La parentalité des personnes handicapées mentales – Une brochure à destination des personnes elles-mêmes

A lire sur le site Actu-Soins:

Parentalité et handicap mental : contrer les tabous

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Sept élèves de l’IFSI de Guéret (Creuse) ont soumis au concours étudiant de la MNH, qui court jusqu’au 15 octobre, un projet sur un sujet délicat : la parentalité des personnes handicapées mentales. Ils ont imaginé une brochure à destination des personnes elles-mêmes et un document de soutien à l’accompagnement pour les professionnels.

parentalité des personnes handicapées mentales

Comment parler « bébé » à des personnes handicapées mentales ? C’est la question à laquelle veulent répondre les documents qu’on rédigés Sylvère, Jean-Luc, Paul, Elodie, Vanessa Philippe et Cindy, élèves de troisième année à l’IFSI de Guéret (Creuse).

Il s’agissait au départ d’un projet de promotion de la santé dans le cadre de leurs études. Il s’est transformé ensuite en projet candidat au concours étudiant de la MNH (prix des internautes, remis au Salon infirmier), qui recueille, à deux jours de la fin du concours, plus de 800 votes d’internautes.

Les étudiants on planché sur la question de la parentalité après avoir rencontré les animateurs d’un service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS), qui intervient auprès de personnes handicapées mentales.

« Ils étaient démunis pour évoquer ces questions avec les couples qui exprimaient le désir d’avoir un enfant », explique Sylvère Thibaulot, l’un des ESI. La question, un peu taboue, ne fait pas l’objet, en effet, d’une vaste littérature… « Nous avons donc travaillé sur la création d’une brochure pour les personnes handicapées et d’un document d’accompagnement pour les professionnels », poursuit l’étudiant.

Ils se sont retrouvés pour travailler sur leur projet toutes les semaines pendant des mois et ont rencontré les professionnels du SAVS une fois par mois pendant six mois…

Adapter les informations au public cible

Leurs recherches documentaires confirment que le sujet est peu abordé en France. Heureusement, il l’est davantage en Belgique, par exemple. Ils ont aussi potassé le Livre bleu des maternités « mais il n’est pas du tout accessible aux personnes handicapées mentales », souligne Sylvère.

Les étudiants en ont repris certains thèmes mais ils les ont adaptés à leur public cible, en utilisant notamment les règles européennes pour rendre les informations faciles à lire et à comprendre, relayées par l’UNAPEI.

La brochure destinée aux personnes handicapées évoque la fragilité des bébés, leurs besoins (affection, nourriture, hygiène, sommeil…) et la difficulté à les comprendre. Pratique et très visuelle, elle se penche aussi sur de nombreux aspects de la vie quotidienne : les risques liés aux animaux domestiques, les modes de garde… Le document destiné aux professionnels reprend ces thèmes mais de manière plus étoffée sur le plan théorique, explique l’étudiant.

Ces documents sont conçus pour aider les professionnels à aborder la question de la parentalité : la brochure n’est ainsi pas destinée à être juste distribuée, précise Sylvère Thibaulot, mais elle constitue le support d’un échange avec les professionnels.

Difficile de quantifier les effets d’une telle démarche d’information mais les animateurs du SAVS ont testé les documents en septembre et ils les ont « appréciés », souligne l’étudiant. Les ESI espèrent obtenir un des prix afin de pouvoir diffuser plus largement leurs documents, par exemple dans les centres de PMI et d’orthogénie.

Olivia Dujardin

2014 Conference and Appreciation Luncheon, Making the Change

To read on The ARC Indiana website:

The Arc of Indiana Conference, Appreciation Luncheon & Annual Meeting

Making the Change

 

Making the Change
The Arc of Indiana Conference,
Appreciation Luncheon & Annual Meeting


October 29, 2014
Horizon Convention Center
Muncie, Indiana

If you do not change direction, you may end up where you are heading – Lao Tsu
All great change in America begins at the dinner table – Ronald Reagan

The Arc has worked for 58 years in Indiana to empower people with intellectual and developmental disabilities, and inspire positive change in public policy and public attitudes. Please join us at our 2014 Conference and Appreciation Luncheon, Making the Change,  on October 29.

