La situation de l’autisme en France (suite)

Le 6 décembre, il y avait un Colloque à Paris destiné à dresser un constat de la situation, puis à des échanges consacrés aux axes suivants de réflexion :

  • Un meilleur dépistage à tous les âges.
  • Une meilleure intégration : école, secteur médicosocial, SESSAD, IME, quels accompagnements ?
  • Emploi, logement, autonomie, vieillissement ? Les initiatives des associations foisonnent, comment la collectivité peut-elle les accompagner et prendre le relais?
  • La souffrance des proches et sa reconnaissance …

The Autist, un blog très actif (en français malgré son nom) rapporte la situation:

Dessin Blog The Autist

Colloque autisme : quand des politiques découvrent la colère des familles….

le 8 décembre 2012 18H00 | par

the-autist

Remise de ma pétition

La pétition que j’avais créé pour changer les plans du plan autisme a été stoppée mercredi 5 décembre, sur un chiffre de 5109 signatures récoltées en 9 jours.

Le lendemain, Rachida, maman d’enfant autiste et présidente de l’association Jeted, l’a remise au sénat à Mme Marie-Egyptienne, coordinatrice du plan autisme, à l’occasion du colloque sur le plan autisme : 120 pages de signatures, 5 pages de commentaires, le tout dans une chemise avec la photo de l’autruche en grand format scotchée dessus. Apparemment, selon les retours, cela a fait son effet, les politiques ignorant presque tout de la colère des familles (si si !)

Cette maman est une militante, une battante : elle se bat pour que les autistes soient inclus dans la sociétés, aient une prise en charge adaptée, soient respectés dans leurs droits fondamentaux. La situation dramatique de l’autisme en France, le cauchemar que vivent les personnes concernées par l’autisme, lui donne la volonté d’agir pour faire évoluer les mentalités, pour ouvrir les français à la différence.

L’État, proxénète ?

À l’heure actuelle peu de solutions sont offertes aux mamans d’enfants autistes, pour la prise en charge de leurs enfants. Elles sont obligées dans la plupart du temps d’arrêter leur activité professionnelle pour s’occuper de leur enfant au quotidien.

Mais cette activité n’est pas rémunérée, et bien au contraire : le suivi qu’elles doivent apporter dans le cadre de la prise en charge a un coût, entre 1500 et 2000€ par mois et par enfant, entre les formations qu’elles doivent suivre et l’intervention des différents thérapeutes. Ces prises en charge, qui suivent les recommandations de bonnes pratiques, devraient être financées par l’État.

Que faire, face à un gouvernement qui ne propose aucune solution, ou bien des solutions très éloignées de ce que préconise la Haute Autorité de Santé ?

Certaines d’entre elles ont opté pour vendre leurs charmes pour pouvoir financer la prise en charge de leur enfant : elles se prostituent. Lire la suite.

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