Warren Hill finalement exécuté malgré sa déficience intellectuelle

A lire sur le site de Paris Match:

Warren Hill exécuté après 24 ans de débat

Pas de clémence pour le déficient mental

Le 28 janvier 2015   Marie Desnos

Warren Hill

Warren Hill, condamné à mort en 1991 dans l’Etat de Géorgie, a été exécuté par injection létale mardi. Et ce malgré la bataille acharnée de ses défenseurs, qui estiment cette condamnation à mort contraire à la Constitution en raison de sa déficience mentale.

«Cette exécution est une abomination», a réagi son avocat, Brian Kammer. Après 24 ans passés dans le couloir de la mort, le prisonnier américain Warren Hill, 54 ans, a été exécuté mardi au pénitencier de Jackson, en Géorgie (Sud-Est des Etats-Unis). D’après l’Atlanta Journal Constitution (AJC), il n’a pas souhaité faire de déclaration avant de mourir, mais a accepté qu’un prêtre lise une prière pendant l’injection létale.  Il a été déclaré mort à 19h55 (00h55 GMT mercredi). «Aujourd’hui, la Cour a, de manière tout à fait inconsciente, laissé se produire un grotesque déni de justice», a dénoncé Me Kammer dans un communiqué. «Le souvenir de l’exécution illégale de M. Hill sera perpétué comme une tache morale sur le peuple de cet Etat et les tribunaux qui l’ont laissée se produire», a-t-il lancé. Cette exécution solde en effet une bataille judiciaire acharnée, ses avocats ayant essayé par tous les moyens de sauver leur client, doté d’un quotient intellectuel (QI) de 70, le niveau généralement reconnu par les experts pour établir un diagnostic de retard mental. (…)

Lire l’article complet.

To be in a Super Bowl ad

 To read on Disability Scoop website:

Super Bowl Ad Features Girl With Down Syndrome

By

Super Bowl

Grace Ramsburg, 8, will appear in an ad for McDonald’s airing during the Super Bowl. (Changing The Face Of Beauty)

A third-grader with Down syndrome will be front and center on advertising’s biggest night of the year as part of a television commercial for McDonald’s.

Grace Ramsburg, 8, will be included in a one-minute TV spot for the fast-food chain alongside her brother, Adam, and father, Dale.

The commercial features restaurant customers stunned to learn that McDonald’s will be asking for nothing more than “lovin’” as a form of payment from select diners through Feb. 14.

The Naperville, Ill. family is seen embracing after being told “your total is one big family hug” in the ad that was filmed in December at two Chicago-area McDonald’s locations.

“All of the customers in our Super Bowl spot were random customers who had no idea they were being filmed to be in a commercial, let alone our Super Bowl commercial, until after the filming. So, this family was not specifically chosen but we’re thrilled they stopped into their local McDonald’s on that day to take part in this special commercial that is all about lovin’ our customers,” Lisa McComb, director of media relations for McDonald’s, told Disability Scoop.

The commercial will air during the first half of Sunday’s matchup between the New England Patriots and Seattle Seahawks and for two weeks following the game, McComb said. (…)

Read full article.

 

Suisse- La Fondation Brühlgut gagne un prix

A lire sur le site de la Fondation Brühlgut (en allemand):

Fondation Brühlgut

La Fondation Brühlgut

La Fondation Brühlgut promeut les personnes handicapées de Winterthur, les accompagne et leur offre des services d’habitation, de travail, des possibilités de formation et d’aide à l’emploi. Elle dirige un centre d’ergothérapie et de physiothérapie pour personnes allant du nourrisson à l’âge adulte, ainsi qu’une garderie intégrée.

Fondation Brühlgut
Brühlbergstrasse 6
8400 Winterthur
052 268 11 11
Fax 052 268 11 12

La Fondation a gagné le Grand Prix du Pour-cent culturel Migros monéquilibre, doté d’un montant de 10 000 francs.

(…) Robert Sempach, responsable de la promotion de la santé auprès de la Direction des affaires sociales et culturelles de la Fédération des coopératives Migros, justifie le choix du jury: «La manière innovante, complète et durable dont la Fondation Brühlgut a élaboré le projet ‘Wir bleiben in Bewegung’ nous a convaincus. Dans le but de montrer comment porter attention à sa santé en ayant du plaisir et en s’amusant, la direction, les collaborateurs et les résidents en situation de handicap de la Fondation Brühlgut ont élaboré ensemble différentes offres dans les domaines de l’alimentation, du mouvement, de la détente et de la rencontre. La composition des menus est équilibrée, variée et s’adapte à la saison. Au besoin, les groupes résidentiels peuvent choisir les menus au moyen d’images. Les personnes en situation de handicap peuvent bouger et se détendre dans des cours d’escalade et de yoga thérapeutique. L’offre de vacances individuelles est particulièrement innovante.»

La Fondation Brühlgut offre 200 places de travail en ateliers protégés et plus de 100 places d’hébergement pour des adultes en situation de handicap mental et/ou physique. Elle gère également une crèche intégrative et un centre thérapeutique pour enfants, adolescents et adultes. Lire l’article complet.

start_arbeit_01_78fa740e1f

Because we care about the people we support

To read on The Guardian website:

Note: In the UK, the term of ‘Learning disability’ is used instead of ‘Intellectual disability’.

