Inclusion scolaire pour Lucie: résultat de l’enquête de la Commission des droits de la personne

A lire sur le site de l’Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS):

Suivi du dossier de Lucie Polo-Bergeron

La bonne nouvelle : Résultat de l’enquête

Vous vous souvenez sans doute de la charmante petite Lucie qui avait fait la manchette des journaux lorsque sa mère a voulu l’intégrer à la maternelle de l’école alternative de la CSDM (Commission scolaire de Montréal) où allait son frère. Peut-être vous souvenez-vous aussi que cela avait créé tout un remous dans cette école qui s’est divisée en deux clans : ceux qui croyaient aux capacités de Lucie et qui la soutenaient et ceux qui ne voulaient pas y croire et lui mettaient des bâtons dans les roues, lesquels malheureusement avaient réussi à faire rater son intégration.

La mère avait donc dû retirer Lucie de l’école ordinaire et l’a scolarisée à la maison avec un succès plus qu’étonnant. Une plainte avait été déposée à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, laquelle vient de rendre le résultat de son enquête qui conclue que « les faits révélés par l’enquête effectuée par la Commission démontrent qu’au courant de l’année 2009-2010, bien que scolarisée en classe ordinaire, L. P.-B. n’a pas bénéficié d’une réelle –intégration (sic), notamment parce que le professeur titulaire de la classe de maternelle n’a bénéficié d’aucun soutien ni d’aucune formation pour lui permettre d’effectuer les adaptations requises à sa situation, le plan d’intervention pour l’année 2009-2010 a été retenu sans qu’on procède à une nouvelle évaluation de sa situation, le nombre d’élèves n’a pas été réduit pour tenir compte de son arrivée dans la classe, les évaluations visaient plutôt à démontrer l’échec de l’intégration qu’à déterminer les moyens pour la favoriser. »

En outre, la Commission considère qu’elle a suffisamment d’éléments pour prouver l’existence de discrimination fondée sur le handicap ainsi que sur l’état civil et soumettre le litige à un tribunal. Elle donne cependant une chance à la CSDM de se reprendre, avant de saisir le tribunal du litige, en lui proposant des mesures de redressement, soit de lui offrir des services éducatifs adaptés, sans discrimination, et pour ce faire de :

a) Procéder à une évaluation individualisée déterminant ses acquis et ses capacités, dressant des objectifs adaptés à ses besoins et permettant d’élaborer un plan d’intervention personnalisé;

b) Envisager en classe ordinaire toutes les mesures d’adaptation raisonnables;

c) Effectuer le classement en classe ordinaire à moins de démontrer qu’il n’est pas dans l’intérêt de L. P.-B. de fréquenter la classe ordinaire, malgré les adaptations envisagées ou si l’intégration présente une contrainte excessive.

De plus, la Commission impose à la CSDM de verser à Lucie 15 000 $ et 5 000 $ à sa mère à titre de dommages moraux.

Reste à savoir comment réagira la CSDM.

Pour plus d’information à ce sujet http://luciepolo-bergeron.webs.com/luciecontrelacsdm.htm

Aussi, voir le reportage de Radio-Canada http://www.radio-canada.ca/emissions/telejournal_18h/2012-2013/reportage.asp?iddoc=274469

La triste nouvelle : scolarisation inadaptée

Les quelques années où la mère de Lucie l’a scolarisée à la maison ont été très bénéfiques. Elle a dépassé les attentes les plus optimistes. Elle a appris à lire, à écrire et à compter et se montrait très avide de savoir. Toutefois, en raison de problèmes de santé, sa mère s’est résignée à la scolariser en école spéciale en novembre dernier. Malheureusement, le niveau de la classe est trop bas pour elle (les élèves ne savent pas lire, ni écrire, ni compter) et on ne tiendrait pas compte de ses acquis scolaires. Par conséquent, les activités qu’on lui propose ne lui conviendraient pas.

Espérons que le résultat de l’enquête de la Commission des droits lui permette de recevoir l’enseignement auquel elle a droit.

Pour suivre sa scolarisation http://luciepolo-bergeron.webs.com/mascolarisation.htm

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *