Nous avons tous un handicap si petit qu’il soit. Le pire est celui du cœur

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Le handicap mental valorisé et soutenu

La communauté Foi et lumière de Florennes se rassemblait ce samedi pour partager un moment de Noël empli de partage et de moment forts

La communauté Foi et lumière de Florennes se rassemblait ce samedi pour partager un moment de Noël empli de partage et de moment forts  EdA

FLORENNES – Dès 1978, se rassemble la communauté Foi et lumière. Elle met en valeur la personne handicapée mentale et soutient les familles.

«Foi et lumière» a démarré lors d’un pèlerinage à Lourdes en 1971, initié par Marie-Hélène Mathieu et Jean Vanier, en réponse à l’appel de parents ayant des enfants atteints d’un handicap mental. Vivant souvent des situations de détresse, ces parents et pèlerins ont connu à Lourdes une expérience de joie et de communication profonde. À leur retour, les familles n’ont pas voulu en rester là et ont souhaité se rencontrer régulièrement afin de s’apporter une entraide mutuelle face à des situations de vie peu banale.

Ainsi à leur retour de Lourdes, familles, amis et enfants handicapés ont continué à se retrouver régulièrement en petite communauté pour une rencontre d’amitié, de prière, et de fête. Aujourd’hui, ces communautés se sont multipliées dans le monde entier. Elles sont au nombre de 1 648, de différentes traditions chrétiennes, enracinées dans leur paroisse ou leur église locale. Elles se développent dans 80 pays.

À Florennes dès 1978

En 1978, une des communautés «Foi et lumière» s’installe à Florennes. Il s’agit «des Véroniques», une appellation issue du prénom de la fille de Jean et Françoise Evariste, une enfant atteinte d’une maladie mentale et décédée à l’âge de 12 ans, et en souvenir de laquelle ses parents ont souhaité créer une communauté. « Il est certain, précise Jean Evariste, que ce type de rencontre devait perdurer pour nous rendre compte que nous ne sommes pas seuls à vivre ce type de handicap, bien souvent oublié par la société. En nous rencontrant une fois par mois, il nous était possible de garder un lien, de prendre de nos nouvelles mais aussi de partager nos expériences heureuses ou malheureuses. » «Vous savez, ajoute-t-il, nous avons tous un handicap si petit qu’il soit. Le pire est celui du cœur, celui pour lequel on ne peut faire grand-chose.»

Autour d’un repas pour Noël

Samedi dernier avait lieu la dernière réunion de l’année de la communauté «Foi et lumière». Quelques coordonnateurs, comme Véronique Rullens, l’a accueillie dans le monastère des Sœurs de Maredret afin de partager le repas mais aussi les échanges entre les personnes qu’ils soient parents, amis ou enfants souffrant d’un handicap.

« Avec ces jeunes handicapés mentaux, le dialogue est vrai, explique Véronique. Pas de fioritures: les termes sont francs autant que leur ressenti. Chez ces jeunes, l’amitié, le partage, les valeurs sont vraies. Elles ne sont pas édulcorées et c’est là que se trouve la richesse de nos réunions hebdomadaires.»

Il s’agissait aussi pour les participants de rentrer dans un réel partage de moments de vie qui ne peuvent qu’être bénéfiques pour chaque famille. Savoir que l’on n’est pas seul. Frédéric partage les activités de «Foi et lumière». Il vit à Corenne de façon plus ou moins indépendante. La solitude lui pèse: «Je sais que je ne réagis pas comme les jeunes de mon âge mais je n’ai pas envie d’être abandonné par la société. Dans ces réunions, je trouve de l’attention, on me parle, on fait attention à moi

Renseignement pour les rencontres : 0488 10 16 07.

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