Pre-Registration Closes Friday, October 24
Walk In Registration will be Available Day of Event  

The Arc of Indiana 2014 Conference & Appreciation Luncheon – Register Now

Pre-Conference Registration
Local Arc Chapter Executive Directors & Arc Advocacy Chapter Leaders 

Print & Mail, Email or Fax Registration


8:00 a.m.
Registration & Exhibits Open


9:00 a.m.
Workshops 

  • Indiana’s New Medicaid Disability Eligibility Process
    Brianne Lott, Project Coordinator/Research Associate,
    Center on Community Living & Careers, IIDC
  • Indiana’s IEP, What Parents Need to Know 
    Matt Johnson, Indiana IEP Resource Center
  • Speak Up! Your Voice as an Advocate 
    Kristen Johnson, Program Supervisor, Best Buddies Indiana
  • ICEArc Annual Meeting

10:00 a.m.
Morning Keynote / The Shut Up Sisters

Gina Gallagher and Patricia TerrasiWe are excited to bring the “Shut Up Sisters” to our 2014 conference. On a perfection pre-occupied planet, sisters Gina Gallagher and Patricia Terrasi dare to openly speak about the frustrations, stigmas, joys and challenges they face as parents of children with disabilities.

Their refreshingly frank and enjoyable presentation, based on their book, Shut Up About Your Perfect Kid, A Survival Guide for Ordinary Parents of Special Children,
has participants laughing out loud and celebrating.


11:15 a.m.
Workshops 

  • Hoosier Care Connect, Medicaid Managed Care for People with Disabilities
    Joe Moser, Indiana Medicaid Director
  • Vocational Rehabilitation – News You Can Use!
    A conversation with Kylee Hope, Director of the Indiana Bureau of Rehabilitation
  • The Affordable Care Act & Insurance in Indiana
    Michele Trivedi, The Arc Insurance Project Manager
  • Seclusion & Restraint in Schools – Where are We Now
    Dana Renay, Autism Society of Indiana Executive Director; Nicole Hicks
  • Self-Advocates of Indiana Annual Meeting   

12:15 p.m.
Appreciation Luncheon
Presentation of The Arc of Indiana’s 2014 Awards

Andrew and Craig PhotoWe are honored to have Andrew & Donald Craig Peterson as our Appreciation Luncheon speakers. Born with Fetal Alcohol Syndrome in 1993, Andrew Petersen lived in foster care almost from birth and was never expected to walk or talk.  All that changed when Craig Peterson adopted Andrew and his three siblings in 1998. Thanks to years of involvement with Special Olympics, Andrew is an accomplished runner and has won over 25 gold medals in state competitions. Through the Special Olympics Athlete Leadership Program, he has become an accomplished speaker.  Craig Peterson is writing the memoir, Adopting Faith: A Father’s Unconditional Love and shares parenting information on his Facebook Page, EACH Child is Special: Working Smarter Not Harder to Raise Every ONE.   


2:15 p.m.
Afternoon Keynote 

Teaching Hotel Photo Rendering-webImagine the Possibilities – Muncie Mayor Dennis Tyler will share the vision of the City of Muncie in making the city one that is inclusive to people of all disabilities, and Kim Dodson, The Arc of Indiana, will share the exciting vision of The Arc’s Training Institute & Teaching Hotel - scheduled to open in Muncie in 2015.


3:15 p.m.
Workshops 

  • Social Media & You
    Laura Cummings, Self-Advocates of Indiana Administrator
  • Ask Events
    Experts in their field will be available to answer your questions one-on-one

    • Ask a Lawyer
      Melissa Keyes & David Smith, Indiana Protection & Advocacy Services 
    • Ask a Family Advocate
      Jill Ginn, The Arc Advocacy Network Manager
      Karly Sciortino-Poulter, The Arc Advocacy Network Family Advocate Specialist
    • Ask The Arc Insurance Project Manager
      Michele Trievdi
    • Ask The Arc Master Trust
      Melissa Justice, The Arc Master Trust Director
    • Ask BDDS & VR
      Julie Reynolds, Bureau of Developmental Disability Services Director
      Area BDDS & VR Casemanagers   

3:15 p.m.
The Arc of Indiana Annual Meeting 


4:00 p.m.
The Arc of Indiana Board of Directors Meeting


Registration

Includes Conference Keynotes, Workshops, Exhibit Venue & Appreciation Luncheon

Pre-Registration Closes Friday, October 24
Walk In Registration will be Available Day of Event  

