Demain il serrera la main d’Emile Ntamack

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Verdun-sur-Garonne. Rugby et handicap : le bonheur à l’essai

Verdun-sur-Garonne. Rugby et handicap : le bonheur à l'essai

Michaël a 11 ans. Depuis quelques mois, il joue au rugby à Verdun au sein d’Ovalie Espoir, émanation de l’école de rugby. Tout comme Thomas, Adrien, Bastien, Jérémy, Idriss, Mattéo, Loukmane et Maxime, ses copains de jeu, Michaël est en situation de handicap mental. Demain, au siège du club, il serrera la main d’Emile Ntamack. Il est impatient. C’est qu’Emile va remettre à l’équipe maillots et shorts offerts par Eurovia et Paprec. Désormais, Michaël et ses copains porteront les couleurs du club. Un vrai short, un vrai maillot, comme les grands. Fierté.

Ovalie Espoir avait placé la barre haut : par le biais du jeu collectif, amener les enfants en situation de handicap mental à goûter à l’autonomie, à aller vers les autres dans l’échange ; le tout dans le plaisir partagé. Quelques mois de pratique à peine et l’essai est déjà transformé. Béatrice, la maman de Mickaël, le dit:«J’hésitais à inscrire mon fils, j’avais peur de le mettre en situation d’échec.Or, Ovalie Espoir, ce n’est que du bonheur ! Michaël est content d’y aller. Il est à l’aise, il apprend à son rythme, et du coup, il se révèle. Il acquiert même le sens de l’équipe ; s’il en manque un, les autres s’en inquiètent. Et puis, le rugby lui a ouvert des centres d’intérêt nouveaux à la maison.

Chapeau aux bénévoles qui l’encadrent! Ils sont formidables. Ils ont leur boulot de la semaine dans les pattes, et tous les samedis matin, ils sont là sur la pelouse avec le ballon à s’occuper de nos enfants avec une infinie patience. Je suis émerveillée. Ils donnent tout et ils disent qu’ils reçoivent! S’ils me demandaient la lune, j’irais la leur chercher.» Julie, auxiliaire de vie scolaire, est animatrice bénévole d’Ovalie Espoir, tout comme de nombreux joueurs du club et des parents de l’école de rugby : «on amène les enfants petit à petit à toucher le ballon, à aller vers les autres. On les voit progresser, se faire plaisir, s’épanouir et se détacher de leurs parents. Leurs progrès sont énormes. Pour nous, c’est exaltant. Nous nous sommes apprivoisés mutuellement. Les enfants nous ont acceptés dans leur bulle.» Les bénévoles, eux, les prennent par la main pour les faire entrer en ovalie. Par la grande porte.

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