Vivre de façon autonome avec une déficience intellectuelle

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Voler de ses propres ailes quand on vit avec une déficience intellectuelle

Par: Société d’habitation du Québec (SHQ), partenaire de Protégez-Vous.ca  Mise en ligne : 26 août 2015

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Votre enfant vit avec une déficience intellectuelle légère et habite avec vous. Souhaiteriez-vous qu’il ait un chez-soi bien à lui?

Comme la plupart des parents, vous souhaitez que votre petit oiseau apprenne à voler de ses propres ailes. Non, l’idée ne vous a pas effleuré l’esprit? Un désir de vivre de façon autonome trotte peut-être dans la tête de votre enfant, alors!

Le saviez-vous?

« Un peu moins de 3 % de la population vit avec une déficience intellectuelle. Il y aurait donc près 250 000 personnes vivant avec une déficience intellectuelle au Québec. »
– Association québécoise pour l’intégration sociale

Quitter le nid familial et gagner en autonomie

La majorité des adultes, y compris ceux qui vivent avec une déficience intellectuelle, veulent vivre de façon autonome. Pour ces derniers, vivre en communauté se résume bien souvent à vivre chez ses parents. Cette situation comporte son lot de lourdes responsabilités pour les familles. En effet, les parents, tout comme leurs enfants, vieillissent et en viennent à chercher une solution qui puisse convenir à tous.

Le saviez-vous?

« Les membres de la famille sont la seule source de soutien de 80 % des adultes vivant avec une déficience intellectuelle. »
– Société canadienne d’hypothèques et de logement

« Ça n’a pas été facile de convaincre mes parents que j’étais capable de trouver un logement, mais maintenant je vis seule et j’en suis fière. Je me sens responsable de moi, comme une vraie adulte. Mes amis me trouvent très chanceuse. »
– Catherine Fortier

Une transition difficile mais bénéfique
La transition entre la vie dans le noyau familial et l’indépendance peut s’avérer difficile pour n’importe qui, elle l’est encore plus pour les personnes ayant une déficience intellectuelle qui doivent faire face à de nombreux obstacles.

Si les amis de Catherine l’envient, c’est qu’ils sont peu nombreux à avoir la chance d’avoir un logement à eux. Malheureusement, il y a un écart important entre le nombre de logements nécessaires et le nombre de logements disponibles et adaptés à ces personnes.

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Photo: Shutterstock

Des besoins variés pour une vie active et autonome

Contrairement à ce que veulent les préjugés populaires, la majorité des personnes qui vivent avec une déficience intellectuelle légère peuvent apprendre à vivre avec leurs limitations et, avec du soutien, mener une vie active et autonome.

« La principale préoccupation des parents de personnes vivant avec une déficience intellectuelle est de trouver un milieu de vie qui favorise le développement des aptitudes de leur enfant adulte et une certaine liberté de faire, avance Marie Boulanger-Lemieux, ex-directrice de l’Association pour l’intégration sociale, Région de Québec. Chaque personne étant unique, il faut prévoir une variété de choix et mettre l’accent sur l’intégration sociale des personnes vivant avec une déficience intellectuelle afin qu’elles puissent vivre leur vie comme les autres membres de la société ».

Les ressources

Actuellement, le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Québec et les centres de santé et de services sociaux apportent du soutien à leur clientèle adulte afin qu’elle puisse accéder à un logement (appartement supervisé ou non, pension, etc.) qui lui offre la meilleure qualité de vie et la meilleure intégration sociale possibles. Cependant, les personnes qui intègrent une ressource le font pour une longue durée, ce qui limite encore davantage l’offre. « Ainsi,  les personnes qui sont prêtes à quitter le nid doivent pouvoir compter sur le développement de nouvelles avenues résidentielles et de mesures de soutien variées dans la communauté », précise Mme Boulanger-Lemieux.

Un chemin parsemé de défis

Bien des défis attendent les personnes ayant une déficience intellectuelle qui souhaitent vivre de façon autonome, notamment pour les raisons suivantes :

• leurs ressources financières sont souvent restreintes;

• les services de soutien destinés à les aider à planifier et à effectuer la transition vers un mode de vie autonome sont limités;

• les familles et les organismes de soutien craignent pour leur sécurité et mettent quelquefois en doute leur capacité à vivre seules.

« Chaque pas vers l’autonomie permet aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle de se valoriser socialement, de s’accomplir. Il faut permettre à ces personnes de faire des choix et d’avoir des responsabilités qui correspondent à leurs capacités. »
– Marie Boulanger-Lemieux, ex-directrice de l’Association pour l’intégration sociale, Région de Québec

Un jeu qui en vaut la chandelle

ne intégration sociale réussie permet aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle de partager les mêmes lieux de vie, moyennant certaines adaptations, que toute autre personne. En plus d’être valorisante, cette « normalisation » a l’avantage de permettre à la personne d’utiliser les services, les lieux et les équipements collectifs mis à la disposition de tous selon les mêmes modalités.

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Quelques projets réalisés ou qui le seront sous peu avec l’aide de la SHQ

• Les Résidences du Plateau, à Val-d’Or, un ensemble de 63 logements destinés à des personnes ayant une déficience intellectuelle et à des personnes âgées en légère perte d’autonomie.

• Les Habitations Michel Lapierre, à Sherbrooke, une nouvelle résidence de huit logements supervisés destinés à des personnes vivant avec une déficience intellectuelle et à des personnes handicapées.

• La Maison Jolivie, à Brossard, une résidence spécialisée qui comprend 16 logements supervisés adaptés aux besoins des personnes ayant une déficience intellectuelle et qui sera bientôt inaugurée.

• Les appartements Sainte-Jeanne, à Pont-Rouge, qui regroupent 24 logements destinés à des personnes ayant une déficience intellectuelle et à des personnes à faible revenu.

• Les appartements de la Rive, à Thetford Mines, qui offriront 16 logements supervisés destinés à des personnes ayant une déficience intellectuelle.

À consulter :

Du rêve à la réalité, 12 modèles de milieux de vie alternatifs, 12 histoires : mode d’emploi pour le développement de milieux de vie novateurs et sécuritaires, où l’Association du Québec pour l’intégration sociale décrit 12 milieux de vie destinés à des personnes présentant une déficience intellectuelle.

Pour obtenir davantage d’information sur l’habitation, consultez le site Web de la Société d’habitation du Québec au www.habitation.gouv.qc.ca.

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