$15.00 Self-Advocates
$25.00 Family Members, Members of The Arc & DSPs
$50.00 Professionals/Chapters of The Arc & Organizational Members
$60.00 Professionals

 

 

État de la situation des personnes déficientes intellectuelles en Croatie

A lire sur le site Human Rights Watch:

Croatie : Des personnes en situation de handicap sont enfermées et négligées

Les progrès vers leur réinsertion au sein de la communauté sont toujours limités

6 octobre 2014
personnes déficientes intellectuelles en Croatie

Un lit équipé de sangles dans une chambre de l’hôpital psychiatrique de Lopaca, dans le sud-ouest de la Croatie. L’absence de directives officielles sur l’utilisation de sangles dans ce pays donne au personnel des hôpitaux psychiatriques une grande latitude pour recourir à des méthodes de contention physiques et chimiques. © 2014 Emina Cerimovic/Human Rights Watch

(Genève) – Plus de 8 200  personnes atteintes d’un handicap intellectuel ou mental en Croatie sont toujours contraintes de vivre à l’écart de la société dans des institutions et des hôpitaux psychiatriques où elles n’ont que peu d’influence sur les décisions qui affectent leur vie, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Cette semaine, les Nations Unies vont examiner les efforts de la Croatie pour mettre en application la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

Les recherches effectuées par Human Rights Watch ont permis d’établir que si le gouvernement croate a fait certains progrès en matière de protection des droits des personnes handicapées, le processus consistant à retirer ces personnes des institutions et à leur fournir des possibilités de vie au sein de la communauté a été jusqu’ici d’une portée limitée et mis en œuvre avec lenteur. Les personnes présentant certains handicaps sont toujours juridiquement privées de leur droit de prendre elles-mêmes des décisions concernant leur vie. Le plan de désinstitutionnalisation mis en place par le gouvernement devrait concerner toutes les institutions publiques et privées où vivent des personnes handicapées, et le gouvernement devrait réviser la loi sur la capacité juridique afin que toutes les personnes handicapées aient la possibilité de prendre elles-mêmes les décisions qui les concernent et y soient encouragées.

« Les personnes handicapées passent souvent leur vie enfermées, privées de choses que beaucoup d’entre nous considérons comme allant de soi, comme aller à l’école ou travailler, ou simplement décider à quelle heure se réveiller le matin », a déclaré Emina ?erimovi?, titulaire d’une bourse Koenig auprès de Human Rights Watch. « Le gouvernement croate devrait accentuer ses efforts pour développer des systèmes d’hébergement, de soins et d’assistance au sein de la communauté, de sorte que les personnes handicapées puissent vivre comme elles l’entendent. »

Entre avril et août 2014, Human Rights Watch a interrogé 87 personnes dans trois régions de la Croatie, dont des personnes présentant un handicap intellectuel ou mental ; des membres de leurs familles ; des employés des institutions ; des représentants d’organisations non gouvernementales, notamment de groupes spécialisés dans l’aide aux personnes handicapées ; des responsables gouvernementaux ; ainsi que le médiateur pour les personnes handicapées. Human Rights Watch a constaté que les personnes qui vivent dans les institutions subissent divers abus, notamment d’être isolées de leur communauté, maltraitées verbalement, forcées de recevoir certains traitements médicaux, privées d’intimité et de leur liberté de mouvement.

Dans une vidéo diffusée aujourd’hui par Human Rights Watch, des personnes atteintes d’un handicap mental se sont exprimées sur les avantages liés à leur réinsertion au sein de la communauté, après avoir vécu isolées dans des institutions, parfois pendant toute leur vie.

« J’ai retrouvé ma dignité – Je me sens de nouveau comme un être humain », a déclaré Jelica, âgée de 58 ans, qui a passé 17 ans dans une institution avant de s’installer dans un appartement au sein de la communauté en 2012. « Dans la maison [l'institution] … je me sentais en prison, comme si j’étais punie en quelque sorte et.… Mais maintenant, j’ai retrouvé ma dignité. Parce que c’est, de nouveau, moi qui prends les décisions me concernant. »

Onze des 46 institutions publiques ont entamé le processus de désinstitutionnalisation et, jusqu’à juillet 2014, 458 personnes souffrant de handicap intellectuel et 96 autres souffrant de handicap mental avaient été réinstallées au sein de la communauté.

