Exécution d’un déficient intellectuel en Georgie

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Warren Hill, déficient mental, est sur le point d'être exécuté mardi, en Géorgie, au sud des Etats-Unis.

Warren Hill, déficient mental, est sur le point d’être exécuté mardi, en Géorgie, au sud des Etats-Unis. Photo : AFP PHOTO / GEORGIA DEPARTMENT OF JUSTICE/

États-Unis: un déficient mental va être exécuté en Georgie

PEINE CAPITALE – Un homme souffrant de troubles mentaux devrait être exécuté, mardi, en Géorgie, dans le sud des Etats-Unis. Son avocat assure que son client est « retardé mental » et, par conséquent, que « sa peine de mort doit être annulée ».

Etats-Unis : un déficient mental va être exécuté en Géorgie

Photo : AFP PHOTO/GEORGIA DEPARTMENT OF CORRECTIONS

Ce n’est pas la première fois que Warren Hill frôle la mort mais cette fois, il semble que ce soit la dernière. Ce Noir américain de 52 ans, qui a passé 21 ans en prison, souffrant de troubles mentaux sera exécuté mardi en Géorgie, au sud des Etats-Unis. Son avocat, Brian Kammer, ne cesse de clamer l’innocence de son client : « Il n’y a aucun doute sur le fait que Warren Hill soit retardé mental », en conséquence de quoi « son exécution doit être arrêtée et sa peine de mort annulée ». Son avocat ajoute que le condamné « supplie » les autorités de commuer sa peine en réclusion criminelle à perpétuité.

Condamné à mort en 1991 pour le meurtre d’un codétenu alors qu’il purgeait la réclusion à perpétuité pour avoir tué sa petite amie, Warren Hill a été diagnostiqué comme souffrant d’un retard mental par plusieurs experts et tribunaux. Mais son handicap n’est pas suffisamment établi au regard de la loi de Géorgie. En effet, si la Cour suprême américaine a interdit, en 2002, la peine capitale pour les déficients mentaux car leur handicap « ferait courir le risque d’une exécution arbitraire », elle a cependant laissé chaque Etat fixer les conditions requises pour déterminer cette déficience. Or, la Géorgie est le seul Etat américain qui requiert que le retard mental soit prouvé « au-delà d’un doute raisonnable ».

Condamnation suspendue en juillet

La condamnation à mort de cet américain avait été suspendue in extremis en juillet dernier, deux heures avant l’heure fatidique, en raison du changement de procédure d’injection mortelle. En effet, Warren Hill devait être le premier condamné par l’injection d’un seul produit, le pentobarbital, au lieu de trois produits auparavant.

Depuis, un « rebondissement extraordinaire » a eu lieu au cours duquel « tous les experts médicaux ont adopté une position uniforme et concluent que Warren Hill est bien retardé mental ». Ce coup de théâtre a permis à la défense du détenu d’introduire un nouveau recours devant un tribunal local. Mais aussi devant la plus haute juridiction du pays, évoquant le risque de commettre une « grave erreur judiciaire » en cas d’exécution. Un second miracle peut donc toujours avoir lieu. A défaut, l’exécution de cet homme sera la deuxième de l’année aux Etats-Unis et la première dans la chambre de la mort de Géorgie, depuis Troy Davis.

Pour plus de détails, voir l’article du 6 août 2012, Exécution au Texas et celui du 3 août 2012, Peine de mort et déficience intellectuelle.

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