Handicap mental en France: Il reste encore beaucoup à accomplir

Lu sur Le Télégramme :

Christel Prado, présidente nationale de l'Unapei, était ce week-end à Brest. Photo Alain Coquil

Christel Prado, présidente nationale de l’Unapei, était ce week-end à Brest. Photo Alain Coquil

Handicap mental. Agir, de l’école à la retraite

De passage en Bretagne, Christel Prado, présidente nationale de l’Unapei, qui agit depuis 1960 pour la défense des déficients intellectuels et leurs familles, estime que plus d’un demi-siècle après la création de l’association, il reste encore énormément de chemin à faire pour les 180.000 personnes accueillies (dont 40.000 majeurs protégés) en France. «Des efforts ont été faits, c’est indéniable», résume Christel Prado. «On a créé des écoles, des lieux de travail, des foyers de vie. Nos enfants peuvent avoir aujourd’hui une vie plus digne. Mais il reste encore beaucoup à accomplir».

Hypocrisie et injustice

Pour la présidente nationale, les efforts doivent, notamment, porter sur l’accès à l’école et à l’éducation. «Il faut arrêter l’hypocrisie. Oui, des milliers d’enfants handicapés vont à l’école, mais seulement deux heures par jour, faute d’encadrement adapté, de formation. En fait, on attribue des allocations aux parents pour qu’ils les gardent à la maison». Depuis 2008, les responsables de l’association tirent également la sonnette d’alarme sur ce qu’ils dénoncent comme «une injustice». «En France, le handicap prend sa retraite à 60 ans», résume Christel Prado. «Handicapées toute leur vie, plus de 30.000 personnes sont âgées de plus de 60ans et perdent du coup, toutes leurs spécificités, notamment en matière d’accompagnement. Et la bonne réponse n’est pas le retour dans les familles».

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