Every day I battle to get proper care for people with learning disabilities

A day in the life of …

Michaela Sanford   Team leader at FitzRoy Newhaven

care

Supporting people with learning disabilities gives a lot of job satisfaction, says Michaela Sanford. Photograph: FitzRoy

I get up at about 5.30am. When I’m ready, I get the children up and dressed in time to drop them at the childminder’s house by 7am.

I’ve worked at FitzRoy as a team leader, supporting people with learning disabilities, for 11 years and I love my work. Before this job I was a personal assistant but it felt wrong because I’m very much a people person. I earn less now than when I was a PA, but the job satisfaction is so much greater and now I get to help people.

The day when one of the residents got a wheelchair that fitted properly after six months of us fighting for it was a wonderful day, and there are many other examples I could give. A lot of my work means refusing to take no for an answer. I’ve learned that if you persist in getting past reception to speak to people who can make decisions, you’re more likely to be listened to.

I get to work at about 7.10am, giving me a bit of time to go through my emails and make sure I’ve caught up with everything before I begin the day. The next couple of hours are spent helping the 19 residents to get up, assisting them with personal care, bathing and taking their medication.

When everyone is ready, the fun begins and we have a range of activities planned each day such as cooking, exercise, music, dance, quizzes, support on the computers and board games. We also spend time managing quite a high range of healthcare needs. Just last month we had 57 healthcare appointments with doctors and hospitals. Two members of staff might need to attend with each resident, and as a team we manage cover as best we can.

My biggest challenge is without a doubt the countless times I hear “no” from local authority departments, and it always seems to be due to a lack of funds. One of our residents is suffering from bulimia, but his GP washed his hands of it and told me: “You can’t help everyone”. We finally had a breakthrough when his social worker raised our concerns with a psychiatrist, and he’s now in line to receive respite care. If he had been a 14-year-old girl he would have been prioritised, but because he’s a 60-year-old man who has had a stroke and has mental health issues, he didn’t seem to be anyone’s priority. (…) Read complete article.

________________________

Thanks @mencap_charity to have drawn my attention on this article.

Mali – L’amaldeme est un point de repère pour tout le monde

A lire sur le site Mali Jet:

Déficience mentale et intellectuelle : SOS pour l’amaldeme

Par

amaldeme

L’association a créé des centres spécialisés pour la prise en charge des enfants souffrant de déficience mentale. Mais elle se heurte à des difficultés, faute de moyens.

