Tunisie – Une réduction majeur du personnel en autisme

A lire sur le site de Tunisie Numérique:

Tunisie: Le ministre des affaires sociales refuse de rencontrer des enfants autistes

20111216152359__khalil-zaouiaL’association « La Rose » est l’unique centre tunisien qui prend en charge les enfants  autistes. Il accueille 125 enfants qui étaient soignés par 22 éducateurs spécialisés.

Cette association est subventionnée par le ministère des affaires sociales. Avec le ministre Khélil Zaouia, une nouvelle loi de subventions forfaitaire a été mise en place pour cette rentrée. Cette loi implique la réduction du nombre du personnel de cette structure : ils devront à présent être réduits à 7 employés. Parmi eux, il y a 2 femmes de ménage, 2 ergothérapeutes et seulement 3 éducateurs.

Lorsqu’on sait  que l’autisme est un trouble du développement dont le traitement requiert beaucoup de temps et de patience, il devient patent que cette diminution du nombre d’éducateurs aura des conséquences néfastes sur la guérison des 125 enfants.

Après avoir fait savoir, en vain, au ministère des affaires sociales que cette nouvelle loi allait avoir  des répercussions négatives sur les enfants,  des parents et des responsables de l’association ont voulu faire sentir le poids de cette mesure, en conduisant les enfants au ministère.

Seulement tout ce beau monde a attendu de 8h30 à 14h devant le siège du ministère.

Lorsque Zaouia reçoit finalement les responsables, c’est, selon des sources de Tunisie Numérique, sur  un ton « agacé et humiliant » qu’il discute avec eux. Et quand un parent lui demande de rencontrer quelques enfants pris en charge par l’association, le ministre, énervé «  parce qu’on a interrompu son déjeuner », refuse catégoriquement : « Je ne vous ai pas demandé de les amener ici. » réplique-t-il.

Zaouia a même accusé un parent de « vouloir faire du commerce » avec ces enfants.  De même, le conseiller du ministre n’était pas plus accueillant que son supérieur. Au lieu de répondre à des questions  concrètes qui touchent les autistes de plein fouet, il a focalisé sur sa carrière : « J’ai sacrifié un salaire de 17 000 euros en France, pour venir servir la Tunisie» et a évoqué les services rendus par son parti, Ettakattol, au pays.

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