, en 2010 et Le tout nouveau testament, sorti en septembre dernier, avec entre autres Benoît Poelvoorde et Catherine Deneuve. Toutefois, sa carrière au cinéma n’a jamais vraiment décollé, malgré l’emballement des critiques à l’époque du Huitième jour.

Trisomique mais pas handicapé, il entend mener une vie normale

Qu’importe, Pascal Duquenne ne s’est jamais pris au sérieux. Il le redit, ce qu’il aime c’est jouer et le cinéma n’est au fond pour lui qu’un jeu ! Il a d’autres passions dans la vie. Entre ses séances de natation et ses matches de football, il se consacre à la peinture. Depuis 2000, il participe à l’atelier gravure du Créahm et crée des portraits et des bustes de femmes en noir et blanc. En 2011, il publie d’ailleurs Monotypes, un recueil de gravures, accompagnés des textes Gilbert Serres, ancien danseur étoile et coach reconverti dans la poterie.

(…)

Lire la suite de l’article et voir les autres photos.

Pascal Duquenne en 2015 Plein de projets, Pascal Duquenne est confiant pour son avenir. /Credit:Andrieu /Agence Peps/SIPA/1508261047

Pascal Duquenne en 2015
Plein de projets, Pascal Duquenne est confiant pour son avenir. /Credit:Andrieu /Agence Peps/SIPA/1508261047

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *