Ils voulaient aimer un 7e enfant, ce fut Marie

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Atteinte de trisomie, Marie a trouvé sa place dans la famille Noël

La famille Noël a choisi d’adopter Marie, atteinte de trisomie 21. Témoignage.

par Clémence Houdaille    14/10/15
Marie (à droite) est arrivée chez eux à l’âge de 7 mois. Pour Philippine, 7 ans, comme pour ses autres frères et sœurs, sa place dans la fratrie est aussi naturelle que celle de chacun d’eux. LUCAS PAJAUD / HANS LUCAS POUR LA CROIX

Marie (à droite) est arrivée chez eux à l’âge de 7 mois. Pour Philippine, 7 ans, comme pour ses autres frères et sœurs, sa place dans la fratrie est aussi naturelle que celle de chacun d’eux. LUCAS PAJAUD / HANS LUCAS POUR LA CROIX

 La Croix présente chaque jour une situation de famille engagée dans la société et dans l’Église.

Sous les encouragements de ses aînés, Marie se dresse, bras tendus, esquisse deux, puis trois pas, avant de retomber au milieu du salon baigné d’un soleil automnal. À bientôt 3 ans, la blondinette, le visage fendu par deux yeux bleus en amande et un large sourire, fait ses premiers pas, applaudie fièrement par trois grands frères et trois grandes sœurs.

On la croyait atteinte d’autisme

Voilà deux ans et demi que Marie a rejoint le nid de la famille Noël, à Verneuil-sur-Seine (Yvelines), après six mois passés dans une pouponnière de la Ville de Paris. Famille qu’elle a adoptée autant qu’elle a été adoptée et où elle s’épanouit comme une fleur, elle dont les professionnels de santé présumaient à tort qu’elle était atteinte d’autisme en plus d’une trisomie 21. « Marie, c’est une de mes sœurs comme les autres », résume Baudouin, deuxième de la fratrie, avant de quitter le salon pour réviser ses leçons.

À 13 ans, il a déjà connu la naissance de Tiphaine, 11 ans, Marin, 10 ans, Philippine, 7 ans, et de Brune, 4 ans. L’aîné acquiesce. Pour Côme, lycéen de 14 ans, comme pour les autres, si l’arrivée de Marie a été précédée de plus de deux ans de démarches éprouvantes pour leurs parents, sa place au sein de la fratrie est aujourd’hui une évidence, aussi naturelle que celle de chacun d’eux.

Pourtant, le choix des parents a parfois chamboulé leur entourage. Pourquoi prendre la responsabilité d’adopter un enfant, qui plus est porteur de handicap, quand on a déjà six enfants en parfaite santé?? « On avait le désir d’aimer un autre enfant », explique Clotilde Noël.

Trois cents personnes à son baptême

À 37 ans, la mère de famille semble raconter l’histoire banale d’un couple qui décide d’ouvrir la porte à un enfant supplémentaire. Mais, avec Nicolas, chef d’entreprise dans le bâtiment de 44 ans, ils se sont dit qu’ils pouvaient tout aussi bien aimer un enfant déjà né, qui attendait une famille, et pourquoi pas un enfant dit « à particularité ».

Si certains ont été heurtés par ce choix, d’autres ont été touchés, tels les membres du club de football dont fait partie Nicolas. « Ils ont suivi toutes nos démarches, demandant régulièrement des nouvelles », raconte-t-il. « Des personnes qui n’ont pas forcément la foi sont interpellées par l’accueil du faible », ajoute celui qui assure chaque dimanche soir le service de sacristain pour la messe des jeunes de sa paroisse. (…)

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