Demain, un film sur l’autisme

Demain le 11 décembre 2012, à 21h, Canal Vie présentera le film L’autisme au gré du vent, de Françoise Lavoie-Pilote. Voici un vidéo de Vimeo.

Sur le site de TV Hebdo, on peut lire ce qui suit:

«L’autisme au gré du vent»: Un chemin périlleux

David © Canal Vie

«L’autisme au gré du vent»: Un chemin périlleux

Mardi 11 décembre, 21 h, Canal Vie

Marie-Hélène Goulet/TV Hebdo

«Je m’appelle David. J’ai 13 ans. Je suis en deuxième année du primaire. J’aime le vent. Parfois, je m’improvise aventurier. Je pars à la recherche de trappes d’aération, de ventilateurs ou de pompes à chaleur, que je peux inspecter pendant des heures…» David Beaulieu est un jeune garçon attachant qui souffre d’un trouble du développement. La réalisatrice Françoise Lavoie-Pilote lui donne la parole dans ce documentaire. En compagnie de ses parents, l’adolescent trace le portrait de sa réalité.

À la naissance de David, Nancy Cloutier et Réal Beaulieu ne se doutaient pas que leur fils était un enfant différent. David a suivi les étapes normales de l’évolution d’un poupon; c’est à l’âge où les petits apprennent à parler qu’il s’est dissocié des autres.

Lorsque le diagnostic a été établi, Nancy a subi un très grand choc. Elle confie avoir pensé: «Nous n’aurons pas de vie. Comme nous ne sommes pas encore trop attachés à notre enfant, c’est le moment de le placer, sinon nous allons souffrir toute notre existence.»

Comme Réal refusait catégoriquement de placer son fils, il en est venu à la conclusion qu’il devait quitter sa conjointe, dont l’anxiété était grandissante, et de partager la garde de David.

Quatre années d’enfer

Le développement du jeune garçon s’est poursuivi au début sans trop d’obstacles. David a même effectué sa première année dans une classe «normale». C’est lorsqu’on a suggéré à ses parents de l’intégrer dans un groupe spécial que les années «noires» ont commencé. C’est seulement grâce à une bataille acharnée de quatre ans que Nancy et Réal ont pu sortir leur fils de là. «Ce n’était plus tolérable qu’il soit dans ce milieu, parce que David se détériorait trop», explique son père.

À bout de souffle à force de demander de l’aide, Réal a dû se résigner à placer David dans une famille d’accueil pendant trois mois pour se refaire une santé. Aujourd’hui, son fils est de nouveau à ses côtés, et Réal tente de composer le mieux possible avec l’obsession de l’adolescent pour le vent. Le quotidien aux côtés de David n’est pas de tout repos. Le garçon est parfois violent et tient souvent des propos haineux, qu’on peut entendre dans le documentaire. Par ailleurs, il ne craint pas de fuguer dans le voisinage, à la recherche de trappes d’aération.

La solution

Pour le calmer, Réal songe à lui offrir un chien, son autre obsession. Cependant, il sait qu’il n’aura pas la force de tout gérer à la maison si David ne s’occupe pas de la bête. Nous saurons comment David se comporte avec un animal en le suivant à Montréal pendant quelques séances de zoothérapie.

Devant l’enthousiasme de leur enfant, Réal et Nancy décident de faire une demande à Mira afin d’obtenir un chien. Pour Nancy, les résultats des études sur la relation entre les autistes et leur chien sont d’un grand réconfort. «C’est la première fois que je ressens de l’espoir, que je crois que quelque chose va m’aider de façon concrète», témoigne-t-elle devant la caméra.

Malgré les difficultés auxquelles elle se heurte en élevant son fils, elle a renoncé à l’idée de le placer. «Le fait que David soit autiste m’a appris que je peux aimer inconditionnellement, confie-t-elle. Je n’ai pas d’attentes concernant ce qu’il pourra accomplir plus tard. Il pourrait ne rien faire et rester avec moi, et je serai quand même heureuse. Je n’aurai pas honte.» Le documentaire se termine par une surprise de taille pour le garçon, dont la joie est émouvante.

 

 

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