Convention pour une meilleure prise en charge à l’hôpital

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Mieux accompagner les malades déficients intellectuels: le défi des Papillons Blancs et de l’hôpital de Tourcoing

Publié le 25/11/2014

HUGUES BALLOIS

En 2009, les Papillons Blancs et l’hôpital Dron avaient signé une convention pour une meilleure prise en charge des patients en situation de handicap mental. En sommeil, elle a été relancée lors d’une journée « Regards Croisés » entre professionnels des deux structures.

Convention

L’accueil en milieu hospitalier des personnes handicapées passe par des échanges entre l’hôpital et les structures spécialisées.

Il n’est pas toujours évident pour du personnel soignant hospitalier d’accueillir un public « différent ». Les personnes qui ont un handicap mental demandent effectivement une approche spécifique. Ou tout au moins, il faut une prise en charge avec plus de précaution pour éviter le risque d’une mauvaise compréhension du malade et d’une mauvaise interprétation des symptômes.

Principalement aux urgences, mais aussi lors d’une hospitalisation plus longue. « Il y avait un constat des deux côtés des structures. La prise en charge des personnes handicapées posait un souci dans la communication, le temps de soin, l’appréhension… », justifie Éric Morillon, directeur de la Maison d’accueil spécialisée de Tourcoing. « Le tout premier constat venait de cette nécessité d’avoir des liens avec l’hôpital », renchérit Patrick Geuns, directeur du Foyer d’accueil médicalisé à Linselles. Pour une meilleure prise en charge.

De la théorie à la pratique

En 2009, une convention avait été signée entre le CH Dron et Les Papillons Blancs mais « c’était un peu formel », admet Patrick Geuns. Il fallait donc réactiver les bonnes volontés pour passer de la théorie à la pratique. La journée Regards Croisés a permis de confronter le personnel des deux structures pour faire vivre cette convention. Un comité de pilotage composé de cadres urgentistes, infirmiers, de trois directeurs (trices) des Papillons Blancs est chargé de veiller et de dresser un bilan. « On a construit ensemble des fiches de liaison sur lesquelles, par exemple, on retrouve déjà la capacité de communication, les habitudes de vie, le traitement, si la personne a peur des blouses, du bruit… », détaille Éric Morillon.

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