L’éducation inclusive?

 A lire sur le site J’ai des amis!:

 L’éducation inclusive

Qu’est-ce-que c’est l’éducation inclusive? L’éducation inclusive se base sur la conviction que tous les élèves, y compris ceux ayant une déficience intellectuelle, devraient recevoir leur éducation et assister à leurs cours ensemble dans des classes régulières. L’inclusion est tout aussi importante pour les élèves n’ayant pas de déficience que pour ceux qui en ont une – elle est importante au plein développement humain de chaque élève et à la qualité de notre société future.

Oser la rencontre

Toutes les deux semaines, des étudiants d’un collège de Montréal viennent passer du temps avec les personnes de la communauté L’Arche Montréal. Comme le montre la vidéo, les étudiants aiment vraiment ces moments. Les jeunes ayant des capacités différentes ont besoin d’occasions d’être ensemble pour arriver à apprécier les dons de chacun.

Télécharger la trancription

L’objectif de l’éducation inclusive ne consiste pas en ce que tous les élèves maîtrisent les mêmes notions. La plupart des élèves ayant une déficience sont capables d’apprendre certaines notions dans une matière. C’est suffisant. Le véritable objectif est plutôt que les élèves apprennent à se connaître, s’acceptent et se respectent les uns les autres, et qu’ils interagissent entre eux, peu importent les capacités de chacun.

Projet avec des jeunes de secondaire

Sébastien est animateur de pastorale et d’implication communautaire dans un collège. Depuis plusieurs années il fait vivre à ses jeunes de secondaire 4 une journée de rencontre avec des personnes déficientes intellectuelles. Pendant cette journées, ils partagent plusieurs activités. L’impact de cette expérience est très positive: découvertes de personnes différentes mais semblables, moins d’intimidation et plus d’ouverture et d’intérêt vis à vis les personnes déficientes.

Un enseignant décrit un projet inclusif

Lauchie MacKinnon, un enseignant du Cap-Breton, décrit un projet de fabrication de chandelles pour des élèves de 5e secondaire, dont certains ont une déficience intellectuelle. Les élèves de 5e secondaire avaient besoin d’un projet, et les élèves de Lauchie ayant une déficience avaient besoin d’occasions d’interagir avec les autres. L’un de ses élèves, Jonathan, était chargé de broyer les couleurs pour les chandelles. Cette activité a fourni aux élèves l’opportunité d’interagir les uns avec les autres, et les enseignants ont pu créer un environnement au sein duquel tous étaient impliqués. Mais Lauchie explique que tous les professeurs ne considèrent pas qu’enseigner des aptitudes sociales fait partie de leur travail. Non pas parce qu’ils jugent cela inutile, mais plutôt parce qu’ils estiment que cette responsabilité relève de quelqu’un d’autre.

À ses débuts, l’éducation inclusive s’est heurtée à beaucoup de résistance de la part de certains enseignants qui jugeaient avoir été formés et embauchés pour enseigner à des élèves capables de saisir la matière enseignée. Ils soutenaient qu’avoir des élèves ayant une déficience en classe constituait une distraction et leur faisait perdre du temps, voire même que cela faisait perdre leur temps aux deux groupes d’élèves. De nos jours, une vision plus holistique de l’éducation commence à s’imposer. Cette vision entraîne avec elle une reconnaissance accrue du besoin de soutien en classe – l’enseignement en équipe et des assistants d’éducation (aide-enseignants) – lorsque des élèves ayant une déficience sont intégrés en classe. D’autre part, la mise en application complète des principes d’éducation inclusive exige de l’engagement, de la vision, de la créativité et beaucoup de travail de la part de l’enseignant.

La participation à l’éducation inclusive a un impact durant toute la vie de l’élève. Un rapport mentionne que « la plupart des interactions sociales des enfants commencent à l’école; par conséquent, c’est là où la plupart des enfants apprennent comment se comporter les uns avec les autres et à développer et maintenir des relations sociales ». Des études ont démontré que « les personnes ayant bénéficié de solides arrangements d’éducation inclusive sont plus portées à prendre part régulièrement à des activités communautaires.(Scoping Inclusive Education, p. 17). L’éducation inclusive est donc cruciale en ce qu’elle ouvre la porte à l’inclusion dans la communauté.

À la question « qu’est-ce qui aide le plus à avoir des amis et un réseau social durable, un membre de famille a répondu : « l`intégration scolaire au niveau du primaire, ce fut un succès : tout le village le connaît à présent. »

Membre de famille, QC

L’inclusion n’est pas automatique

On peut se dire pleinement d’accord avec l’idée d’éducation inclusive sans réellement créer un environnement inclusif. Il n’est pas suffisant que les élèves partagent la même classe; ils doivent être encouragés à interagir sur un pied d’égalité, dans des relations d’amitié où la contribution de chacun est reconnue.

L’inclusion est garantie par législation

L’inclusion est garantie par la législation dans les provinces canadiennes. La législation est fondée sur la Charte canadienne des droits et libertés qui déclare que

« La loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination, notamment des discriminations fondées sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’âge ou les déficiences mentales ou physiques. »

Rapport sur l’intégration scolaire

Ce rapport du Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) met l’accent sur les politiques et les initiatives des treize provinces et territoires canadiens.

Que rechercher dans une école pratiquant l’inclusion

Ce document comprend quelques liens vers des déclarations du gouvernements provinciaux concernant l’intégration scolaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *