L’activité industrielle est un moyen de développer les fonctions cognitives

À lire sur le site L’usine nouvelle:

Quand l’insertion passe par l’industrie

Texte Cécile Maillard Photos pascal guittet   Publié le

Dans ses usines de câbles, la fondation Amipi permet à des personnes souffrant de déficience cognitive de se développer pour ensuite s’insérer en milieu ordinaire.

industrielle

Dans le site Amipi de Nantes, toute l’organisation du travail a été pensée pour favoriser les apprentissages et la polyvalence des opérateurs.

Des mains agiles assemblent des câbles de diamètre et de couleur différents, certains fils rejoignent l’ensemble en cours de montage, d’autres en sortent avant la fin. À l’issue du processus, apparaît un long faisceau aux multiples ramifications. Après contrôle électrique, il partira équiper les voitures de PSA ou de Renault. Dans les locaux lumineux et flambant neufs de l’ « usine de production, d’apprentissage et d’insertion » de la fondation Amipi-Bernard Vendre dans la banlieue de Nantes (Loire-Atlantique), plusieurs opérateurs procèdent à ces assemblages complexes, aidés visuellement, si besoin, par un schéma du faisceau, reproduit sur la table de montage. Des salariés comme les autres, mais recrutés par la fondation en raison de leur handicap mental.

Dans les années 1960, Maurice Vendre, le fondateur d’Amipi, est parti d’une conviction personnelle forte, validée depuis par l’expérience et la recherche : l’activité manuelle, notamment industrielle, est un moyen de développer les fonctions cognitives. Dans les six sites de production d’Amipi (Cholet, Angers, LeMans…), au statut d’entreprises adaptées, travaillent désormais 833 salariés, dont 715 travailleurs handicapés. Avec une double ambition de leur employeur : répondre aux exigences, très fortes, de l’industrie automobile, et apporter un développement cognitif suffisant à ses salariés pour qu’ils quittent un jour ces usines et s’insèrent dans le monde du travail ordinaire [lire le témoignage ci-contre]. « Nous devons faire des usines apprenantes, à des coûts acceptés par nos clients, résume le président de la fondation, Jean-Marc Richard. C’est possible grâce aux aides de l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) et parce que nos clients acceptent un léger surcoût au nom de leur RSE. » Ici, les salariés sont rémunérés 1,2 fois le smic.

Le câble, support d’apprentissage idéal

L’activité de câblage a été identifiée comme un support d’apprentissage idéal : les tâches sont encore très manuelles, elles se décomposent en multiples sous-tâches, et l’activité permet de produire de gros volumes. Dans le site de Nantes, toute l’organisation du travail a été pensée pour favoriser les apprentissages. Le site rassemble deux activités auparavant séparées, la coupe des câbles et leur montage ; se sont ajoutés les magasins matières premières et produits finis. « Pour nos opérateurs, cela représente l’opportunité de passerelles entre métiers, accentue leur polyvalence, une polyvalence nécessaire tant pour leur développement que pour leur insertion future« , explique Doriane Pastor, la directrice du site. Si tout va bien, tous les trois ou quatre mois, les opérateurs changent de poste, passent de gestes simples à d’autres plus complexes. Certains travaillent en maintenance, quelques heures par semaine, ou aux magasins, par roulement. D’autres ont été formés à la pédagogie et accompagnent les nouveaux arrivants. Mot d’ordre : « Ne pas s’ennuyer ». La direction a banni les gestes simples et répétitifs, qui ne mobilisent pas les compétences cognitives, elle a par exemple conservé du soudage manuel de câbles, le plus souvent effectué dans des pays à bas coût de main-d’œuvre. Et si le conseil d’administration a choisi d’investir dans un stockeur automatique, c’est parce qu’il permettait une utilisation de l’informatique.

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Dépistage de la trisomie 21 en Belgique

À lire sur le site Institut Européen de Bioéthique:

« Eradication » presque complète des enfants porteurs de la Trisomie 21 en Flandre

20/06/2018
Dépistage

C’est un fait. L’accroissement spectaculaire du nombre de Test Prénataux non-invasifs (DPNI) a comme conséquence directe l’élimination des fœtus porteurs du gène de la Trisomie 21. Ce test sanguin pratiqué chez la maman enceinte, est presque totalement remboursé par la sécurité sociale depuis le 1er juillet 2017.

Aujourd’hui ce sont 97% des femmes qui font le test. Il n’est donc pas réservé à un groupe cible. C’est ce qui ressort de l’enquête menée par le quotidien « Het Belang van Limburg » (HBvL) qui a contacté les hôpitaux limbourgeois.

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Le Dr Van Holsbeke attire l’attention sur le fait que ce test DPNI coûte très cher à la société, et que la Belgique est le seul pays où tout le monde est remboursé pour ce test. « Dans la plupart des autres pays, ce n’est qu’un groupe à risque qui sera remboursé. Certaines patientes font le DPNI uniquement pour connaître le sexe de l’enfant dès la 14ème semaine,  alors que normalement, on ne voyait le sexe qu’après la 20ème semaine. » Les femmes avorteraient-elles si le sexe ne correspondait pas à celui désiré ? C’est un risque évident.

La gynécologue s’étonne aussi du fait que certains confrères posent la question « Avorterez-vous si le bébé est atteint de la Trisomie 21 » et non pas « Voulez-vous faire le test DPNI ? »

Conséquence directe du test généralisé : les chiffres montrent clairement l’élimination de tous les enfants atteints par la Trisomie 21. En 2013, pour la Flandre, 58 enfants y sont nés. En 2017, ils étaient moins de 10. Et dans le Limbourg, un seul enfant porteur de la Trisomie a vu le jour.

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