Alphée des étoiles, un film de Hugo Latulippe

Alphée des étoiles Un film de Hugo Latulippe
G, Québec. 2012. 85 min (V.O.F.). Documentaire réalisé par Hugo Latulippe.Date de sortie 12 octobre 2012Alphée des étoiles sera présenté au Festival du nouveau cinéma, le 11 octobre 2012
Synopsis

Atteinte d’une maladie génétique rare qui ralentit son développement, Alphée revient de loin. Et pourtant, comme un petit miracle gorgé d’amour, elle déjoue aujourd’hui tous les pronostics médicaux. Quand, par intuition, les parents refusent son entrée dans une école spécialisée, toute la petite famille part en Europe s’installer dans les Alpes suisses pendant une année. Son papa, le cinéaste Hugo Latulippe, profite alors de cette période pour favoriser ses apprentissages. Émouvante déclaration d’amour d’un père à sa fille, le film est aussi l’histoire d’un pari, celui de voler un an à la vie et de renverser le cours des choses afin qu’Alphée puisse intégrer une classe régulière à son retour. Journal intime doublé d’un conte initiatique, Alphée des étoiles est une œuvre personnelle qui tranche avec les films plus politiques du cinéaste (Bacon, Ce qui reste de nous, République : un abécédaire populaire). En mettant en scène une petite fée aux pouvoirs magiques qui nous invite à traverser le miroir des apparences, Hugo Latulippe n’en affirme pas moins sa foi en une école à dimension humaine qui prône l’égalité des chances pour tous les enfants. Avec une patience attendrie, le film bouscule nos certitudes et révèle le monde sous un jour inédit qui échappait jusqu’ici à notre regard trop pressé. Le Clap

Alphée a 5 ans. C’est la petite sœur de Colin et la fille du cinéaste [Hugo Latulippe] et de Laure Waridel. Comme les fillettes de son âge, Alphée rit, court, joue et s’invente des histoires. Elle est aussi atteinte du syndrome de Smith-Lemli-Opitz, une maladie génétique très rare qui freine le développement neurologique et musculaire. Pendant un an, la famille a vécu dans un village suisse afin de se mettre au diapason de cette fillette de qui nous avons tant à apprendre. Au fil des saisons, le papa a filmé une lettre ouverte à sa fille, une lettre en images qui égrène les instants de bonheur, illustre la beauté du monde — chêne de 4 000 ans, prés fleuris et sommets enneigés — et qui a choisi le camp de l’espoir. On imagine les moments d’abattement, de doute et de révolte, mais on ne les voit pas ici. Une fillette prisonnière de son corps, mais qui a une « désinvolture de libellule », n’a que faire de la gravité adulte. On ne peut qu’admirer le courage, la légèreté et la joie de cette vieille âme qui semble « flotter au-dessus de sa propre vie ». Bouleversant. — Éric Fourlanty Festival du Nouveau Cinéma

 

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