La cafétéria occupe 7 personnes en situation de handicap

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A Morteau, des personnes handicapées font tourner les Saveurs du Val

La cafétéria de Morteau emploie des personnes en situation de handicap mental. Lors de son ouverture, il y a deux ans, c’était un pari. La réussite est presque trop importante.

Julien BÉNÉTEAU   31/07/2015
cafétéria

Le service est l’occasion d’approcher au plus près la question du handicap mental. Photo Ju. B.

Cela a beau être les vacances, la file d’attente de la cafétéria des Saveur du Val demeure impressionnante. Un groupe de pompiers en formation, des familles avec leurs enfants, des personnes âgées. « Il y a des clients, je les vois à chaque fois que je viens », note Nicole Gauthier.

La présidente de la section locale de l’Adapei (association d’aide pour les enfants inadaptés) du Doubs peut regarder l’endroit avec fierté. Ouvert le 17 septembre 2013, il reposait sur un pari. « Il y avait de moins en moins de travail en atelier, se rappelle-t-elle. Nous cherchions de nouvelles pistes. » L’agroalimentaire paraît prometteur. Est décidée l’ouverture d’une unité de production alimentaire à Morteau.

Cela marche déjà à Besançon. L’unité comprend aussi deux cafétérias. « Pour la production de repas, nous savions qu’il y avait un potentiel sur le Haut-Doubs, explique Nicole Gauthier. La cafétéria posait un risque, il était difficile de savoir si les clients viendraient ou pas. » Elle s’interrompt un instant. « C’était une bonne idée. »

« En quatre semaines, nous servions 130 repas par jour, se souvient Jérôme Chassignet, le responsable du site. Les clients ne sont venus que par le bouche à oreille. » La moyenne est de 140 repas par jour, du lundi au samedi, uniquement le midi. Il y a parfois des pointes à plus de 200, comme la semaine dernière. « Cela commence à faire beaucoup, tempère-t-il. On est là pour les former, pas pour les tuer. Avec autant de boulot, ils sont sur les rotules. »

Partir pour le « milieu ordinaire »

La cafétéria occupe 7 personnes en situation de handicap. Elles préparent en partie les repas, font les grillades dans l’instant et s’occupent du service. « Pour eux, c’est un travail très valorisant, souligne Nicole Gauthier. Ils sont en contact avec le public. Ici, c’est une vitrine pour faire connaître le handicap. »

La présidente locale nuance : tous les travailleurs handicapés ne sont pas en mesure de réaliser ce travail. « Petit à petit, chacun devient autonome », ajoute celle dont le fils travaille à la cafétéria : il rentre chez lui, en colocation, le soir, et se gère tout seul.

Avec 1 500 repas produits aussi bien pour des livraisons que pour les crèches, par exemple, l’unité de production est en train de toucher ses limites. Le développement d’une activité de traiteur paraît difficilement envisageable à Jérôme Chassignet. Nicole Gauthier rêve d’une possibilité de fournir des repas aux frontaliers qui partent le matin, là aussi compliqué. (…)

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