Toutefois, plus de 8.200 personnes atteintes d’un handicap intellectuel ou mental résident dans des institutions de toutes sortes en Croatie et sont toujours privées du droit de vivre au sein de la communauté.

Le Plan du gouvernement croate de Désinstitutionnalisation et de transformation des foyers sociaux (« Plan Cadre »), adopté en 2011, exclut plus de 1.800 personnes atteintes de handicap intellectuel ou mental qui vivent dans les 24 institutions gérées de manière privée mais financées par l’État. En outre, le Plan Cadre ne concerne pas ce qu’on appelle les pensionnats familiaux et les familles d’accueil. Les pensionnats familiaux, gérés par des personnes privées, accueillent jusqu’à 20 personnes atteintes de handicap intellectuel ou mental, tandis que les adultes souffrant de handicap sont placés d’autorité dans des familles d’accueil où leurs interactions avec la communauté sont très limitées.

Le gouvernement croate considère ces catégories comme bénéficiant de modes de vie communautaire non institutionnalisée. Cependant, les recherches effectuées par Human Rights Watch indiquent que les pensionnats familiaux équivalent en fait à de petites institutions et que le placement dans des familles d’accueil de personnes qui n’y ont pas donné leur accord peut être assimilé à une institutionnalisation, car il ne permet qu’une interaction limitée avec la communauté.

Les personnes atteintes de handicap mental qui sont placées à long terme, sans y avoir donné leur accord, dans des hôpitaux psychiatriques sont également exclus du Plan Cadre.

Ivan, qui a presque 30 ans et est atteint de handicap mental, vit dans un hôpital psychiatrique depuis 16 ans. « Je me sens à la fois humilié et triste d’être ici », a-t-il dit à Human Rights Watch. « Je voudrais partir le plus tôt possible. »

Environ 18.000 personnes atteintes de handicap intellectuel ou mental sont placées sous tutelle en Croatie, et ainsi dépossédées de leur capacité juridique et du droit de prendre elles-mêmes des décisions concernant des droits fondamentaux, tels que celui de se marier et de fonder une famille, de signer un contrat d’emploi ou de posséder un bien immobilier. Une importante majorité d’entre elles vivent sous tutelle complète, aux termes de laquelle les tuteurs – souvent nommés par l’État – prennent toutes les décisions à leur place.

En 2008, la Croatie a ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, un traité concernant les droits humains qui impose aux gouvernements de renoncer à l’institutionnalisation et à la mise sous tutelle et de fournir à la place des possibilités pour les personnes handicapées de vivre au sein de la communauté et de prendre elles-mêmes les décisions concernant leur vie, avec de l’aide si nécessaire.

« La plupart d’entre nous jouissons du droit de vivre où bon nous semble et comme nous l’entendons, sans même penser qu’il s’agit d’une chose que le gouvernement pourrait nous ôter », a déclaré Emina ?erimovi?. « La Croatie, le plus récent État membre de l’UE, doit se défaire des attitudes et pratiques paternalistes basées sur la présomption que les personnes handicapées sont incapables de prendre des décisions. Elle devrait autonomiser ses citoyens handicapés. »

Le gouvernement croate devrait prendre des mesures pour s’assurer que quiconque est atteint de handicap et se trouve dans une institution d’État ou privée, dans un programme de soins à long terme dans un hôpital psychiatrique, ou dans un pensionnat familial ou dans une famille d’accueil sans y avoir consenti fait partie du processus de désinstitutionnalisation, a affirmé Human Rights Watch. Le gouvernement devrait également investir dans des programmes de soutien qui fournissent des logements et des aides librement choisies à la vie au sein de la communauté. Les programmes de soutien devraient être accessibles à toute personne atteinte de handicap, quelles que soient ses conditions de vie.

Le gouvernement croate devrait remplacer son régime de tutelle par un système d’assistance et de soutien dans les prises de décision qui soit respectueux de l’autonomie, de la volonté et des préférences de la personne atteinte d’un handicap, a précisé Human Rights Watch.

