Autisme : des électrodes dans le cerveau pour réduire les symptômes ?

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Un jeune garçon atteint d’autisme sévère a vu les symptômes de la maladie reculer après l’implantation d’électrodes dans son cerveau. C’est la première fois que cette technique, appelée stimulation cérébrale profonde, est utilisée contre ce trouble, à priori avec un succès relatif…

L’autisme recouvre de nombreux symptômes qui peuvent varier d’un individu à un autre. Il se caractérise par des déficits dans l’expression de certains comportements, dans la communication et dans les relations sociales. Il peut en outre être associé à d’autres troubles comme le retard mental ou des comportements violents autodirigés.

C’est exactement le cas d’un petit garçon, patient unique d’une nouvelle étude parue dans le journal Frontiers in Neuroscience. Atteint d’une forme sévère de la maladie, il était incapable de regarder quelqu’un dans les yeux, n’exprimait aucun mot, se réveillait au milieu de la nuit en poussant des cris, et, surtout, était capable de se blesser grièvement. Un comportement qui nécessitait une attention permanente de la part des parents.

La stimulation cérébrale profonde se trouve de nouveaux cerveaux

Les différents traitements médicamenteux utilisés n’ont donné aucun résultat probant. Pour faire face à ces échecs, des scientifiques de l’hôpital universitaire de Cologne (Allemagne) ont entrepris de tester pour la première fois une technique utilisée depuis une vingtaine d’années dans le traitement des pathologies neurologiques et appelée stimulation cérébrale profonde.

D’abord pratiquée pour atténuer les tremblements dus à la maladie de Parkinson, elle est de plus en plus utilisée pour certains problèmes mentaux ou comportementaux, comme la dépression, les troubles obsessionnels compulsifs ou l’anxiété sévère. Plus récemment encore, elle a été proposée dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. 

L'autisme apparaît à la naissance, voire in utero, même si les symptômes ne sont diagnostiqués que vers 2 ou 3 ans. C'est donc une maladie de l'enfance qui perdure, dans la très grande majorité des cas, à l'âge adulte.
L’autisme apparaît à la naissance, voire in utero, même si les symptômes ne sont diagnostiqués que vers 2 ou 3 ans. C’est donc une maladie de l’enfance qui perdure, dans la très grande majorité des cas, à l’âge adulte. © University of Leeds

L’autisme et les comportements autodestructeurs en recul

Le garçon avait 13 ans au moment de l’opération. Des électrodes ont été implantées dans des régions précises de l’amygdale, aire cérébrale impliquée dans la mémoire et les émotions. Comme il s’agit d’un travail pionnier, les auteurs n’étaient pas sûrs de l’efficacité de la tentative. Effectivement, sur les trois régions stimulées, deux semblaient ne pas réagir. En revanche, une activité électrique continue dans la région basolatérale de l’amygdale a révélé son efficacité. Lire la suite.

 

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