L’enrichissement est mutuel (Belgique)

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Grâce à un projet d’intégration, Émilie, atteinte d’un certain retard dans son évolution, peut suivre un enseignement traditionnel

La ministre de l’Enseignement obligatoire en fédération Wallonie-Bruxelles, Marie-Martine Schyns, a visité une école de Neupré où sont scolarisés des jeunes handicapés. En Wallonie, ce sont 2.000 élèves handicapés mentaux ou physiques qui sont scolarisés dans l’enseignement traditionnel.

10 Janvier 2014

Deux mille élèves qui souffrent d’un handicap mental ou physique ont l’opportunité de suivre leur scolarité dans des écoles traditionnelles en Wallonie. La ministre Marie-Martine Schyns a visité l’un de ces établissements à Neupré près de Liège. Cette mixité est très positive pour l’ensemble des élèves.

Quelques adaptations

Dans la classe de Madame Didier, il y avait des exercices de calculs au programme de ce vendredi. Les petits étaient très concentrés et parmi eux se trouvait Émilie. À six ans, elle souffre de troubles moteurs et d’un certain retard dans son évolution. Grâce au projet d’intégration, elle peut suivre un enseignement traditionnel, le tout avec quelques adaptations. « Au point de vue des cours, on doit chaque fois penser : ‘tiens, comment est-ce qu’on pourrait adapter ça à Émilie ?’. Par exemple, agrandir les feuilles quand les endroits pour écrire sont trop petits pour elle ou encore adapter le matériel », a expliqué Anne-Catherine Vandormael, l’une des institutrices de l’école, au micro d’Axelle Noirhomme pour RTL TVI.

Ses camarades de classe sont aux petits soins pour elle

Dans la cour de récré, tous les copains sont aux petits soins pour la fillette. La complicité est là, l’entraide aussi, car dans ses efforts, Émilie est encouragée par toute la classe. « Des fois on peut s’occuper d’elle quand on a fini un travail », a expliqué une camarade de classe. « Je l’aide en lui disant où c’est et comment on doit faire », a précisé un autre élève.

Une logopède présente à l’école deux fois par semaine

Pour aider la petite fille, une logopède l’accompagne également deux fois par semaine. Ce travail individuel est indispensable. « Ça permet de revoir certaines choses qui ont été vues en classe, qui n’ont peut-être pas été vraiment assimilées à 100% », a expliqué Caroline Moureau, la logopède d’Émilie.

Des enseignants dévoués

Comme Émilie, ils sont 2.000 enfants à suivre aujourd’hui le projet d’intégration en Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans l’école de Neupré, l’investissement de tous est réel pour mener à bien ce projet. « Ici par exemple, tous les enseignants ont choisi de donner deux heures bénévolement pour qu’on puisse avoir des groupes plus petits en première année plutôt que d’organiser les deux classes auxquelles nous avions droit. On a organisé trois groupes de première année », a commenté Philippe Kempeneers, directeur de l’école du Sacré-Cœur. L’enrichissement est mutuel et les progrès d’Émilie se voient un peu plus chaque jour.

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