Le gouvernement devrait également apporter un soutien financier aux organisations d’aide aux personnes handicapées et à celles qui fournissent des services et des prestations d’assistance communautaires.

Human Rights Watch a constaté une sensibilisation croissante chez les personnes qui travaillent dans les programmes d’assistance aux personnes handicapées aux problèmes posés par l’institutionnalisation. Ladislav Lamza, directeur d’un Centre d’accueil d’adultes souffrant de maladies mentales à Osijek, a déclaré à Human Rights Watch: « Nous réalisons maintenant que considérer une institution comme un lieu de séjour à long terme est une mauvaise option. À première vue, il semble que l’institution fournit à la personne tout ce dont elle a besoin mais en fait, elle lui retire la chose la plus importante – un but dans la vie. »

Person-centred approaches – Staff performance relies on two things: skills and motivation

person-centred approaches

Photo CSRPCP

To read on Person Centred Support website:

The role of skills and motivation in implementing person-centred approaches

Responding to one of the comments on my first blog post, I agree that a key issue is that staff need to feel valued and motivated – staff performance relies on two things – skills and motivation.

Organisations are relatively good at dealing with the skills issue – e.g through training – although sometimes they forget that applying skills is not an inevitable consequence of training.  To develop skills, they need to do hands on training and ongoing coaching (and other elements of practice leadership) to help shape up performance on the job.

Do you need to have more qualifications to become more skilled?

It is important to note that being skilled does not necessarily equate to having more qualifications. For good support, the most important thing appears to be the knowledge and skills that are gained from specific training in person-centred approaches that must include a hands on, experiential element.  Of course where professional qualifications include that type of training and experience as part of their programmes then we see more skilled staff .  I was really encouraged recently to hear that learning disability nurses in Scotland now complete a module in active support as part of their training.

The role of  motivation

Coming back to what is needed for successful implementation  – motivation is often forgotten by senior managers when trying to improve services. Motivation comes primarily through two routes – values and consequences.

  1. Values:  The values of those supporting people, whether volunteers, front-line staff or managers and the perception staff have of the values of their managers are both equally important. If staff only see the people they support as ill or disabled and therefore primarily needing care or nursing then this can affect their willingness to use approaches that enable and empower.   Please note this is not the same as leaving people to their own devices but rather sensitively and positively supporting people towards greater skills and more involvement and generally better quality of life.

If staff see people as

  • having at least some skills and abilities and positive attributes,
  • as being like themselves,
  • deserving of a good quality of life,
  • as good company etc.

then they are more likely to work naturally with enabling and empowering approaches.

Managers views matter

However, even if staff have such positive approaches themselves, and have been equipped with the skills, they also need to know that this is the most important thing to their managers.

If staff think that what their managers want is simply to comply with certain standards, ticking boxes rather than focusing on outcomes for the people supported, then that is what staff will focus their efforts on.

If they think that what managers value is making a profit,  keeping the house clean and well maintained, or filling in paperwork etc. then that is what they will focus on.

However  if they think that managers really care about the quality of life and quality of support they provide to people then they are much more likely to focus on engagement, active support and other person-centred approaches.

If managers visit and ask the right questions (similarly with trustees)and can also pick up good support and even make suggestions for things to try then it can make an enormous difference to staff motivation.  Managers must think about messages given to staff by the mission statement, job descriptions, other polices and procedures such as health and safety, the website, recruitment processes, quality assurance or auditing processes, etc.

Another important element here is external context – such as the demands staff and managers perceive as coming from the Care Quality Commission.  If services get a good or excellent rating for having all the paperwork completed and inspectors don’t pick up on the fact that service users are sitting around doing nothing while staff are busy filling in the paperwork or cleaning (or in the case of Winterbourne View, also doing nothing)  then that is the wrong message.

If those services where staff are so busy enabling people that some of the paperwork isn’t completed get their knuckles rapped then then that creates a disincentive for active support.

Does how we inspect services matter?

However if inspectors come in and the first thing they do is sit and watch for a bit, talk to people, but essentially observe what is happening, how staff are supporting people and then if necessary go to check out the supportive documentation in the office, this creates a completely different motivational context for staff.  This is especially the case if they mention in their reports and commend services for high levels of engagement and good quality of support in terms of active support, communication, autism-friendly practices and positive behaviour support.  If inspectors know what good support and good outcomes look like and are trained to observe and comment on these,  then organisations will be encouraged to focus on the quality of the support staff provide and be able to demonstrate the  outcomes in terms of the quality of life of the people they support.