« Si l’on ressent un désarroi lorsqu’il nous est donné d’avoir à affronter l’être souffrant mental, il est encore plus douloureux d’en être la mère. Mettre un enfant au monde qui n’est pas comme les autres est la pire des calamités pour une mère » : feue Kadiatou Sanogho, mère de deux enfants déficients intellectuels, et fondatrice de l’Association malienne de lutte contre la déficience mentale (AMALDEME), parlait en connaissance de cause. Comme elle, de nombreuses femmes et familles vivent la terrible épreuve de la déficience mentale de leurs enfants. Ces mères sont le plus souvent abandonnées à leur sort sous le regard curieux, indiscret, amusé, parfois consterné de l’entourage.
Et pourtant, l’enfant déficient mental, tout comme l’enfant dit normal, est un citoyen à part entière. Comme tel, il a le droit à l’éducation, à l’apprentissage au travail et à une vie sociale décente.
Pour faciliter l’insertion socioprofessionnelle de ces enfants, comme tant d’autres à travers le pays, Mme Kadiatou Sanogho a créé l’Association malienne de lutte contre la déficience mentale (AMALDEME) devenue l’une des rares structures sociales qui œuvrent à la promotion de la personne déficiente mentale. Depuis sa création le 31 juillet 1984, l’AMALDEME a accueilli plus de 4000 enfants du Mali et de pays de la sous-région comme la Guinée, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Sénégal, où de plus loin comme le Congo.
L’association se consacre à l’étude de la déficience mentale, sa prévention, la défense des intérêts des personnes déficientes intellectuelles et de ceux de leurs familles. Parmi ses autres objectifs figurent la prise en charge des enfants et adolescents déficients intellectuels (accueil, rééducation, scolarisation, formation professionnelle, insertion socio professionnelle, culturelle, artistique et sportive).
Aujourd’hui, surtout, après le décès de leur fondatrice, force est de constater avec regret que l’AMALDEME et ses structures décentralisées peinent à atteindre ces objectifs. La structure fait face à d’énormes difficultés.
Le directeur exécutif du Centre psychoéducatif de Lafiabougou, Souleymane Diallo, a tenu d’emblée à lever une équivoque sur la déficience intellectuelle. « Les gens ont tendance à confondre la maladie mentale et la déficience mentale mais les termes n’ont pas le même sens », note-t-il en expliquant que la maladie mentale est un phénomène social qui pousse l’individu à agir de façon inconsciente et incontrôlée, en faisant fi des normes de la société.
Quant à la déficience intellectuelle, elle se manifeste, selon lui, par une incapacité caractérisée de l’individu à évoluer normalement au sein de la société à causes de problèmes liés au fonctionnement anormal de son cerveau. « Elle est un état irréversible. Quand on est déficient, on l’est pour toute la vie », a-t-il précisé.
Selon le spécialiste, la déficience peut subvenir à tout moment. Elle peut être provoquée par un accident de la route, la consommation de produits toxiques. La maladie est aussi due à une mauvaise alimentation de la femme enceinte, des problèmes d’accouchement comme le manque d’oxygène, l’infection néonatale ou la prématurité de la naissance. Une personne peut contracter cette maladie, lorsqu’elle travaille pendant plusieurs heures sans repos. « Ce déficit intellectuel, on l’observe au niveau des compétences à tout point de vue et nous sommes tous des candidats potentiels », a-t-il expliqué.
Souleymane Diallo regrette le peu d’importance accordée à sa structure. Beaucoup ignorent, en effet, que « l’AMALDEME est un point de repère pour tout le monde. Elle intervient dans tous les paramètres que ce soit au niveau du comportement physique, social ».
L’AMALDEME accueille aussi des enfants dotés d’une intelligence intacte, sans versant déficitaire, mais présentant des troubles qui cachent leur intelligence. « Dès qu’on commence à travailler avec eux, on constate que ce sont des enfants qui ont des capacités pouvant leur permettre de vivre sans problème », a-t-il assuré. « Mais si l’enfant n’est pas suivi à la maison par ses parents et des professionnels, il lui est difficile d’avancer dans la vie », a expliqué le directeur exécutif du Centre psycho éducatif de Lafiabougou.
L’AMALDEME ouvre également ses portes aux enfants qui souffrent de problèmes de compréhension. Certains présentent des traits caractéristiques de la trisomie 21. D’autres, des traits autistiques. C’est-à-dire qu’ils se replient sur les personnes qu’ils aiment, n’entretiennent plus de relations avec le monde extérieur. Certains enfants présentent une paralysie cérébrale qui engendre des comportements physiques importants.
Le nombre de personnes déficientes intellectuelles ne cesse d’augmenter, fait remarquer Souleymane Diallo, qui précise que depuis 10 ans, sa structure accueille tous les lundis 10 nouvelles personnes âgées de trois mois à 30 ans.
L’AMALDEME se charge du transport des enfants déficients intellectuels, assure leur nourriture, effectue gratuitement des consultations médicales spécialisées dans ses services : le service psychologique, l’éducation spécialisée, l’ergothérapie, la psychomotricité, la kinésithérapie. L’association fait des dons de médicaments aux familles et recherche des parrains pour les enfants orphelins souffrant de déficiences intellectuelles.
Présentement, l’association peine à assurer la prise en charge et l’accompagnement des enfants. « Nous sommes confrontés à des problèmes d’ordre financier et logistique, des problèmes de formation des encadreurs du centre », a expliqué le directeur exécutif qui a révélé que le personnel de son centre ne perçoit pas de salaires, depuis trois mois. « Les partenaires se font rares. L’Etat nous accompagne très timidement. »
L’état prend en charge 7% du budget de l’AMALDEME, met à sa disposition un personnel à concurrence de 43% et l’association fait face 57% de cette charge. Souleymane Diallo a jugé minime la contribution des familles des personnes déficientes intellectuelles.
De nos jours, la structure est confrontée à des problèmes logistiques. Alors qu’elle a surtout besoin des matériels spéciaux pour mener ses activités éducatives. Il s’agit entre autres de jeux de construction d’enfilage.
Si tous les fils du Mali ont droit à une éducation, force est de constater que ce droit ne profite pas pleinement aux enfants déficients intellectuels, faute d’écoles spécialisées en la matière. Pour notre interlocuteur, le gouvernement doit ouvrir une école pour ces enfants qui sont stigmatisés dans les autres établissements. Il sollicite l’appui des autorités pour l’insertion d’un volet sur ces malades dans le budget national conformément à l’article 17 de l’accord cadre signé en 2009.
Souleymane Diallo en appelle à un changement de mentalité à l’égard de ces jeunes déficients mentaux. « Ces enfants ne sont pas des djinns (diables), des sorciers, des porteurs de guigne, ni l’œuvre des mauvais esprits. Ce sont des personnes qui ont des séquelles au cerveau suites à une maladie ou un traumatisme. La déficience a une explication scientifique et fait l’objet de cures capables de donner une certaine autonomie mentale à la personne déficiente tout en rendant possible son intégration sociale », a-t-il signalé. Il a aussi demandé au public d’éviter de coller le nom de l’association aux enfants déficients mentaux. « Dans la rue, des gens se plaisent à attribuer le surnom « AMALDEME » à des enfants présentant un handicap physique ou mental. Nous voulons que cela cesse. L’enfant ne doit pas répondre du nom de l’association», a-t-il déploré.  (…) Lire l’article complet. Aminata Dindi SISSOKO