De nouvelles formes de soutien qui accroissent et soutiennent la cohérence entre les modalités de gestion et les exigences de la pratique

Voici un article qui vise à décrire et à analyser une démarche de mobilisation et de réflexion collective à laquelle ont participé plusieurs intervenants, intervenantes et gestionnaires du Centre de réadaptation Normand-Laramée, un établissement qui offre des services aux personnes présentant une déficience intellectuelle. La démarche s’inscrit à l’intérieur d’un processus de transformation organisationnelle qui accompagne l’implantation de l’approche milieu.

Gagnier, J.-P., Proulx, R., Belley, C., & Lachapelle, R. (2001). La contribution d’une démarche de réflexion collective à la consolidation des pratiques communautaires : l’expérience du Centre de réadaptation Normand-Laramée. Nouvelles pratiques sociales, 13(2), 148-163.

Jean-Pierre Gagnier Photo UQTR

Renée Proulx Photo UQAM

Claude Belley Photo UQTR

La contribution d’une démarche de réflexion collective à la consolidation des pratiques communautaires: l’expérience du Centre de réadaptation Normand-Laramée

Tout changement de structure requiert des changements de relation. Ainsi, le développement d’une pratique communautaire au sein des organisations de services sociaux et sanitaires ne peut se résumer au déploiement d’équipes milieu, à une réallocation des ressources ou à la révision de la structure de gestion. Les organisations sont appelées à transformer leurs rapports aux personnes aidées, aux proches et à la communauté ainsi qu’à revoir leurs rapports à l’interne. Sans changement profond de ces rapports, la pratique communautaire qui a généralement cours dans les établissements du réseau des services publics peut engendrer des effets pervers et paradoxaux : reproduction des pratiques traditionnelles d’intervention, épuisement des intervenants, isolement des équipes sur leur territoire et fragilisation de leur sentiment d’appartenance et de loyauté à l’organisation. L’une des façons de contrer ces effets consiste certainement à instaurer de nouvelles formes de soutien qui accroissent et soutiennent la cohérence entre les modalités de gestion et les exigences de la pratique. À un moment marqué par la raréfaction des ressources et l’amplification de la pression reliée à la diversité et à la complexité des situations d’intervention, il peut être tentant pour les organisations de multiplier les demandes et les objectifs d’intervention. Dans ce contexte, il devient primordial de préserver des espaces de parole et de participation aux prises de décision. Il convient également de favoriser davantage le partage d’expertise et la réflexion collective sur les valeurs qui sous-tendent les actions entreprises.

On peut lire l’article ici.

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