I firmly believe that things are about to change for the better in terms of inspection and registration processes.  If inspectors are going to be looking for implementation of positive behaviour support and in particular whether people are being enabled and supported to spend their time engaged in meaningful activities and relationships then this will have a powerful effect on the motivational context in which services operate.  A number of things are needed to make this happen including training for inspectors. Of course the focus on engagement and active support and other person-centred approaches to support has to be on all services – registered care homes and domiciliary care. If we shape up the quality of our services in general then the chances are that fewer and fewer people will need to access assessment and treatment units and even if they do, their stay will really be for assessment and treatment because there will be high quality community based options for them to move on to.

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Maroc – Les associations dans le domaine du handicap mental sont en colère

A lire sur le site Aujourd’hui le Maroc:

Personnes en situation de handicap mental: Les associations partent en guerre contre Bassima Hakkaoui

L’Union nationale des associations œuvrant dans le domaine du handicap mental au Maroc (UNAHM) est en colère contre le ministère de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social.

 15-10-2014
Par Laila Zerrour

Les associations font face à d’importants problèmes financiers et techniques dans la prise en charge des personnes en situation de handicap mental. Ce qui ne semble pas interpeller le ministère de tutelle.

Les subventions  provenant du  département de Bassima Hakkaoui n’ont toujours pas été versées aux associations. «Malgré nos initiatives, même le problème de la subvention du ministère du développement «bourses d’appui à la scolarité des personnes handicapées»  s’aggrave sensiblement comme en témoigne le retard de plus en plus important rencontré par les associations d’une part dans le paiement de leur dû par le ministère et, d’autre part, dans le renouvellement des conventions auprès du même ministère qui atteignent des proportions alarmantes», déplore l’Union dans un communiqué. Devant l’absence des subventions, les associations vivent le calvaire et  n’arrivent plus à travailler.

Comment peuvent-elles continuer à prendre en charge ces enfants sans le moindre sou! C’est leur avenir qui est aujourd’hui en jeu.  Devant cette situation «inhumaine», l’UNAHM ne compte pas baisser les bras. Dans un premier temps, l’Union envisage d’envoyer  une lettre à Bassima Hakkaoui  mentionnant  les anomalies et les retards des conventions «bourses d’appui à la scolarité des personnes en situation de handicap».

Pour manifester leur mécontentement, les responsables des associations, des familles,  envisagent d’organiser un sit-in  devant le ministère de tutelle. Dans le cas où aucune suite n’est pas donnée à leurs réclamations, l’Union passera à la vitesse supérieure. Une grève d’un mois sera alors organisée dans les centres, structures et classes intégrées. L’UNAHM va encore plus loin en annonçant  la fermeture progressive des institutions existantes en l’absence de réponse et de plan d’action concret.

Rappelons que  la prise en charge d’un enfant souffrant de handicap mental coûte entre 2.500 et 2.700 DH par mois.   La scolarité des enfants dépend encore des mécènes. Selon les statistiques officielles, le Maroc compte 1.530.000 personnes handicapées, soit 5,12% de la population. Sur ce total, les déficiences mentales représentent 23%, soit 347.200. Une famille sur quatre est concernée par la question du handicap dans notre pays.

L’Union en bref

L’Union nationale des associations œuvrant dans le domaine du handicap mental au Maroc a été créée le 5 décembre 2012. Elle regroupe plusieurs associations parmi lesquelles figurent notamment l’association «Anais» (Casablanca), l’association «Hadaf» des parents et amis des personnes handicapées mentales (Rabat), l’association «Mourouj» pour l’intégration des personnes à besoins spécifiques (Temara)….

L’Union vise à capitaliser et à utiliser les ressources d’experts dans le domaine du handicap mental pour travailler en commun à la  protection des droits fondamentaux de ces personnes (droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels). L’Union se bat  pour la participation des personnes en situation de handicap mental dans la société et à la réalisation de la parité des opportunités. Son autre cheval de bataille  est la lutte contre toute forme d’exploitation et de discrimination  subies par ces personnes.